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mercredi 1 juillet 2020

La maison batave (ou Cour batave).

Je le sais, cette question vous taraude: qu'est-ce que la "Maison batave" ?


Et cette question, vous vous la posez à chaque fois que vous déambulez dans la rue Saint-Denis. Je précise à l'attention des plus de trente ans que la rue Saint-Denis n'est plus ce qu'elle était !
Ordoncques, nous voici nez en l'air, à l'angle de notre rue Saint-Denis et de la rue de la Cossonnerie, et nous voyons cet immeuble où sont inscrites les dates de construction et de démolition de la maison batave...


Une ouverture en arc de cercle côté rue Saint-Denis est probablement l'unique vestige du bâtiment original:



En hauteur, une suite de bas-reliefs constitue une véritable bande dessinée:




Sue ce plan du début du XIX° siècle, nous constatons que nous sommes dans le Paris de l'ancien régime, plein de ruelles étroites et de venelles sombres; les grands travaux d'Haussmann n'interviendront que sous le second empire.
Le terrain où nous nous trouvons appartenait à l'origine à la confrérie du Saint-Sépulchre. Elle y possédait une église, un cloître et diverses dépendances.
Saisi à la Révolution, ce domaine sera acheté en 1791 par des négociants hollandais qui firent démolir les constructions religieuses et bâtir à leur place un ensemble de commerces. Ces magasins étaient installés autour d'une grande cour et l'ensemble était d'un goût architectural recherché qui contrastait avec l'environnement immédiat.





N'étions-nous pas là dans l'ancêtre des galeries marchandes ?




Mais tout a une fin, le percement en 1858 du boulevard Sébastopol condamna irrémédiablement notre cour batave.
Quelques commerces continuèrent cependant à afficher le nom de "Cour batave" qui était gage de qualité, et l'on inscrivit dans la pierre cet ancien nom qui ne dit plus rien à personne (sauf aux lecteurs de PBA bien sûr !).



60 rue Saint-Denis, Paris I°.

lundi 29 juin 2020

Les halles de Baltard en activité

Les halles centrales de Baltard, créées à partir de 1854 sur une décision de Napoléon III, apportèrent une amélioration énorme à l'approvisionnement des parisiens. 


Vivant la nuit, les halles présentaient au matin un visage fatigué: 


Cette photo date de 1865 (ce n'est pas moi qui l'ai prise !) et nous montre dans une jolie perspective la rue des prouvaires, l'entrée d'un pavillon des halles et l'église Saint-Eustache en arrière-plan:



On peut dire que pendant cinquante ans au moins, les halles ont fonctionné grâce aux chevaux principalement, ainsi que grâce au train de l'Arpajonnais.


En 1870, Charles Marville prenait cette photo de l'intérieur des halles. Le bas de la photo est flou car à l'époque, le temps de pose était long... 




Regardez bien le camion à droite, il appartient aux magasins F. Luce, sorte de Fauchon avant l'heure dont le magasin principal se trouvait place de Clichy (Clic !).


Les halles ont toujours généré un important volume de déchets que les services municipaux mettaient un point d'honneur à prendre en charge dès potron-minet !


Les ordures étaient disposées dans des petites remorques-tombereaux qui étaient collectées régulièrement.


Des petites remorques à la grosse benne...



Vous noterez qu'à une époque où l'on ne parlait pas d'écologie, les petits trains de bennes à ordures étaient tractées par des véhicules électriques...


Il est des enseignes qui ont survécu aux halles, comme "Le chien qui fume", "Le pied de cochon" ou "Le Louchebem".




Typiques des années soixante, ces chariots électriques où le conducteur se tenait debout !


Sur cette photo prise depuis la rue des prouvaires, on aperçoit la cheminée de la centrale électrique des halles.
Cette photo, prise de la porte de "Chez Denise - La tour de Montlhéry", nous montre à droite ce qui est aujourd'hui un restaurant où votre serviteur taquine volontiers l'onglet, la poire ou le merlan, j'ai nommé "Le Louchebem".
Publicité gratuite, mais si monsieur Etienne veut m'offrir l'apéro, je suis volontaire !



Ces curieux pavillons portent les numéros un et deux; c'est normal, ils ont été construits en dernier, dans les années trente. 



Leur courbure épouse la rue de Viarmes, autour de la Bourse de Commerce.



à suivre...

Dimanche matin au bord de l'eau...

Dimanche matin, notre envoyé spécial Claude P. voulait aller saluer madame le maire à l'hôtel de ville lorsque son regard fut attiré par la Seine...
Voyez 
(*)



Et oui, à l'instar de tout Paris, la Seine redevient sale !





(*) Nous pensons que JPD a voulu dire "voyez plutôt", mais nous n'en sommes pas sûrs.


samedi 27 juin 2020

Votons pour une maire qui n'a qu'une parole !

Mettez-vous en grand écran !


Dancing queen...

Mettez-vous en grand écran !


Votons pour une maire constante et opiniâtre...

Mettez-vous en grand écran !


Rodentia

Non, ce n'est pas un film d'horreur, c'est simplement l'état réel d'insalubrité dans lequel les parisiens et les touristes vivent...
Mettez-vous en grand écran et savourez !


Le cèdre du bilan...

Cette mini-vidéo, prise par un voisin de la friche Netter-Debergues dans le XII°, restera pour beaucoup l'image emblématique de cette mandature:
Mettez-vous en grand écran.


Paris végétalise jusque dans ses écoles !

Comme ici à l'ESCPI, dans le V° arrondissement:


On abat de grands arbres pour, sans doute, les remplacer par des pots en plastique...


10 Rue Vauquelin, Paris V°.

Pas pipi dans Paris

Parce qu'il est bon de savoir où passent nos impôts...

vendredi 26 juin 2020

Café, bar, restaurant - Rue d'Alésia - ParisXIV°

Notre lecteur Gilles G. est "un ancien amoureux de Paris exilé avec bonheur en Bretagne", comme je le comprends !
Il a eu la bonne idée de nous envoyer une photo d'excellente qualité représentant un café-restaurant qui aurait pu se situer n'importe où en France...
Observons: construction en bois de type cabane, porte de guingois, adossé à un talus herbeux... le seul élément "parisien" est le réverbère à droite de la photo; avec son numéro lumineux à mi-hauteur, nous sommes bien dans Paris intra muros.


Gilles G. nous dit que la photo a été prise en 1979 ou 1980 au coin de la rue d'Alésia et de la rue du Saint-Gothard, dans le XIV°.
Sur cette vue aérienne ancienne, nous reconnaissons la place Denfert-Rochereau en haut à gauche de laquelle la ligne de Sceaux part vers le sud en ondulant: 


En perdant de l'altitude, nous situons exactement notre café au bord de la rue d'Alésia, entre le pont de chemin de fer et l'avenue du parc Montsouris (aujourd'hui av. René Coty). 


Sur cet ancien plan, nous comprenons mieux l'isolement de notre café, car le faisceau des voies de garage de la ligne de Sceaux surplombait la rue d'Alésia de plusieurs mètres. Ne cherchez plus ces voies aujourd'hui, elles ont disparu au profit des installations de Massy-Palaiseau.


Cette ancienne carte postale nous montre la rue d'Alésia vue depuis l'avenue du parc Montsouris avec le pont ferroviaire à l'arrière-plan. Notre café se trouverait donc à gauche, derrière la charrette.


La même vue aujourd'hui:


Petit coup de zoom pour nous rapprocher du cliché initial:


Et voilà, nous sommes au même endroit quarante ans après.
Plus de talus herbeux, tout a été arasé pour construire des immeubles. 
Hier la cuisine était "traditionnelle française" et accompagnée de vin corse, aujourd'hui, on mange libanais.
Regardez tout de même à droite des deux dernières photos: le réverbère a certes perdu son numéro lumineux, mais il est toujours là !


Voilà, une simple photo nous a permis un petit voyage dans le temps.
Un grand merci à Gilles G. pour sa photo.
Faites comme lui, envoyez-nous vos trésors !

6 rue d'Alésia, Paris XIV°.

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