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mercredi 1 juillet 2026

Les toits de Paris

 En voyant ce cliché du photographe Léon Claude Vénézia pris en 1967, une bouffée de souvenirs m'a sauté au visage.

J'avais quatorze ans, j'habitais (avec mes parents) rue de la Chine, à cinq cents mètres d'un nouvel immeuble de luxe nommé "Les toits de Paris" dont la construction s'achevait.

Il faut dire que cet immense paquebot dénotait dans un quartier où la hauteur des constructions ne dépassait pas deux ou trois étages. 

La visite des appartements-témoins était un véritable supplice de Tantale: ascenseur, vide-ordures, chauffage central, cuisine équipée, balcon, etc, etc ... 


Difficile à imaginer mais la photo ci-dessous est la même rue des pavillons soixante ans après:


L'immeuble des Toits de Paris a conservé son élégance et son statut; il dénote toujours autant dans le quartier !



Sic transit gloria mundi … 

139 rue Pelleport, Paris XX°.


dimanche 26 décembre 2021

Ciné-club: Le ballon rouge.


 

Pendant la période des fêtes, Paris-Bise-Art vous propose un assortiment de petits films anciens en relation avec Paris, bien sûr. C'est le Ciné-club de Paris-Bise-Art.


***

Les plus fidèles d'entre vous connaissent ce film, mais je suis sûr que comme moi, ils seront ravis de le revoir. Laissez-vous porter...


Si vous voulez voir à quoi ressemblaient les quartiers de l'est parisien dans les années cinquante, si vous aimez les autobus à plateforme, les marchandes des quatre saisons, les marchands de couleurs, les vitriers, les bougnats, si vous voulez voir des 2CV, des 4CV, des Aronde(s), des Traction(s), des gamins en culotte courte (on ne disait pas short) et la rue de Ménilmontant avec des charcuteries, regardez ce court-métrage (32 minutes) d'Albert Lamorisse.


Prix Louis Delluc 1956, Palme d'or du court métrage au festival de Cannes 1956, Oscar du meilleur scénario en 1957, et des dizaines d'autres distinctions de par le monde, ce film est surtout pour moi un chef-d'œuvre de poésie pure.

Mettez-vous en grand écran.



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lundi 19 avril 2021

La passerelle de la mare renaît !

Souvenez-vous, en septembre dernier, nous avions vu l'effondrement de la charmante passerelle de la mare, dans le XX° arrondissement.

Bonne nouvelle aujourd'hui, notre passerelle a retrouvé sa jeunesse, voyez vous-même: 


Du haut de ces pyramides la passerelle, la vue embrasse la partie aérienne de la ligne de chemin de fer, transformée en "promenade", mais vient butter sur les deux tunnels qui jadis encadraient la gare.
 




Avouez qu'elle est belle !


Descendons maintenant sur la voie; 
Vers le nord:



Quelques vestiges subsistent, qui attestent de la présence d'un chemin de fer jadis...


Et derrière les grilles, le long tunnel au bout duquel, si vous regardez bien, on voit de la lumière: ce sont les Buttes-Chaumont.



Vers le sud, ce n'est guère mieux...




Alors que je prenais ces photographies à travers la grille fermant le tunnel, j'eus la surprise de voir des gamins débouler du tunnel en courant... 
Ils étaient passés par ce petit trou découpé dans la grille. J'ai essayé à mon tour... Je ne sais pas pourquoi, ça ne passe pas !


Ornement systématique de tout espace parisien, le conteneur métallique est désormais incontournable...



En marchant un peu sur ce qui fut un quai, nous atteignons ce panneau qui nous explique tout... L'entretien du lieu est aux standards parisiens...


Derrière ce panneau, un escalier, grimpons !


Au passage, je ne vous explique pas ce petit chemin qui ne sent pas la noisette...




En haut de cet escalier, nous sommes sur le trottoir de la rue de Ménilmontant, face à la rue Sorbier.
Tiens, il semble que Willy Ronis m'ait copié !




Si vous voulez en savoir plus sur cette gare et plus généralement sur la Petite Ceinture ferroviaire, je ne saurais trop vous conseiller de consulter le site fort bien fait de l'Association de Sauvegarde de la Petite Ceinture.

Rue de la mare, Paris XX°.


mercredi 9 septembre 2020

La passerelle de la mare à bout. (pardon)

Il était une fois une jolie gare coincée entre deux tunnels, dans une partie un peu excentrée de Paris, la gare de Ménilmontant.


Cette gare située sur la Petite ceinture ferroviaire de Paris, disposait d'une passerelle pour franchir les voies qu'elle ne réservait pas à ses voyageurs, tout le monde pouvait l'emprunter (à condition de la rendre).


Et puis un beau jour (ou peut-être une nuit), on supprima les trains de voyageurs, c'était le 23 juillet 1934.


Alors bien sûr, les voies virent encore passer de nombreux trains de marchandises car à l'époque on ne parlait pas d'écologie mais on apportait les marchandises dans Paris par le train...


Plus récemment, ne passaient plus que quelques trains de touristiques affrétés par des associations... Puis plus rien.


Ceci n'empêcha pas notre passerelle de continuer à vivre sa vie de passerelle. 


Un beau jour, on s'aperçu que la passerelle, toujours propriété de la SNCF, présentait un réel danger pour le public (faute d'entretien), alors on ferma la passerelle et on l'emmaillota: 


En 2020, on décida de faire des travaux et de pérenniser notre passerelle, pas en la rénovant mais en la reconstruisant à l'identique !


 Et les travaux démarrèrent:





Une petite vie s'installa aussi sur les voies désormais sans objet...


Et le 4 septembre dernier, c'est le drame:


Merci à Ménil-Info à qui nous empruntons ces images.


Heureusement, pas de blessé !


Plus d'info sur l'association de Sauvegarde de la Petite ceinture: Clic !

Rue de la mare, Paris XX°.

lundi 4 novembre 2019

Fernand Raynaud et le jardin des petites rigoles

Devinez à quoi la rue des cascades doit son nom !
À l'eau , bravo !
Depuis le moyen-age en effet, les eaux de Belleville avaient été captées et canalisées pour alimenter Paris. Des regard permettaient de place en place le contrôle du débit et de la qualité de l'eau.
Notre rue des cascades abrite le regard Saint-Martin, déjà vu sur Paris-Bise-Art, et que l'on peut apercevoir ici au bout de la rue:


Cinquante mètres à peine avant d'arriver au regard Saint-Martin, la rue des cascades longe un espace arboré qui ressemble plus à un terrain vague qu'à un square !
À sa base, on voit un mascaron supposé être alimenté en eau... 



Le long de ce terrain vague, un escalier nous appelle



Cet escalier constitue la rue Fernand Raynaud; Paris-Bise-Art y était passé il y a dix ans (Clic !), ce qui ne nous rajeunit pas.



En montant l'escalier, nous longeons la "forêt" dons l'accès est interdit au public.




Aux trois quarts de l'ascension, une vaste terrasse s'offre à nous, jonchée de troncs d'arbres posés là comme un chien fait sa crotte...



Mais le plus intéressant se trouve en tournant le dos à la forêt. Sur la paroi soutenant la rue de l'Ermitage, d'anciennes assises en pierre attendent notre séant; ce sont les anciennes assises du Pont-Neuf ! Et regardez les mascarons ornant le mur: du Pont-neuf également !
Belle idée de recyclage !



À l'extrémité de la terrasse, se cache le regard des "petittes rigolles" (sic) fermé à clef.
Maintenant que ce regard est visible, gageons que les sites internet et les guides confondant celui-ci et le regard Saint-Martin voisin auront à cœur de corriger leurs textes. 



Après une telle ascension, il est temps de nous accouder à la balustrade de la rue de l'Ermitage !


In cauda venenum:
Cet espace qui, il y a dix ans, n'était qu'une friche mal entretenue est désormais comptabilisée dans les parcs et jardins de la ville de Paris.
Revoyez les photos prises en 2009 et vous verrez qu'il y a plutôt une diminution du végétal. 

1, rue Fernand Raynaud, Paris XX°.