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lundi 26 avril 2021

Une cheminée rue Cardinet...

 C'était à l'époque où l'on pouvait rouler... Je parcourais la rue Cardinet sur mon fougueux destrier quand soudain une haute silhouette s'imprima dans mon oeil de faucon...

Une cheminée !

Vite, arrêtons-nous et allons nous renseigner, me dis-je in petto (car je suis polyglotte).



Au pied de la bête, une porte indiquait que ces locaux appartenaient à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris... mais j'eus beau tirer la chevillette, la bobinette ne chut point ! 


Alors, mobilisant la quasi-totalité de mes neurones, je découvris que l'entrée principale de ces bureaux se trouvait dans l'adjacente rue de Tocqueville, au numéro 49.


Et c'est là que je rencontrai deux personnes fort aimables qui insistèrent pour me montrer leur cheminée... Nous traversâmes une cour herbue, un autre bâtiment, tout ça pour arriver dans la courette donnant rue de Cardinet.




Ces deux personnes n'ayant pas d'historique du bâtiment, ils ne purent que me répéter ce qu'ils avaient toujours entendu: cette cheminée provenait d'une ancienne usine de matelas qui se trouvait là.



92 rue Cardinet, Paris XVIII°.


lundi 25 mai 2020

La cheminée des halles

C'est en tombant par hasard sur cette image d'une cheminée qu'on abat devant l'église Saint-Eustache que ma curiosité a été éveillée. 
Sapristi, me dis-je in petto, une cheminée d'usine au milieu des halles de Baltard, c'est invraisemblable !


Mais je dus me rendre à l'évidence en voyant cette photo: il y avait bien une cheminée au milieu des pavillons des halles !


D'abord, situer exactement cette étonnante cheminée.
Prenons cette vue de drone de 1949 (un des tous premiers drones)... On ne voit rien.


Mais, grâce à ce second drone volant plus bas, on aperçoit notre cheminée ainsi que son ombre, ce qui nous amène à penser que la photo a été prise vers 16 h 15... Mais ça, on s'en fiche.


Alors, notre cheminée, à quoi servait-elle ?
C'est des sous-sols que viendra la réponse, car chaque pavillon possédait en sous-sol des surfaces d'entreposages considérables, à l'image de cette photo prise en 1968:


Mais la raison de la présence de la cheminée, c'est que sous les halles, on avait construit en 1889 une 
usine de production d'électricité afin d'électrifier le centre de Paris. Cette usine, inaugurée en même temps que l'Exposition universelle, était à la pointe du progrès pour l'époque, et traduisait l'inscription de Paris dans la modernité.


Et c'est ainsi qu'on abandonna définitivement l'éclairage au gaz.


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mercredi 13 décembre 2017

La Manufacture des allumettes - Aubervilliers

Hors Paris

C'est en 1867 que fut construite rue du Vivier (actuelle rue Henri Barbusse) une fabrique d'allumettes.
Jolie architecture industrielle en briques, le signal en était la majestueuse cheminée de 45 mètres aujourd'hui classée MH.


Les petits bouts de bois à bout souffré rouge seront fabriqués ici jusqu'en 1962.
La Documentation française s'installera dans ces murs dans les années quatre-vingt-dix.
En 2015, après une réhabilitation du site, l'Institut National du Patrimoine (INP) s'installe dans la plus grande partie du domaine (4000 m). C'est celui-ci que nous allons visiter. 





Notez les descentes de gouttières au chiffre de la "Manufacture des allumettes". 


Les espaces intérieurs ont été totalement réaménagés pour accueillir l'Institut national du Patrimoine.


Nous jetterons un œil dans certains ateliers en prenant garde de ne pas trop gêner les élèves.
Nous commençons par l'atelier "Arts du feu, céramique et verre":



Dans un coin,  François-Marie Arouet veille au cas ou Rousseau franchirait la porte...



Oui, oui, on répare !


Voici l'atelier Bois:




Marqueterie, ébénisterie, mais aussi maquettes...


Ici, ce tableau nécessite des soins non sur la peinture mais sur le support en bois:


L'atelier Sculpture nous accueille à présent:



Saluez s'il vous plait le Prince Meschtschersky par Paul Troubetzkoy:



Enfin, ce laboratoire qui sait tout faire et qui utilise pour cela les dernières technologies !



Regardez cette petite vidéo de présentation de l'INP:



De chaleureux remerciements aux élèves qui tous se sont montrés disponibles et fiers de nous expliquer leur travail !

Vous n'entrerez pas dans cette école comme un touriste, cependant, des visites sont parfois organisées par Seine Saint-Denis tourisme.

124 rue Henri Barbusse, Aubervilliers (Seine Saint-Denis).

vendredi 17 février 2017

Conciergerie - Les cuisines

Profitons de notre visite à la Conciergerie (Clic !) pour découvrir les cuisines dorénavant accessibles au public.
L'accès se trouve derrière ce bidule hélicoïdal difficile à rater:


Construites au XIV° siècles, ces cuisines étaient jadis la base d'un pavillon de deux étages adjacent à la tour de l'horloge. 




Une énorme cheminée prend place dans chaque angle.
Sachant que la pièce est carrée, combien de cheminées y trouve-t-on ? Vous avez quatre heures.



Pour rester dans le cadre du "projet fou" déjà évoqué, je suggère que l'on transforme ces anciennes cuisines en usine d'obésification massive (genre Maqueuedeau ou Couic)...



Je conviens que ces cuisines sont assez pauvrement meublée; je vous conseille donc d'en ressortir et de tourner à droite. Tout au fond de la grande salle des gens d'armes, tournez à droite à nouveau et admirez les piliers admirablement sculptés...


Je rappelle que grâce (ou à cause) de l'exposition "Projet fou", l'accès à la Conciergerie est gratuit jusqu'à la fin de la semaine.

2 boulevard du Palais, Paris I°.


lundi 15 août 2016

Château de Fontainebleau (7) - Vers la chambre de la reine...

Hors Paris

Suite de notre visite du château. 
Nous sommes toujours dans les grands appartements.

Après le salon Louis XIII, voici le "salon des tapisseries" où l'éclairage tamisé met en valeur le décor.
Ancienne salle des gardes de la reine, cette pièce est devenue salon de réception sous Louis-Philippe.


Les tapisseries tissées à Paris illustrent l'histoire de Psyché.


Ce salon François I° a été successivement la chambre de la reine sous François I°, seconde antichambre de la reine sous Louis XVI, salle à manger sous l'Empire et enfin salon de réception sous Louis-Philippe.


Tapisseries des Gobelins



La cheminée décorée par le Primatice


La visite se poursuit par "l'antichambre de l'impératrice":


Ancienne salle des gardes de la reine, cette pièce est décorée de trois tapisseries des Gobelins représentant les saisons.



 L'escalier de la reine, somptueux, où un cerbère imbécile m'interdit de prendre des photographies (même sans flash). Vous n'en verrez donc pas plus !


La galerie de Diane tient son nom de la première décoration réalisée sous Henri IV; il n'en reste rien.
L'actuelle galerie fut reconstruite sous Napoléon, mais le plafond peint date de la Restauration et les bibliothèques de Napoléon III. Quelle histoire ! 


Notons qu'avec 80 mètres, la galerie de Diane est la plus longue du château.
Pourquoi n'y pénétré-je pas ? Parce qu'elle est fermée !


La décoration du "Salon blanc" ne date que du XIX° siècle. Ce fut le petit salon de la reine Marie-Amélie, puis le salon des dames de l'impératrice Eugénie.


Les sièges sont de Jacob frères


Sur la cheminée, une curieuse horloge tournante


Nous sommes maintenant dans le "Grand salon de l'impératrice" qui fut, sous Louis XVI, utilisée comme salon de jeu. C'est pour Marie-Antoinette qu'elle fut, en 1786, redécorée dans un style antiquisant.


Sous le règne de Napoléon, cette pièce devint le grand salon de l'impératrice. Son mobilier a été intégralement conservé jusqu'à aujourd'hui.


Hormis les deux fauteuils réservés aux souverains, les chaises et les tabourets étaient pour les dames tandis que les messieurs devaient rester debout (pourquoi tant d'injustice ?).


La "Chambre de l'impératrice" est une splendeur !
Depuis Marie de Médicis jusqu'à l'impératrice Eugénie, toutes les souveraines de France ont occupé cette chambre. Le décor qui en résulte est une sorte d'addition de toutes ces époques, depuis le plafond du XVII° siècle jusqu'aux soieries murales qui ont été retissées à Lyon entre 1968 et 1986 !


Le plafond - tout simple - est en bois doré:


La balustrade qui délimite l'espace privé de la souveraine est une survivance de l'ancien régime; mais elle est d'époque Empire !


Qui a oublié son plumeau ?


à suivre...