Affichage des articles dont le libellé est Russie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Russie. Afficher tous les articles

lundi 29 novembre 2021

Retour sur les sphinges de Sébastopol

À la suite de notre récent article sur les sphinges de Sébastopol, notre lecteur Igor F. a eu la bonne idée de me mettre sur la piste des susnommées; en voici le résultat:

Ce dessin représente la bibliothèque de la Marine, très classique, édifiée au sommet de la principale colline de Sébastopol en 1844. On voit à droite la tour des vents directement inspirée de celle d'Athènes.

On le voit, ce quartier de Sébastopol était plutôt chic et bien fréquenté:

En zoomant un peu, on voit nos deux sphinges dans leur position initiale:

L'histoire est cruelle. En 1855, siège de Sébastopol par les armées françaises, britanniques et sardes... Notre bibliothèque est incendiée:

Cette gravure représente sans doute les vainqueurs réunissant leur butin. Les bas-reliefs et les statues ont été emportés (par les anglais ?), quant aux deux sphinges, vous savez ce qu'il en est.


Après la guerre, seule la tour des vents subsistera; la bibliothèque, trop endommagée, sera complètement reconstruite un peu plus loin.



La tour des vents de Sébastopol aujourd'hui.

Nos sphinges ? Elles sont désormais réunies (Clic !) entre la Seine, le Louvre et les Tuileries:

Mais je suis sûr qu'au fond d'elles-mêmes, elles eussent préféré être installées sur leur boulevard...


Et n'oublions pas notre lecteur Igor à qui nous disons Большое спасибо !

**

Rappel: Pour voir d'autres articles consacrés à la Russie, cliquez sur le libellé "Russie" ci-dessous.

Vous trouverez aussi dans le nuage de libellés (colonne de droite du blog) un libellé "orthodoxe".

***

**

*



jeudi 12 octobre 2017

Cathédrale de la Sainte-Trinité

Afin sans doute de soigner une crise de foi, notre envoyé spécial Claude P. est allé visiter la nouvelle cathédrale orthodoxe de la Sainte-Trinité.


Je laisse aux croyants la liberté de voir dans cette lumière quelque effet divin, moi je n'y voit que la réminiscence de la présence de Météo-France dont le siège social se trouvait là !


Je laisse aux spécialistes le soin de qualifier l'architecture...


À l'opposé des autres églises orthodoxes habituellement chaleureuses, ce vaste espace tout blanc est certes majestueux, mais froid.



À droite, c'est un lustre, mais à gauche je ne sais pas...



De nombreuses icones



Vous en saurez certainement plus en vous inscrivant à une visite guidée organisée par l'église. Les inscriptions se font sur ce site: Clic !






À l'extérieur, un bouleau a été planté:


C'est plutôt joli ces bulbes qui brillent au soleil:


L'alliance du sabre et du goupillon !


Merci à notre envoyé spécial Claude P. !

La cathédrale est ouverte pour les visites chaque jour de 15h00 à 19h00.

En suivant ce lien, vous verrez d'autres églises orthodoxes dans et autour de Paris.

1 quai Branly, Paris VII°.



mercredi 14 juin 2017

Musée Nicolas II

Regardez cette façade; elle ne vous dit rien ?
C'est normal.
Mais savez-vous qu'à cet emplacement, il y a plus d'un siècle, on trouvait un musée ?


À la grande époque de l'alliance franco-russe, un collectionneur - Philippe Deschamps - avait ouvert à cette adresse un musée Nicolas II.




Ce musée contenait plus de vingt mille pièces, documents et autres souvenirs. On aimerait bien savoir ce qu'ils sont devenus.


28 boulevard Poissonnière, Paris IX°.

mercredi 5 avril 2017

Une pensée pour Saint-Petersbourg

À Saint-Petersbourg comme à Paris, Madrid, Londres, Bruxelles, Nice ou New-York, les lâches s'en prennent toujours aux innocents...


lundi 28 novembre 2016

Hôtel d'Estrées

L'hôtel d'Estrées tire son nom de Madeleine-Diane de Bautru de Vaubrun, duchesse d'Estrées. Il fut construit en 1712 par Robert de Cotte, premier architecte du roi.
Après plusieurs occupants, c'est en 1863 que la Russie achète cet hôtel pour en faire son ambassade.

On pourrait presque dire que nous sommes dans un palais impérial car, par deux fois, un tsar séjourna dans cet hôtel.
En 1867 c'est Alexandre II, venu visiter l'Exposition universelle, qui recevra Napoléon III et l'impératrice Eugénie.
En octobre 1896, c'est Nicolas II et la tsarine Alexandra Fedorovna qui passent trois jours ici.

L'hôtel d'Estrées restera l'ambassade de l'URSS (sauf pendant la 2° guerre mondiale) jusqu'en 1977, date de l'inauguration du hideux cube de béton du boulevard Lannes. On continuera cependant à parler russe rue de Grenelle car après le départ des services consulaires, d'importants travaux de restauration seront menés afin de redonner à l'hôtel son cachet d'origine; c'est désormais la résidence de l'ambassadeur de Russie.


Il n'est pas si fréquent que ces hautes portes soient ouvertes; nous profitons des journées du patrimoine pour notre visite.
Dès l'entrée, les trois couleurs communes aux drapeaux russe et français sont mêlées dans un tableau symbolisant l'amitié multiséculaire franco-russe.


Les premières pièces du rez-de-chaussée constituent les appartements occupés par Nicolas II et son épouse lors de leur visite à Paris en 1896.




L'ancien bureau de l'ambassadeur est somptueux !



Notez sur le bureau la "brochette" de téléphones, bien dans la tradition soviétique.


Le salon gris présente des dessus de portes en grisaille représentant des puttis exerçant différents métiers humains.



N'oubliez pas que chez les russes, l'humour ne perd jamais ses droits !


Après avoir salué Pierre-le-grand, nous empruntons ce superbe escalier:


L'antichambre et ses lambris



Le salon doré est éblouissant !
Coupé en son milieu par quatre colonnes cannelées, il nous laisse imaginer les soirées de l'ambassadeur en robes de bal et grands uniformes...




Sous le regard bienveillant du tsar et de la tsarine !


L'ancienne grande salle à manger, aujourd'hui salon vert



Le grand salon rouge n'est rien moins que l'ancienne salle du trône de Nicolas II.




Cette plus petite salle à manger avait été redécoré en vue de la visite du tsar Alexandre III qui n'a jamais eu lieu.


En se rapprochant de la corniche, on reconnait la fameuse aigle bicéphale des armes de la Russie impériale.


Voila ! Un grand merci au personnel de l'ambassade pour son accueil et un grand merci à la Russie de prendre soin du patrimoine !
Большое спасибо и до свидания !


79 rue de Grenelle, Paris VII°.