Affichage des articles dont le libellé est Château d'Asnières. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Château d'Asnières. Afficher tous les articles
vendredi 15 septembre 2023
jeudi 27 mars 2014
Le château d'Asnières (2)
Hors Paris
La visite du château commence par le Grand salon (ou Salon ovale), ouvrant sur la partie centrale de la façade... ou du moins c'est ce que l'on croit car, une fois à l'intérieur, vous êtes avisé que vous devez vous rendre à la Maison du Tourisme afin d'acheter un billet !
C'est énervant, c'est contrariant, et c'est stupide ! Le rond-de-cuir en chef qui a pondu cette mesure ubuesque devrait d'urgence se mettre au théâtre; il ferait un sous-Courteline parfait !
Une fois revenu, vous êtes de mauvaise humeur et il faudra tout le talent et toute la gentillesse de l'agent d'accueil (je le plains !) pour être en mesure d'apprécier le travail de restauration inachevé.
Re-commençons donc notre visite par le Salon Ovale: ses boiseries et sa cheminée de marbre sont aujourd'hui à Cliveden House, près de Londres... Les peintures murales dues à François Lafon ont été réalisées au début du XX° siècle pour l'école privée Ozanam alors que cette pièce servait de chapelle; elles sont sans grand intérêt.
Dans toutes les pièces - ici l'antichambre - des panneaux didactiques racontent le passé des lieux ainsi que leur restauration.
La Galerie abritait la très importante collection de peintures du Marquis. Ses boiseries, enlevées en 1897, ont été rachetées en 1996 chez un antiquaire parisien.
La chambre du Marquis n'est pas très grande. Des portes dérobées donnent accès à un cabinet de toilette ainsi qu'à un escalier discret.
Le grand escalier est superbe. Les chimères bizarroïdes tirant la langue masquent en réalité des consoles de fer supportant le palier.
La cave est antérieure à la construction du château. Elle aurait appartenu à la Seigneurie d'Asnières. Notez la tringle à crochets destinée à suspendre les jambons et les saucissons !
Notez également la niche destinée à planter une bougie.
La très belle salle-à-manger - pièce maîtresse du rez-de-chaussée - fait honneur au travail des stucateurs et des staffeurs.
Vous l'avez vu, toutes ces pièces sont vides de meubles. Les appartements du premier étage sont en cours de restauration; on ne les visite pas... Bref, on reste un peu sur sa faim, même s'il faut reconnaître que le travail déjà accompli est magnifique.
Mon conseil: allez-y si vous êtes dans les parages, sinon attendez la fin des travaux !
Droit d'entrée: 3,50 €. Gratuit le premier dimanche du mois.
89 rue du château, Asnières-sur-Seine (Hauts de Seine).
mercredi 26 mars 2014
Le château d'Asnières (1)
Hors Paris
Édifié de 1750 à 1752 par Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne pour le Marquis Marc-René de Paulmy de Voyer d'Argenson, Directeur des Haras de France, le château d'Asnières connut des hauts et des bas jusqu'à son rachat par la ville d'Asnières en 1976.
Utilisé comme école pendant un siècle après avoir été un restaurant, le château, très dégradé, nécessita d'abord une consolidation du bâti avant d'entreprendre en 1994 la réfection de la toiture.
Depuis 2005, la restauration proprement dite a été entreprise, en commençant par le rez-de-chaussée. Les travaux sont toujours en cours au premier étage.
Des moulages ont été effectués pour reconstituer les sculptures de la façade.
Surveillant le château et l'église d'Asnières en arrière-plan, une impressionnante sculpture de Kasper, Le Cheval des Lumières, que je vous encourage à décrypter dans le détail.
Entre le château et la Seine, le charmant square Voyer d'Argenson est un souvenir du vaste domaine, le reste ayant été loti.
Petite surprise si vous vous promenez à Newport (Rhode Island) aux Etats-Unis, vous pourrez voir cette copie du château d'Asnières réalisée en 1901 pour un magnat du charbon, Edward Julius Berwind (Clic !)
... à suivre, la visite de l'intérieur...
89 rue du château, Asnières-sur-Seine (Hauts de Seine).
Inscription à :
Articles (Atom)