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vendredi 29 mai 2020

Chapelle des Petits Augustins - Ecole des Beaux-arts.

Vestige bien vivant de l'ancien couvent des Petits Augustins, la chapelle date du début du XVII° siècle. Elle abrite nombre de copies et des pièces ayant appartenu à l’éphémère musée des monuments français. Visite...







Sur le côté droit de la nef, un petit espace octogonal: c'est l'ancienne chapelle des louanges, bâtie pour le château de la reine Margot (disparu).







Mais oui, c'est bien "le jugement dernier" de Michel Ange, comme à la chapelle Sixtine !


  
Le moulage en plâtre du "Colleone" de Verrocchio:












Voir les autres articles consacrés à l'Ecole des Beaux-arts: Clic !

Compte tenu des mesures de sécurité, il est moins facile aujourd'hui de pénétrer dans l'école des Beaux-arts, mais ce n'est pas impossible !

 14 rue Bonaparte, Paris VI°.

lundi 25 février 2019

Léonard aux Beaux-arts

Ainsi donc il serait possible d'admirer une œuvre de Léonard de Vinci sans se croire dans la RER aux heures d'affluence ?
En route donc vers l'école des Beaux-arts où l'on peut voir une exposition intitulée "Léonard de Vinci et la Renaissance italienne". 


C'est toujours un plaisir que d'entrer dans ce majestueux bâtiment, quand l'immense verrière joue avec le soleil....




La salle où se tient l'exposition n'est pas plus grande qu'une classe et dix personnes suffisent à la remplir:


L'avantage est qu'on est très près des dessins


Ces deux dessins sont de Raphaël:


 
Celui-ci est de Filippino Lippi:

 
Et voici le maître !
Avec cette tête de vieillard sans concession;

 
De Vinci encore, cette feuille d'études pour l'adoration des mages:


En ressortant de cette petite exposition pour spécialistes, je ne peux m'empêcher de jeter un œil à la chapelle des Petits Augustins dont la porte est ouverte !


Vous avez beau être venu vingt fois, c'est toujours un choc !



Une exposition est en cours, qui célèbre la céramique contemporaine.




L'exposition Léonard de Vinci est ouverte jusqu'au 19 avril 2019.
Entrée gratuite.

14 rue Bonaparte, Paris VI°.

vendredi 9 mars 2018

Atelier des beaux-arts de la ville de Paris

C'est un hôtel particulier du XVII° siècle situé rue Sévigné, en plein cœur du Marais. De ses fenêtres on voit le musée Carnavalet.


Ce fut une école élémentaire municipale qui vit nombre de ses élèves partir en déportation pendant la guerre; une plaque nous le rappelle.


Et bien figurez-vous que la ville de Paris, dans le cadre de son plan "Réinventer Paris II", a décidé de disposer d'un certain nombre d'immeubles vides, de terrains vagues ou de parkings. Nul doute que la mairie a en tête toute une gamme de nouvelles affectations qui seront à coup sûr ludiques, festives et onéreuses.
Le plus drôle si l'on ose dire, c'est que cet immeuble est loin d'être vide !



Il abrite les Ateliers des Beaux-arts de la ville de Paris qui, avec près de huit cents élèves, prouve chaque jour qu'il est bien actif.
Les professeurs et les syndicats soupçonnent la mairie de Paris de simplement vouloir vendre ce bien pour combler en partie le déficit municipal abyssal...

Pour vous faire une idée, lisez cet article publié sur le blog de la CGT: Clic !

Face à ce danger, les professeurs publient une lettre ouverte à destination des élus. La voici:


Gardons vivants les Ateliers Beaux-Arts de la rue de Sévigné ! 

Nous venons d'apprendre que le centre des Ateliers Beaux-Arts de Paris où nous enseignons, situé au 48, rue de Sévigné dans le troisième arrondissement fait partie du projet « réinventer Paris 2 ». 
À court terme, cela implique que d'ici deux ans environ, il sera affecté à d'autres activités et les treize ateliers le constituant seront dispersés dans des locaux aujourd'hui inconnus.

Nous voudrions vous alerter sur la façon dont cette décision a été prise : sans concertation et en niant purement et simplement la vie et l’activité déjà existante de ce centre en l’incluant dans une liste de lieux vides voire désaffectés tels que d’anciens postes de transformation, abattoirs, stations de métro, tunnels, parcs de stationnement, etc.

Nous sommes d’autant plus surpris que le dernier audit de l’inspection générale des services souligne la bonne santé des Ateliers Beaux-Arts de Paris (ABAVP) tant au service des Parisiens que du point de vue de leur coût.

Les Ateliers Beaux-Arts de Sévigné ont une histoire qui en fait une institution au sein des pratiques amateurs de la Ville de Paris. Au fil des années, le centre a acquis une réputation dépassant largement le quartier : nombre de Parisiens mais aussi de Franciliens et d'étrangers sont venus s'exercer aux différentes pratiques proposées : dessin, peinture, gravure, photographie, histoire de l'art, écriture.

Depuis plus d’un siècle, les ABAVP proposent un enseignement artistique adressé à tous, d'un niveau supérieur, correspondant à la qualité et à la diversité des 80 artistes qui y enseignent.

Répondant à une forte demande des Parisiens d'avoir un lieu central consacré à la pratique des Beaux-Arts, « Sévigné » a été créé à l'initiative de Jean Cardot, membre de l'Institut de France et inspecteur des ABAVP de 1983 à 2006. Jean Cardot avait pu convaincre Jacques Chirac, maire de Paris, de l'importance stratégique de ce lieu pour la cité. Et nous ne pouvons que nous étonner des choix d'une mairie dans la seconde moitié de sa mandature qui ferme progressivement des espaces de culture ouverts depuis tant d'années aux Parisiens.

Depuis sa création, « Sévigné » accueillera successivement le public et les professeurs du centre de la place des Vosges, autre endroit emblématique contraint de fermer ses portes en 2005, ainsi que celui de l'Hôtel de Lauzun un peu plus tard.

Sa situation géographique, dans le cœur historique de Paris a fortement contribué à son rayonnement et à son attractivité.

Nos élèves, informés de la fermeture prochaine de leurs ateliers, nous témoignent quotidiennement de leur désarroi et de leur tristesse face à la perte de cet endroit exceptionnel par son caractère historique, sa centralité, sa proximité aux musées et galeries du Marais. Celui-ci rassemble un panel d'élèves extrêmement divers et participe activement à une démocratisation des pratiques artistiques.

Bien relié par le réseau de transports en commun, il est devenu un espace de mixité sociale, ouvert à la banlieue et aux quartiers périphériques de Paris.

Si ce site ferme, n'est-ce pas la perte irrémédiable d'un certain public fort de 800 personnes, fidèle, exigeant, curieux de culture et impliqué dans la vie de la cité ?

Ensemble, avec le nouveau Carreau du Temple et l’espace des Blancs Manteaux, les Ateliers de la rue de Sévigné forment un pôle d’excellence des pratiques de la création artistique. Ensemble, ils participent au maintien des activités de création du cœur de Paris et contribuent à l’équilibre délicat de ces activités avec celles, croissantes, du luxe et du tourisme. La disparition des Ateliers Beaux-Arts de la rue de Sévigné ne risque-t-elle pas de renforcer l’image commerciale et la muséification du Marais au détriment de son identité culturelle ?

 Les Professeurs du centre Sévigné: Myriam Boccara, Véronique Masurel, Olga Rochard, Mélissa Pinon, Isabelle Geoffroy-Dechaume,
Juliano Caldeira, Eric Genevrier, Sarah Verstraeten, Pierre Lancelin, Pascal Monteil, Vincent Faou


------------------->  Une pétition est en ligne, signez-la ! Clic !


43, 46 rue Sévigné, Paris III°.

lundi 21 janvier 2013

La cour du mûrier - Couvent des Petits Augustins

Petit coin de paradis inconnu de la plupart des parisiens, la cour du mûrier se cache au sein de l'Ecole des Beaux Arts, derrière le bâtiment du mûrier.


Cette cour carrée ainsi que la chapelle adjacente (fermée lors de mes visites) sont les (beaux) restes du couvent des Petits-Augustins, fondé en 1609 par Marguerite de Navarre, la Reine Margot.


Une fois les religieux expulsés après la Révolution, le couvent servit de dépôt pour les statues et les tombeaux provenant des anciens couvents de la région.

 
On y trouve le monument aux morts de l'école:


Ces galeries sont celles de l'ancien cloître; on y voit des moulages de frises. Quelques travaux de peinture seraient les bienvenus...



Aux jours et heures d'ouverture de l'école, l'entrée par la rue Bonaparte est plutôt libre à condition toutefois de ne pas oublier que des gens travaillent ici.

Ecole des Beaux-Arts, 14 rue Bonaparte, Paris VI°.