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jeudi 9 octobre 2025

La vigne de la butte... Bergeyre !

 Cette petite sœur de la butte Montmartre est inconnue de la plupart des parisiens, à part bien sûr des lecteurs de Paris-Bise-Art qui l'ont déjà visitée (Clic !).


Une vigne y a été installée il y a quelques années, dont l'accès habituellement interdit s'ouvre parfois aux visiteurs, comme ici lors de la fête des jardins.


Où est mon tire-bouchon ?





Au loin, la butte Montmartre:



Des jeux olympiques à Paris ? Mais parfaitement !


Méfiez-vous des animaux sauvages !


Merci à Olivier (du XX°) pour cette visite ensoleillée !

Butte Bergeyre, rue Lardennois, Paris XIX°.


lundi 30 novembre 2015

Les caves du Louvre

Cette photo ne vous rappelle rien ? Regardez : Clic !
Si nous y revenons aujourd'hui, c'est pour visiter les sous-sols où viennent de s'installer Les caves du Louvre.
Nous sommes devant l'hôtel occupé jadis par la maison Trudon (1643), maître cirier, qui fournira la cour de France et survivra à la Révolution. Vous pouvez encore admirer ses créations dans sa boutique de la rue de Seine ( Clic ! ).


L'entrée se situe à gauche du porche.
Le concept des Caves du Louvre n'est pas celui d'un caviste ordinaire. Nous sommes ici dans un "atelier de winemaking", "une expérience autour du vin", ou comme le clame leur site, une "french wine experience". La visite est conçue autour d'une tablette qui vous permettra de visiter en "réalité augmentée" ; on vous proposera une application pour votre smartphone...
Le fort sympathique guide vous expliquera que Claude Trudon était certes cirier mais qu'il était aussi sommelier du roi. La vérité est qu'il avait acheté une épicerie où il vendait ses créations.
On vous dira également que les caves auraient été reliées au Louvre par un mystérieux souterrain... Or, quand Claude Trudon s'installe en 1643, le Louvre inconfortable est abandonné par Anne d'Autriche et son fils (Louis XIV) pour s'installer au Palais Cardinal qui deviendra le Palais Royal. De plus, à cinq ans, je doute que Louis XIV ait bu beaucoup...


 Bon, vous avez compris que nous sommes plus dans un conte que dans l'histoire. Tout ceci est conçu pour éblouir des groupes de touristes venant de loin... Le lectorat le plus cultivé du net ne va pas aimer, d'autant que la visite coûte 11 €.
Il n'en reste pas moins qu'une visite de ces caves est plaisante, tout est impeccable et aseptisé, ni bruit ni odeur... on se croirait chez un wine-maker californien !  


La salle des arômes, décorée de ceps de vignes


La salle des tests œnologiques :



C'est joli, non ?


La salle de dégustation :



Un vrai puits, visible sur deux niveaux


Les différents types de vignes sont ici présentés comme des bijoux



Un vrai-faux chai :


Ces salles sont privatisables


Bon, vous avez compris que je ne suis pas client de la "french wine experience" ; je préfère les chais imprégnées de l'odeur du vin... mais je reconnais que cette approche un peu "Disneyland" du vin peut plaire à une certaine clientèle plus habituée aux luxueux shopping-mails d'Abu-Dhabi ou de Shanghai qu'à nos viticulteurs ou nos cavistes.
J'ajoute que le travail des décorateur est bluffant : certains murs sont faux et il est  difficile de les distinguer des vrais ! 


Merci à Marc S. qui m'a signalé l'ouverture de ce lieu.

Pris d'entrée : 11 €
52 rue de l'arbre sec, Paris I°.

vendredi 9 janvier 2015

Ancien château d'eau - Commanderie de Montmartre

En 1834, l'augmentation de la population et le tarissement des sources amenèrent le conseil municipal de Montmartre (commune alors indépendante de Paris) à "faire monter" de l'eau sur la butte.
En 1835, on construisit donc ce premier château d'eau (on disait alors "réservoir") dont les eaux étaient captées en Seine, à Saint-Ouen.


En 1865, pour faire face à l'augmentation des besoins, on suréleva le château d'eau d'un étage en briques. On fit alors appel aux eaux de l'Ourcq.
Malgré la construction des réservoirs situés au pied du Sacré-Cœur (en 1889), notre petit château d'eau continuera d'alimenter les foyers situés au sommet de la butte, jusqu'à la construction en 1927 du grand château d'eau néo-byzantin encore en service aujourd'hui.


Après la désaffection, notre vieux réservoir perdra son premier étage en briques et retrouvera donc sa silhouette initiale.
Il est aujourd'hui entouré d'un jardin.


Dans la niche, une urne en bronze crache un filet d'eau :


Une inscription rappelle la construction par une "société d'actionnaires" :



Aujourd'hui siège de la Commanderie de Montmartre ( Clic ! ), le vieux réservoir ne s'ouvre pas que lors des vendanges ! Il est également utilisé pour des expositions :


Les armes de la confrérie vineuse :



Je ne garantis pas l'authenticité du mobilier néo-gothique !!!



Et en plus, c'est illuminé la nuit : Clic !

9 bis, rue de Norvins, Paris XVIII°.

vendredi 31 octobre 2014

Hôpital Bretonneau

Construit en 1900 sur une partie désaffectée du cimetière de Montmartre, l'hôpital Bretonneau fut, jusqu'à sa fermeture en 1988, consacré à la pédiatrie.


 Aujourd'hui, seuls les bâtiments donnant sur la rue Carpeaux ont été conservés. les autres pavillons ont été remplacés par des immeubles bien cubiques, où même les angles sont droits...
 La vocation actuelle de cet hôpital est la gériatrie.


 Près de l'entrée, une sculpture illustrant probablement l'amour à l'hôpital... Et pourquoi pas ?


Entre les anciens et les nouveaux bâtiments, un espace agréable a été ménagé autour d'une fontaine datant de la construction de l'hôpital :
 



 Si l'on regarde un peu plus loin dans le jardin, on découvre des vignes. On connaissait la vocation vitivinicole de Montmartre, voici désormais la deuxième vigne ! Celle-ci est plantée de cépage Malbec venant de la région de Cahors, et elle produit un vin rare : le "clos Bretonneau".





 Vous noterez le logo de l'Assistance publique-Hôpitaux de paris sur l'étiquette, ce qui fait que ce vin ne peut être vendu !


23 rue Joseph-de Maistre, Paris XVIII°.

lundi 8 juillet 2013

Ancienne Mairie de Grenelle

La commune de Grenelle eut une vie bien courte: créée en 1830 par sécession d'avec la commune de Vaugirard, elle se verra rattachée à la ville de Paris en 1860 par le baron Haussmann. Elle rejoindra alors la commune de Vaugirard pour former le quinzième arrondissement.


L'actuelle place du Commerce, son jardin public et son kiosque à musique... c'est l'ancienne place de la Mairie !  


L'intérieur occupé par différents services sociaux, ne présente rigoureusement aucun intérêt.


De toutes les communes rattachées à Paris en 1860, c'est la seule "ancienne mairie" encore debout.


C'est dans le sous-sol de l'ancienne mairie que le vin produit par les vignes du parc Georges Brassens est élevé et mis en bouteilles.


Sur la façade côté rue Violet, une plaque nous remémore l'existence du village de Grenelle.



1 Place du Commerce, Paris XV°.