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vendredi 15 septembre 2017

Hôtel Salomon de Rothschild - Le cabinet de curiosités (suite et fin)

Suite et fin de notre découverte du cabinet de curiosités de l'hôtel Salomon de Rothschild.

Pour voir l'ensemble des envois consacrés à cet hôtel, cliquez sur le libellé "Hôtel Salomon de Rothschild" en bas de cet article.



Le petit bronze au centre est de Giambologna (Jehan de Bologne).


Les murs sont recouverts de cuir de Cordoue



Il faut regarder partout, même au ras du sol !




Vous pensez que ces plaques de ceintures sont en ivoire ? Que nenni, elles sont en jade blanc.



Regardez bien ce vase. Vous avez bien sûr reconnu des billes de corail dans les caractères, mais savez-vous d'où est tirée la teinte bleue ?
J'ai zoomé l'image pour que vous puissiez voir; ce sont des plumes de martin-pêcheur !




Partout il y a à voir



Le gros caillou rouge à gauche ? C'est un rubis, what else ?



Au centre, ce petit marbre blanc représente "l'orpheline alsacienne". Nous sommes en 1871 et l'Alsace vient d'être perdue par la France. L'auteur ? Auguste Rodin.



Ici à droite, un écritoire vénitien du XVII° siècle en noyer avec incrustations de nacre:



Il n'est pourtant pas grand ce cabinet de curiosités, mais je vous assure que, comme moi, vous aurez du mal à le quitter.



Un dernier mot pour dire que la guide-conférencière est attachée à l'hôtel, elle connaît donc parfaitement son sujet. Elle sait être passionnante et répondre utilement aux questions. 

Comme tout l'hôtel, le cabinet de curiosités est géré par la FNAGP (Fondation nationale des arts graphiques et plastiques).
Depuis le 1° septembre 2017, il est ouvert aux visites individuelles le premier samedi de chaque mois à 11h00 et le deuxième mercredi de chaque mois à 12h30.

Eu égard à l’exiguïté des lieux, il n'est pas possible d'accepter plus de dix personnes par visite. La réservation est donc impérative au 01 45 63 23 56 ou visite@fnagp.fr .

Prix d'entrée: 10,00 €

11 Rue Berryer, Paris VIII°.

jeudi 14 septembre 2017

Hôtel Salomon de Rothschild - Le cabinet de curiosités

Nous connaissons déjà l'hôtel Salomon de Rothschild; Paris-Bise-Art vous en avait fait visiter les salons en mai dernier (Clic !).
C'est aujourd'hui à une visite exclusive que je vous convie: le cabinet de curiosités qui réunit les collections du couple qu'Adèle formait avec son mari Salomon de Rothschild. Celui-ci étant décédé prématurément en 1864, c'est Adèle qui fera construire l'hôtel en réservant une pièce spéciale pour le cabinet de curiosités.
À sa mort en 1922, la baronne - qui lègue son hôtel à l'état - stipule dans son testament que le cabinet de curiosités devra demeurer intact.
C'est donc à une plongée dans le temps que vous êtes conviés; tout est exactement comme la baronne Adèle avait souhaité que cela fut. Même la moquette rouge et bleue est d'origine, ce qui explique qu'on vous obligera à porter des couvre-chaussures (fournis).

***

Nous voici donc devant ce bel hôtel particulier. Nous observons que les trois persiennes du rez-de-chaussée à gauche de l'entrée sont hermétiquement closes; ce sont de fausses fenêtres derrière lesquelles se cache le cabinet de curiosité.


La guide-conférencière vous fera d'abord faire un "tour du propriétaire", y compris l'ancien jardin de l'hôtel devenu jardin public.


Regardez le plan de l'hôtel: le cabinet de curiosité est "incrusté" dans un espace ceinturé par un corridor. C'est dans cet étroit couloir que vous devrez vous débarrasser des manteaux encombrants et autres sacs, et que vous devrez enfiler des sur-chaussures.


Pendant que notre petit groupe (10 maximum) s'équipe, observons les murs de ce couloir... Car il y a de belles choses, à commencer par les portraits de Salomon et d'Adèle de Rothschild.


Eugène Delacroix, Ary Scheffer, Alexandre-Gabriel Decamps ou Eugène Lami, voici les noms de quelques peintres qui décorent un simple couloir !



C'est le moment, les portes s'ouvrent.
Le cabinet est volontairement plongé dans une pénombre indispensable à la bonne conservation des objets. J'ai choisi de ne pas éclaircir artificiellement mes photos afin de vous restituer l'atmosphère authentique.


Les trois "fausses" fenêtres dont je vous ai parlé.
Vous noterez que les éclairages doux indirects sont très étudiés.


Inhabituel: une tapisserie orne le plafond


Au centre de la pièce, un bureau en marqueterie. Notez la moquette bleue et rouge.


On est un peu estomaqué par l'abondance d'objets... Le regard ne sait plus où se poser.





Vous n'êtes pas pris par l'atmosphère ?


Notre vision s'étant accoutumée à la pénombre, nous pouvons désormais mieux voir les détails, comme ces vitraux qui sont en fait une collection:




Une grande vitrine consacrée à la porcelaine:


Beaucoup de pièces chinoises, mais aussi d'autres provenances, comme cet adorable pamplemousse fleuri en faïence de Meissen.


Des fusils turcs, des épées, des sabres...


à suivre...

mercredi 17 mai 2017

Hôtel Salomon de Rothschild

Dès 1872, la baronne Salomon de Rothschild (la baronne Adèle) confia à l'architecte Léon Ohnet le soin de construire un hôtel particulier sur des terrains qu'elle avait acquis sur l'emplacement de la Folie Beaujon et du jardin Beaujon.
Son architecte ayant eu le mauvais goût de mourir en 1874, la baronne confia la poursuite des travaux à Julien Ponsard.
De style néo-classique, l'hôtel nous est parvenu intact; il est aujourd'hui la propriété de VIPARIS, société détenue par la CCI de Paris et Unibail-Rodamco (50/50). Il est proposé à la location pour de l'événementiel, des tournages, ou pourquoi pas votre anniversaire !
Nous entrons par la grande porte:



Deux accortes sphinges nous accueillent



L'entrée est plus grande que la mienne...


De l'étage noble - le rez-de-jardin - un superbe escalier grimpe vers l'étage privé où, hélas, je n'ai pas été convié.



Regardez ce volume et cette verrière qui éclaire l'escalier !



Toutes les pièces s'organisent autour d'un spectaculaire atrium où trône une massive cheminée en marbre vert.




Un couloir tout simple doté d'une verrière donne accès à plusieurs salons


Plafond peint, cheminée, colonnes, ce salon d'angle avec vue sur le jardin me suffirait...




Plus sombre parce-que doté d'élégantes boiseries, ce salon vous propose un ciel toujours bleu !



Il communique avec le petit jardin d'hiver:


Plus classique, le salon blanc nous dévoile un gracieux plafond



Il suffisait d'ouvrir les fenêtres pour être dans le jardin...
Une question me taraude: la baronne faisait-elle des barbecues ?


Mais aujourd'hui, le jardin est devenu public, mais ceci est une autre histoire !


Si vous souhaitez organiser votre prochain repas de mariage (ou de divorce), consultez le site de l'hôtel particulier: Clic !

Merci au personnel pour son accueil !

11 Rue Berryer, Paris VIII°.