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lundi 27 juillet 2026

Immeuble du 31 - 33 quai de l'horloge

 "L'immeuble résulte du regroupement de deux maisons, construites au début du XVIIe siècle, comme en témoigne la présence d'un large trumeau au centre de la façade. Celles-ci ont été réunies et surélevées de deux étages entre 1892 et 1895 par l'architecte Alphonse Moreau. Ce dernier a également conçu le vestibule et l'escalier principaux, où figure (sur le pilier du départ de l'escalier) la date de 1895. Les combles ont été modifiés pour l'aménagement d'appartements, sans doute dans les années 1930."




Dans un tel cadre, les boîtes à lettres devraient être interdites !






Merci à Marc de nous avoir signalé cet immeuble !


31/33 quai de l'horloge, Paris I°.


mercredi 1 juillet 2026

Les toits de Paris

 En voyant ce cliché du photographe Léon Claude Vénézia pris en 1967, une bouffée de souvenirs m'a sauté au visage.

J'avais quatorze ans, j'habitais (avec mes parents) rue de la Chine, à cinq cents mètres d'un nouvel immeuble de luxe nommé "Les toits de Paris" dont la construction s'achevait.

Il faut dire que cet immense paquebot dénotait dans un quartier où la hauteur des constructions ne dépassait pas deux ou trois étages. 

La visite des appartements-témoins était un véritable supplice de Tantale: ascenseur, vide-ordures, chauffage central, cuisine équipée, balcon, etc, etc ... 


Difficile à imaginer mais la photo ci-dessous est la même rue des pavillons soixante ans après:


L'immeuble des Toits de Paris a conservé son élégance et son statut; il dénote toujours autant dans le quartier !



Sic transit gloria mundi … 

139 rue Pelleport, Paris XX°.


lundi 25 mai 2026

Immeuble Bénouville

Voici un article et des photos envoyés par Fati; je lui cède bien volontiers la parole.

 Léon Bénouville (1860-1903), un architecte aujourd’hui un peu oublié, appartient à la génération qui a vu la naissance de l’Art nouveau. Entre 1899 et 1901, il a signé un immeuble qui, à l’angle des rues Spontini et  Général-Appert dans le XVIe arrondissement, a marqué les esprits au point d’inspirer des confrères, même hors de Paris. A Nancy par exemple, la Banque Renauld - aujourd’hui agence BNP (angles rues Chanzy et St-Jean) - est incontestablement une réminiscence du travail de Bénouville. 





Dans l’immeuble qui nous intéresse ici et qui mérite un détour, se retrouve en touches discrètes tout le vocabulaire de l’Art nouveau, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la construction. Motifs décoratifs végétaux sur les façades, les tympans des fenêtres, les ferronneries des portes, des balcons…









Et même l’habituel chat, tenant ici un pauvre petit oiseau dans sa gueule, fait lui aussi une furtive apparition. C’est le « méchant chat » repéré par Paris-bise-art qui est déjà passé par là (Clic !).







Le vestibule coudé, reliant les deux rues, est habillé de grandes plaques en grès émaillé maintenues par des rosettes métalliques. Ces plaques émanent du fidèle Alexandre Bigot, le fournisseur attitré des créateurs de l’Art nouveau. Quant aux escaliers, parce qu’il y en a deux, le principal et celui de service, leur particularité est de communiquer, dans les derniers niveaux, par une porte pourvue d’une verrière à motifs géométriques.  












Et les pavés de verre qui habillent l’escalier principal me font penser eux au Castel Béranger d’Hector Guimard ; rien d’étonnant, les deux constructions sont parfaitement contemporaines.








Mais ce qui a fait le succès de l’immeuble Bénouville c’est cette imposante tour d’angle coiffée de sa poivrière octogonale, qu’on ne peut ne pas remarquer quand on se promène dans le secteur. Elle a fait des émules. Sous  cette tour se trouve une boulangerie qui a conservé à mon avis son décor d’origine et l’ensemble de ses verrières.
Léon Bénouville est aussi l’auteur  d’autres constructions, dont deux immeubles accolés du XVIIe arrondissement ouvrant sur le 34 rue de Tocqueville et le 3 rue Léon Cosnard. La porte d’entrée de ce dernier présente une caractéristique intéressante, elle est la jumelle de celle de la rue du Général Appert.
Mais Bénouville n’a pu, en raison de sa mort prématurée, participer pleinement à l’éclosion du mouvement Art nouveau, ni encore moins évoluer par exemple vers l’Art déco comme  ce fut le cas pour d’autres architectes de sa génération.

Merci Fati pour cet article de grande qualité. Nul doute que nos lecteurs partagent mes sentiments et vont vous faire une standing ovation !
👋👋👋 

La suite de cet article, sobrement intitulé "La boulangerie de Bénouville", se trouve sur notre site Commerces-immarcescibles.

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mercredi 11 mars 2026

Les réfrigérettes du cinquième

Ce pourrait être le titre d'une bande dessinée, mais non.
Ce néologisme est une création de Dominique Lesbros dont les lecteurs de Paris-Bise-Art connaissent tous les ouvrages.


Regardez cet immeuble de la rue de Poissy.

Vous voyez ces sortes de grilles qui semblent transpercer la pierre de taille ?


Et bien ces "réfrigérettes" sont la partie visible des garde-manger !

C'était ça le confort à la fin du XIX° siècle/




 1 rue de Poissy, Paris V°.