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lundi 4 mars 2024

Les halles Eiffel d'Issy

En 1884, les ateliers Eiffel construisirent à Issy-les-Moulineaux une halle destinée à entreposer les éléments destinés à la future tour Eiffel.
Restée en l'état pendant plus d'un siècle, elle partit en province pour une cure de jouvence et quand elle revint, elle était comme neuve !


La gestion de ce nouveau lieu a été confiée à La société Biltoki, gage de qualité ?



Le niveau inférieur abrite un centre de co-travail, mais c'est le rez-de-chaussée supérieur qui nous intéresse : des commerçants de bouche, des bars... ça risque de surprendre les employés des bureaux alentour... 


Il est symptomatique de constater qu'à Paris, les commerces ferment alors qu'ils ouvrent à Issy-les-Moulineaux !


En prime, cette petite vidéo de l'inauguration avec de l'André Santini dedans !


Merci Marc pour les photos !

1 Rue Rouget de Lisle, Issy-les-Moulineaux (Hauts de Seine).

vendredi 23 octobre 2020

Jardin japonais d'Ichikawa - Fort d'Issy

 Hors Paris

Plusieurs chemins vous mèneront au fort d'Issy, mais le plus charmant est assurément le "sentier de la Montézy", je n'invente rien:


Le fort d'Issy fait partie de la ceinture de forts qui étaient chargés de protéger Paris au XIX° siècle. N'ayant plus d'utilité militaire, il a été racheté en 2009 par la ville d'Issy-les-Moulineaux. La volonté d'y construire un "éco-quartier" ne l'a pas empêché de conserver les murs d'enceinte ainsi que la poterne d'entrée.



Nous nous approchons de la porte principale et c'est avec circonspection que nous examinons la situation...


Allons-y !


Nous sommes pris sous les feux croisés des gardes, mais heureusement, grâce à notre agilité légendaire, nous passons l'obstacle sans dommage !


Comme indiqué sur ce plan, le nouveau quartier s'inscrit directement dans le vieux fort, je dois dire que c'est plutôt réussi.


On trouve au bout d'une esplanade un miroir d'eau qui n'a pas été placé sous des arbres dont les feuilles tombent... Suivez mon regard, je ne dis pas ça que pour la place de la République !


Le même en mouvement:


Mitoyenne du fort, la direction de la Gendarmerie nationale; on se sent en sécurité.


Nous contournons la superbe piscine:



Attention à la faune sauvage qui nous guette !


Pour un parisien, c'est très inhabituel une ville où les ordures ne sont pas un problème...


Banzai, nous y voilà !
Ce jardin japonais a été créé en 2016 par un architecte-paysagiste japonais originaire de la ville d'Ichikawa avec laquelle Issy-les Moulineaux est jumelée.




Par une solitaire matinée ensoleillée, avec pour compagnie les oiseaux et un petit ruisseau, on a vraiment l'impression de se trouver au pays du soleil levant. Bon, ceci dit, si vous y allez l'après-midi, je ne vous en voudrai pas !  



De vraies lanternes japonaises:



Voilà mon petit ru glougloutant !


Ecoutez le glouglou ! (il faut mettre le son pour ça).



Je prends tous les risques pour le lectorat de Paris-Bise-Art: j'ai traversé ce gué au péril de ma vie et sans assistance !



C'est presque à regret que nous nous dirigeons vers la sortie !


Rue du Fort, Issy-les-Moulineaux (Hauts de Seine).


lundi 5 octobre 2020

Des Petits ménages à Corentin Celton

 Hors Paris

C'est un long bâtiment sans âme, comme un souvenir de ce que fut Issy-les-Moulineaux il y a quelques décennies... Au centre, un porche ouvert au-dessus duquel est inscrit "Maison de retraite Corentin Celton", et comme un vision de verdure... Il n'en fallait pas plus pour que j'enjoigne à mon fougueux destrier de s'arrêter en bord de chemin et de m'attendre en broutant...


Nous entrons, non sans utiliser le superbe décrottoir.


Les cartes postales sont là pour nous rappeler ce qu'était un hospice jadis:


Aujourd'hui, nous nous trouvons au milieu d'un jardin impeccablement entretenu qui se nomme "le jardin des mille roses" (je n'ai pas recompté).


Alors qu'à un jet de bière, Paris se dessèche, ici l'herbe est verte et les bassins sont en eau !



Même si le secteur hospitalier subsiste, les jardins ont été "municipalisés" et ce désormais jardin public a été rendu traversant.



Au bout de ce qui fut l'allée d'honneur de l'hôpital, se dresse la chapelle qui est désormais l'église Saint-Sauveur consacrée au culte maronite. Elle était fermée lors de mon passage.





Les galeries couvertes reliaient les différents bâtiments de l'hospice, bien dans la tradition hygiéniste du second empire.






Dans le jardin, une œuvre d'art amusante de l'artiste Ivan KOŽARIĆ représentant le poète croate Antun Gustav MATOŠ.




Vous voyez que pour échapper à un Paris aujourd'hui sinistre, on peut trouver à peu de distance des endroits bien agréables !



51 rue Guynemer ou Parvis Corentin Celton, Issy-les-Moulineaux (Hauts de Seine).


vendredi 8 janvier 2016

Séminaire Saint-Sulpice - Issy-les-Moulineaux (3) - Le nymphée

Hors Paris

Retour à l'air libre pour le dernier chapitre de notre visite. Nous contournons la grande chapelle pour aller nous promener sous les arbres.


Au passage, nous saluons une dame qui porte sa croix...


Très vite, nous faisons face à un petit bâtiment dénommé "Notre-Dame de toutes les grâces" ; n'est-ce pas un titre bien long pour un si petit édifice ?


Ce petit oratoire a été construit en 1808 par les séminaristes eux-même, car après les troubles révolutionnaires, le domaine était en cours de reconstitution et ne disposait pas encore de lieu de culte.


Cet édifice initialement provisoire est toujours debout aujourd'hui, comme quoi un franc séminariste peut être un bon maçon ( et non l'inverse ).


À quelques pas de là, se trouve un autre petit bâtiment qui ressemble au précédent ; on apprendra qu'en fait, c'est celui-ci qui a inspiré celui-la.


Nous entrons, quelques marches à descendre... et nous nous retrouvons dans une quasi-obscurité !


Heureusement, il me souvient que mon super-téléphone ( à 20 € ) dispose d'une fonction "lampe de poche" que j'inaugure aujourd'hui !
Le sol est une jolie dentelle de pierres de couleurs :


Mais c'est en levant la tête qu'on comprend tout : nous nous trouvons dans un nymphée !


Cette construction à usage non-religieux date du début du XVII° siècle (autour de 1610) ; il a été voulu par Marguerite de Valois.
Quand on sait que les nymphées sont apparus en France à la Renaissance, il est probable que nous soyons ici dans le plus ancien nymphée de France (à vérifier).




Le décor de rocailles est constitué de centaines de coquillages, cailloux et pierres précieuses (turquoises). Il représente des animaux marins, des masques de théâtre, des divinités, etc.


C'est dans ce pavillon que, selon la tradition, se seraient déroulés les "conférences d'Issy" entre Bossuet et Fénelon.



On ne visite pas le séminaire comme on va au musée ; il faut être patient !
Il est arrivé par le passé que l'office de tourisme de la ville d'Issy-les-Moulineaux y organise des visites.
Les portes s'ouvrent parfois lors des journées du patrimoine (en septembre).

33 Rue du Général Leclerc, Issy-les-Moulineaux ( Hauts de Seine ).