vendredi 29 mai 2026

Musée des Sapeurs pompiers de Fontainebleau

 Notre ami Marc S se fait aujourd'hui bellifontain pour nous faire visiter le musée des Sapeurs-pompiers de Fontainebleau.


Le musée se trouve logé à la même adresse que le SDIS, ce qui permet en même temps de voir le superbe matériel actuel.




La salle des outils et engins du Palais



Dans la salle muséale, avec les médailles gagnées et les trophées.






Que serait le musée des pompiers sans les beaux camions rouges ?






Il y a même la camionnette Peugeot née Chenard et Walcker !



Fin de la visite, n'oubliez pas le guide s'il vous plait !

N'hésitez pas à visiter le site internet.

2 place Orloff, Fontainebleau (Seine et Marne).




lundi 25 mai 2026

Immeuble Bénouville

Voici un article et des photos envoyés par Fati; je lui cède bien volontiers la parole.

 Léon Bénouville (1860-1903), un architecte aujourd’hui un peu oublié, appartient à la génération qui a vu la naissance de l’Art nouveau. Entre 1899 et 1901, il a signé un immeuble qui, à l’angle des rues Spontini et  Général-Appert dans le XVIe arrondissement, a marqué les esprits au point d’inspirer des confrères, même hors de Paris. A Nancy par exemple, la Banque Renauld - aujourd’hui agence BNP (angles rues Chanzy et St-Jean) - est incontestablement une réminiscence du travail de Bénouville. 





Dans l’immeuble qui nous intéresse ici et qui mérite un détour, se retrouve en touches discrètes tout le vocabulaire de l’Art nouveau, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la construction. Motifs décoratifs végétaux sur les façades, les tympans des fenêtres, les ferronneries des portes, des balcons…









Et même l’habituel chat, tenant ici un pauvre petit oiseau dans sa gueule, fait lui aussi une furtive apparition. C’est le « méchant chat » repéré par Paris-bise-art qui est déjà passé par là (Clic !).







Le vestibule coudé, reliant les deux rues, est habillé de grandes plaques en grès émaillé maintenues par des rosettes métalliques. Ces plaques émanent du fidèle Alexandre Bigot, le fournisseur attitré des créateurs de l’Art nouveau. Quant aux escaliers, parce qu’il y en a deux, le principal et celui de service, leur particularité est de communiquer, dans les derniers niveaux, par une porte pourvue d’une verrière à motifs géométriques.  












Et les pavés de verre qui habillent l’escalier principal me font penser eux au Castel Béranger d’Hector Guimard ; rien d’étonnant, les deux constructions sont parfaitement contemporaines.








Mais ce qui a fait le succès de l’immeuble Bénouville c’est cette imposante tour d’angle coiffée de sa poivrière octogonale, qu’on ne peut ne pas remarquer quand on se promène dans le secteur. Elle a fait des émules. Sous  cette tour se trouve une boulangerie qui a conservé à mon avis son décor d’origine et l’ensemble de ses verrières.
Léon Bénouville est aussi l’auteur  d’autres constructions, dont deux immeubles accolés du XVIIe arrondissement ouvrant sur le 34 rue de Tocqueville et le 3 rue Léon Cosnard. La porte d’entrée de ce dernier présente une caractéristique intéressante, elle est la jumelle de celle de la rue du Général Appert.
Mais Bénouville n’a pu, en raison de sa mort prématurée, participer pleinement à l’éclosion du mouvement Art nouveau, ni encore moins évoluer par exemple vers l’Art déco comme  ce fut le cas pour d’autres architectes de sa génération.

Merci Fati pour cet article de grande qualité. Nul doute que nos lecteurs partagent mes sentiments et vont vous faire une standing ovation !
👋👋👋