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lundi 22 janvier 2024

La Belgique au travail.

 Pour la nouvelle année, notre ami et lecteur belge Renaud G. nous emmène sur le marché d'Anvers.



En hauteur, à demi dissimulé par les bannes des commerçants, on voit une oeuvre en bronze:


L'auteur, Oscar Jespers, a voulu représenter à travers ces vingt tableaux le dynamisme de la Belgique dans tous les secteurs de l'économie. 


Agrandissez l'image, vous verrez que rien n'est oublié. 


Ce grand panneau avait été conçu pour décorer le pavillon de la Belgique lors de l'Exposition internationale de 1937 à Paris.


Le pavillon belge était idéalement situé en bord de Seine, au pied de la tout Eiffel.


Et notre sculpture ornait le salon d'honneur !



Un grand merci à Renaud qui, par cet envoi, relance le fil rouge "Expositions universelles" de Paris-Bise-Art !


mercredi 27 juillet 2022

Fête nationale belge

 

Je ne photographie pas souvent l'hôtel de ville... Mais aujourd'hui, avec un retard de quelques jours, nous célébrons la fête nationale belge grâce aux photos de notre ami Renaud G, le plus parisien des belges !





  L'union fait la force !

Merci Renaud.


lundi 2 novembre 2020

"Loix publiées dans le département de l'Ourte"

 Notre fidèle lecteur belge Renaud G. a vraiment le talent de dénicher des pépites là où on ne les attend pas, jugez plutôt:

Replaçons-nous dans l'Empire des 130 départements, entre 1795 et 1815.

Nous sommes dans la ville de Liège.

Je laisse la parole à Renaud:  

Le Département de l'Ourthe voit le jour le 1er octobre 1795 (soit le même jour que celui des Deux-Nèthes) mais c'est seulement en 1800 que la préfecture prend place dans l'Hôtel de Hayme de Bomal. Une plaque confirme que l'hôtel - réputé pour son décor intérieur - a bien été la préfecture et qu'un certain "Général Bonaparte" y est passé en 1803 et repassé en 1811 en étant devenu entre les deux "Napoléon"!



Mais étrangement, aucune plaque ou surface ne permettait d'y afficher les "Loix et actes de l'Autorité publique", ni à l'avant (façade donnant sur la Meuse) ni à l'arrière. 
Cette plaque se trouve en effet ailleurs : sur la façade du Palais des Princes-Evêques. 
Le décalage de 5 ans entre la création du département et celle de la préfecture explique peut-être pourquoi la plaque s'y trouve, car lorsque le département nait, il met fin à 800 ans d'indépendance de la Principauté de Liège. Il était donc plus logique que l'affichage des lois se fasse sur la façade de cet ancien lieu de pouvoir... il a donc probablement abrité la préfecture (mais ce n'est là qu'une hypothèse que rien n'étaye):

La plaque est une dalle de pierre calcaire gravé en lettre dorées "Loix publiées dans le département de l'Ourte" situé juste à droite de la porte du corps de garde. (À noter que la rivière qui donne son nom au département s'orthographie aujourd'hui "Ourthe").


Cette plaque est à rapprocher de cette autre plaque découverte dans la ville d'Anvers que Renaud avait vue également.

Un grand merci à Renaud pour cette trouvaille !

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mercredi 22 juillet 2020

Jeu d'été - Juillet 2020 (1) - La réponse

Nous sommes dans la vieille ville d'Anvers, le bâtiment blanc est le siège du diocèse. Cette plaque écrite dans le français de l'époque révolutionnaire (LoiX) nous rappelle que la ville d'Anvers fut occupée par les armées républicaines de la Révolution française dès 1792.
Par la suite Napoléon fit creuser le bassin Napoléon qui constitua un premier développement du port d'Anvers (il avait dans l'idée d'envahir l'Angleterre). Aujourd'hui encore, si vous visitez Anvers, vous irez voir le Museum aan de Stroom près du Bonapartedok et vous marcherez sur le Napoleonkaai...


C'est ainsi que la ville d'Anvers fut de 1792 à 1815 le chef-lieu du département des Deux Nèthes:


C'est de cette courte présence française que provient notre plaque. Elle est donc la huitième que nous avons vue, mais la première hors Paris (voir les autres plaques: Clic !).
Elle se trouve à l'angle de Geefsstraat et de Schoenmarkt.


Nous ne pouvons que complimenter la ville d'Anvers pour le soin avec lequel elle a su préserver ce témoignage du passé.


Nous devons cette passionnante trouvaille à notre lecteur Frédéric Destoop, futur guide de la ville d'Anvers, que nous remercions chaleureusement et à qui nous souhaitons le meilleur.

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vendredi 22 juin 2018

Jeu de printemps - Juin 2018 (3) - La réponse.

C'est Nina qui a, la première, donné la bonne réponse. J'avais photographié une fontaine musicale crée par l'artiste belge Pol Bury dont le style n'a pas échappé à Matthieu V.
Cette "sculpture-fontaine musicale" est exposée dans la cour du Centre Wallonie-Bruxelles. Ce centre culturel dynamique possède deux entrées, l'une rue Saint-Martin face au centre Pompidou, l'autre rue Quincampoix (que PBA connait bien: Clic !).


Mais pour voir notre sculpture, si vous n'êtes pas invités à boire une
gueuze lambic sous le barnum installé dans la cour, vous pouvez la voir à travers les grilles donnant dans la petite rue de Venise. 



Merci à tous les participants !

Rue de Venise, Paris IV°.

lundi 19 février 2018

Monument à Albert I°

Etre parisien ne signifie pas forcément habiter Paris. Renaud G. notre lecteur belge nous en donne la preuve encore une fois. Comme à chacune de ses visites, il nous fait part de ses découvertes et croyez-moi, il a l’œil ! 
C'est le monument au roi des belges Albert I° qu'il nous montre aujourd'hui. 


Ce monument se trouve au tout début du cours la reine, regardant les encombrements de  la place de la Concorde.
Logique toute parisienne: le roi Albert I° se trouve cours la reine alors qu'à trois cents mètres à l'ouest, le cours la reine se nomme cours Albert I° !


Je laisse la parole à Renaud:
Sur le socle sont incrustés les blasons des 9 provinces de l'époque. Le Brabant s'est divisé en 1995: le Brabant Flamant et le Brabant Wallon. Il y a donc actuellement 10 provinces en Belgique.



 Le piédestal est trop haut; on manque de recul pour admirer l'ensemble



Sur la face côté Seine (avec la représentation de l'hôtel de ville de Bruxelles):


Seuls, les noms des neuf provinces de l'époque figurent sur cette face. Les monuments représentés sans indications complètent probablement ceux de l'autre face. Après recherche, il s'agit une nouvelle fois de villes touchées par le premier conflit mondial. À noter que la ville de Louvain apparaît pour la deuxième fois sur le monument avec cette fois l'église Saint-Pierre.

En bas à gauche, la Reine Élisabeth de Belgique est représentée avec sa coupe de cheveux typique de l'époque qu'elle gardera jusqu'à sa mort.


Sur la face côté place:


Les 11 villes nommés et représentés ont été des étapes majeurs de la première guerre mondiale. Il faut remarquer que la bibliothèque de l'université de Louvain est représentée en train de brûler (événement qui a eu lieu le 25 Août 1914), par contre, la halle au drap de Ypres est représentée intacte alors qu'au même moment, elle est presque rasée.
En bas à gauche, le Roi Albert est représenté debout, la main posé vraisemblablement sur l'épaule de son fil Léopold qui lui succédera sur la trône en temps que Léopold III.


Quelques paragraphes d'un discours du roi ornent l'arrière du piédestal:



Au sommet, la statue du sculpteur Armand Martial représente "le roi cavalier", une légende née lors de la première guerre mondiale pendant laquelle le roi et la reine sont resté très proche des soldats dans les tranchées de l'Yser, s'attirant la sympathie populaire. Mais au delà de cette image d'Épinal, par modestie, le roi n'appréciait pas ce surnom, d'autant qu'il se dit qu'il était assez mauvais cavalier !
Le cheval est représenté les quatre pieds au sol (symbole d'une mort naturelle), il n'y a donc pas ici de discussions autour des circonstances de sa mort *, à l'inverse d'autres statues équestre du roi, comme celle de Liège.

* Féru d'alpinisme, Albert I° fera une chute mortelle le 17 février 1934 sur les Rochers de Marches-les-Dames près de Namur en Belgique.



Un grand merci à Renaud qui nous a éclairé sur un monument mal connu des parisiens.

Cours la reine, Paris  VIII°.

mercredi 6 décembre 2017

Connaissez-vous le département des Deux Nèthes ?

Ce département français situé dans les Flandres exista de 1792 à 1815.
Situé à proximité de l'embouchure de l'Escaut, il avait comme préfecture la ville d'Anvers.
Paris en a conservé le souvenir sous la forme d'une impasse et d'un square, tous deux dans le XVIII° arrondissement.


Commençant au n° 32 avenue de Clichy, notre impasse file sans but, bordée à gauche de petites maisons et à droite de la clôture du nouveau square des deux Nèthes.





Derrière la grille à droite, le square des deux Nèthes





Longeant la clôture, le récent (2003) square des deux Nèthes donne un peu d'air à un quartier dense. 
Il remplace un groupe de maisons particulièrement mal famées.


Vous noterez qu'en 2003, quand une surface était rendue disponible, on ne se sentait pas obligé d'y couler des mètres cube de béton pour sur-densifier le quartier... Autres temps, autre mœurs !


Une grande pelouse, quelques arbres et au fond, je jardin des petits:



Sur un grand mur aveugle, un portrait de l'abbé Pierre


De l'autre côté du jardin et parallèle à l'impasse des deux Néthes, nous trouvons une autre impasse, l'impasse de la Défense. Nous l'avions déjà visitée (Clic !).




Débouché sur l'avenue de Clichy:


Juste en face, de l'autre côté de l'avenue, voyez cette vieille maison, un des derniers témoins des premières constructions du quartier lorsque l'avenue de Clichy était la route de Rouen... 


Elle va être détruite pour construire un clapier en béton du genre de celui-ci:


Un dernier point en forme de bouffonnerie courtelinesque:
L'impasse des deux Néthes s'orthographie avec un accent aigu car, lorsqu'elle fut "baptisée", l'arrêté comportant une faute d'accent ne fut pas corrigé, donc la graphie fautive fut gravée dans le marbre et l'est encore.
En revanche, en 2003, lorsqu'on ouvrit le square des deux Nèthes, on prit soin de sélectionner un employé municipal ayant le certificat d'études !
Il est donc correct d'écrire que le square des deux Nèthes longe l'impasse des deux Néthes !


Impasse des deux Néthes, 32 avenue de Clichy, Paris XVIII°.