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vendredi 12 juin 2026

Gérard Garouste à la porte !

L'ancien hôtel des douanes - dont l'Etat vient de se débarrasser - a été complètement réhabilité par le groupe Carlyle. C'est à l'artiste Gérard Garouste qu'a été confiée la tâche de rafraîchir ce bâtiment tout en lui conservant sa dignité de monument historique.




Huit portes plus d'autres œuvres de l'artiste à l'intérieur ont donné à cet ensemble de bâtiments un cachet incontestable.





Si vous pouvez franchir l'entrée, vous verrez d'autres œuvres.

Un petit coup d'œil à ce site ne sera pas inutile !

Merci à Olivier (du XX°) qui a changé de rive pour nous !


23 rue de l'université, Paris VI°.



lundi 27 avril 2026

Musée Zadkine

 Il est né dans l'empire russe (le vrai, celui du Tsar) et s'est battu au sein de la Légion étrangère française. Deux musées lui sont consacrés, l'un à Arques (dans le Lot), l'autre à Paris, rue d'Assas. Vous avez reconnu l'un des plus grands sculpteurs français, Ossip Zadkine. 

C'est vers son ancien domicile qu'Olivier (du XX°) nous entraîne; suivons-le.





De la rue on ne voit rien qu'un étroit passage au bout duquel le pavillon-musée se niche au milieu des arbres.











Si vous aimez, faites un saut à la Poste rue des Pyrénées dans le XX° où l'on peut voir deux fresques originales de belle taille !



Musée Zadkine, 100 bis rue d'Assas, Paris VI°.








lundi 17 novembre 2025

Le chapiteau des baisers

 

Lorsque Fati nous envoie un article, on peut être sûr qu'il sera dense, intelligent et précis; je lui laisse donc la parole.

Connaissez-vous le Chapiteau des Baisers ? Moi je n’en avais jamais entendu parler avant d’avoir consulté… la Revue Bizarre (je vous assure que je n’ai pas fait exprès !) consacrée aux « Maisons 1900 de Paris ». On est en 1963, à l’époque où l’appellation Art Nouveau n’était pas encore définitivement adoptée.



Ce chapiteau est proposé en illustration d’une étude sur le mouvement. Mais aucun renvoi du texte vers l’image ni de l’image vers le texte pour éclairer la présence de cette illustration. Intrigant ! Sans doute parce que ce chapiteau et sa colonne devaient être suffisamment célèbres à l’époque pour ne nécessiter aucune ligne explicative. Sa reproduction se justifie juste par le style Art Nouveau de ses reliefs qui fait le lien avec les « maisons 1900 » étudiées par l’auteur.

Exposé au Salon de 1906 et souhaité pour « une maison du peuple » qui n’a pas vu le jour, il sera installé au jardin du Luxembourg, du côté de la rue A. Comte. C’était une commande de l’état destinée spécifiquement pour le jardin. 




Mais au fil du temps, l’Art Nouveau n’étant pas encore sorti du purgatoire, le monument a dû devenir un objet à reléguer aux encombrants. Alors, sous le mandat Mitterrand, il a été décidé (par François Mitterrand lui-même comme cela a souvent été écrit ?) de s’en débarrasser pour être remplacé par une statue de P. Mendès France. Statue qui aurait très bien pu trouver place ailleurs. Le jardin du Luxembourg s’étend tout de même sur plus de 20 hectares. 




Après un bref séjour « en 3 morceaux séparés, à même le sol, dans l'herbe, dans une cour de la manufacture des Gobelins ; le chapiteau recouvert de lierre, le tout exposé aux intempéries » [G. Aillaud, https://www.commune1871.org/la-commune-de-paris], quelques années plus tard, la sculpture va trouver refuge en bonne place à Roubaix, sauvée par des amoureux du Patrimoine et de l’Histoire. 





Le concepteur de ce Chapiteau des Baisers, Émile Derré (1867-1938) est un sculpteur engagé, sympathisant anarchiste spécialisé dans la représentation de personnalités dont il partage les convictions, avec un faible pour Louise Michel, mais qui est aussi fasciné, et ce n’est pas contradictoire, par les thèmes sociaux tournant autour du noyau familial et de ses étreintes. Derré a dû être un grand sensible, qui a fini malheureusement par se suicider. Les sculptures de ce chapiteau laissent deviner les tourments dus au départ des êtres chers et des proches. Ses biographes le nomment le « sculpteur humaniste, engagé et créateur d’un art social » [Tess Macé-Malaurie, Émile Derré... - Mémoire de Recherche – École du Louvre]


Pour en revenir à notre monument. Trois de ses faces mettent en scène Louise Michel enlaçant un homme, la quatrième une maman cajolant son enfant. Et pour compléter tous ces câlins, une farandole de Satyres se faisant face deux à deux pour… s’embrasser orne les 4 côtés de l’abaque ! Ils sont là pour couronner de manière humoristique les 4 épisodes principaux qui symbolisent : la Maternité, la Consolation, l’Amour et la Mort. Parmi les trois couples enlacés il y aurait outre Louise Michel, Élisée Reclus et Auguste Blanqui. Mais comme je ne les connais pas personnellement, je n’ose m’aventurer à dire qui est qui. À la base de la colonne, un autre trait d’humour, 4 chiens en fidèles compagnons veillent sur ce résumé du parcours humain, de l’enfance à la mort.



Mais si vous voulez avoir une idée, à Paris, sur les sculptures d’Emile Derré, il faut vous rendre dans le XIVe arrondissement. Les trois groupes sculptés sur la façade de l’immeuble du 176 boulevard Raspail sont le parfait pendant du Chapiteau des Baisers... Ils illustrent les Trois Âges de la vie : l’Amour, la Maternité et la Mort.

D’autres reliefs se retrouvent ailleurs dans Paris, dans le XVIe ou le XVIIIe arrondissement.

Certains ont déjà eu les faveurs de Paris-bise-art. 


Un grand merci à Fati !


vendredi 1 août 2025

Le Pyégémalion de Julio Silva - Avis de recherche

 Qui se souvient de la sculpture monumentale qui trônait au cœur du forum des halles ancienne manière ?

Cette œuvre de Julio Silva était en marbre rose. Dort-elle dans un sombre dépôt de la ville de Paris ? A-t-elle été cédée à une autre ville ? à un musée ?

Je n'ose penser, même si je connais sa folie destructrice, que la ville de Paris a fait détruire cette pièce du patrimoine contemporain ... 


Si vous avez des informations, faites le nous savoir en répondant au lien "commentaires" ci-dessous, merci !


lundi 29 janvier 2024

Un taxi pour Levallois !

 Sur la tranquille place du 11 novembre 1918 à Levallois, un superbe taxi de la Marne stationne. Nous le hélons mais il ne répond pas... Forcément, il est en marbre !



Ce marbre de Carrare a été travaillé par le sculpteur italo-français Maurizio Toffoletti.


Suggestion à la mairie de Levallois: un petit coup d'éponge au dos de la sculpture s'il vous plait !


Place du 11 novembre 1918, Levallois (Hauts de Seine).


lundi 22 janvier 2024

La Belgique au travail.

 Pour la nouvelle année, notre ami et lecteur belge Renaud G. nous emmène sur le marché d'Anvers.



En hauteur, à demi dissimulé par les bannes des commerçants, on voit une oeuvre en bronze:


L'auteur, Oscar Jespers, a voulu représenter à travers ces vingt tableaux le dynamisme de la Belgique dans tous les secteurs de l'économie. 


Agrandissez l'image, vous verrez que rien n'est oublié. 


Ce grand panneau avait été conçu pour décorer le pavillon de la Belgique lors de l'Exposition internationale de 1937 à Paris.


Le pavillon belge était idéalement situé en bord de Seine, au pied de la tout Eiffel.


Et notre sculpture ornait le salon d'honneur !



Un grand merci à Renaud qui, par cet envoi, relance le fil rouge "Expositions universelles" de Paris-Bise-Art !