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lundi 27 juillet 2020

Quand l'art s'efface (suite)

C'est notre lectrice Marie-Thérèse A. qui nous a signalé cette disparition; grand merci à elle !

Il semble que ce soit la nouvelle politique de la mairie de Paris: tout ce qui tend à embellir Paris doit disparaître, le beau est obsolète !


La preuve dans cette vision avant/après de la façade de l'école de la rue de Bercy, au numéro 163.


En revanche, rassurez-vous, la "fresque" en hommage au violeur de la prison d'Osny est toujours en place sur l'école de la place Jan Karsky !


vendredi 17 juillet 2020

Retour sur un mur peint.

Revenons sur l'article "Quand l'art s'efface" paru sur Paris-Bise-Art le 15 juillet 2020.

Notre confrère et néanmoins ami André Fantelin, dont le site "Paris myope" voit tout, nous envoie ces photographies du mur en question prises en 2007. Leur qualité permet de mieux apprécier le travail d'artistes que ce bestiaire constituait.









Un grand merci à André Fantelin pour ces photos.
Et n'oubliez pas d'aller vous cultiver sur Paris myope !


mercredi 15 juillet 2020

Quand l'art s'efface...

C'est Matthieu R (aka super-Matthieu) qui a attiré notre attention sur cette disparition, merci à lui !
Ce pignon blanc situé au numéro 148 rue de la Croix-Nivert dans le XV° arrondissement, était depuis trente ans orné d'un monumental trompe l’œil en forme de cabinet de curiosité dont les cases renfermaient des statuettes d'animaux.



À l'inverse de plusieurs barbouillages d'art de rue, nous étions face à une réelle oeuvre d'art, réalisée par deux architectes, Philippe De Lanouvelle et Baudouin de Renty.


Seuls subsistent deux panneaux publicitaires électrifiés Clear Channel, marque américaine chère à la mairie...


148 rue de la Croix-Nivert, Paris XV°.

mercredi 7 février 2018

Immeuble trompe l’œil

Ce vieil immeuble étroit de la rue d'Aboukir n'a rien à priori pour retenir notre attention...



Si l'on s'approche, on découvre une plaque "RATP", et pourtant nous sommes loin d'une entrée de métro...



Cet immeuble est en fait un ouvrage de ventilation du RER qui passe ici à grande profondeur (section Châtelet - Gare du Nord).


Merci aux concepteurs de n'avoir pas massacré la rue d'Aboukir en élevant un ouvrage en béton !


44 rue d'Aboukir, Paris II°.

mardi 23 août 2016

Château de Fontainebleau (13) - De la Porte dorée au Grand canal

Hors Paris

Suite de notre visite du château de Fontainebleau


Après cet excellent déjeuner, peut-être préférerez-vous ce charmant attelage à la marche à pied ?


Arrêtons-nous d'abord devant ce bâtiment, le plus haut du château. Il s'agit de l'ancienne "Porte dorée", ou plus exactement "Porte d'orée".
Doublement inspiré par les châtelets médiévaux protégeant les accès et la renaissance italienne, il fut voulu par François I° et décoré par le Primatice.


Cette porte dorée fut longtemps l'entrée principale du château, donnant accès à la cour ovale. 



Fresques signées Le Primatice



La loggia intermédiaire fut fermée sous Louis XIII car Madame de Maintenon - dont c'était l'appartement - était frileuse !


Nous nous dirigeons maintenant vers la longue allée qui longe la cour des offices.


Sous Henri IV, ce pont servait au personnel des cuisines. 


Une curiosité dans cette allée: ces fenêtres en trompe-l’œil


Toujours dans cette allée, une majestueuse porte s'ouvre à droite sur la cour ovale. C'est la porte du baptistère, édifiée là par Henri IV pour commémorer la naissance et le baptême de son fils Louis XIII.
Cette porte remplacera la porte dorée comme accès principal au palais. 


Cette même porte vue de l'intérieur de la cour ovale:


Sur cette autre vue de la cour ovale, nous tournons le dos à la porte du baptistère et faisons face au donjon, seule pièce conservée du château fort médiéval.


Un grand merci à Hana "de Prague" qui m'a envoyé les deux photos précédentes. Allez voir son blog sur Paris, c'est un des meilleurs !

Nous nous éloignons à présent du château vers l'est en direction du grand canal.


Long de 1,2 km, le grand canal fut créé sous Henri IV entre 1606 et 1609, c'est à dire soixante ans avant celui de Versailles.



Partant du bassin des cascades - à l'est du grand parterre, le grand canal court vers l'horizon en direction du village d'Avon.



Au retour, nous nous arrêterons dans le parc où cette vue si souvent peinte s'offre à nous !


Van der Meulen m'a copié !

Photo Château de Versailles, RMN-Grand Palais/J-M Manaï
à suivre...

vendredi 6 novembre 2015

Faux immeuble rue Quincampoix

Lorsqu'on tourne le dos au centre Pompidou - ce que je fais volontiers par amour du beau - on se trouve sur une sorte d'esplanade encombrée de badauds et sans grand caractère. Circulez, il n'y a rien à voir !
Rien à voir ? Pas si sûr. Regardez de plus près ce petit immeuble banal qui fait l'angle de la rue Quincampoix et de la rue Aubry le Boucher...


 Observez les fenêtres :


 Elles sont toutes peintes en trompe-l’œil.



Cet immeuble factice est en réalité une cheminée de ventilation de la voierie souterraine des halles.
 

29 rue Quincampoix, Paris IV°.

vendredi 27 septembre 2013

L'immeuble mystérieux de la rue La fayette... La gueule des Enfers ?

Rue La fayette, à deux pas de la Gare du Nord, un bel alignement d'immeubles haussmanniens typiquement parisiens.
Alors pourquoi Umberto Eco a-t-il parlé d'un immeuble mystérieux à cet endroit ? Est-ce vraiment "la gueule des Enfers" ?  (in Le Pendule de Foucault, Grasset éditeur)


Approchons-nous. Nous voyons une porte de garage et pourtant il n'y a pas de bateau... 


De près, la porte de garage est factice...


Levons la tête; nous constatons tout d'abord que le ménage n'est pas fait souvent !


Mais si nous regardons une fenêtre ouverte, que voyons-nous ? Une grille et du béton. Car cet immeuble n'est qu'une façade qui a été conservée afin de dissimuler un ouvrage d'aération du RER B.


Séquence persiflage: A l'époque où ces travaux ont été réalisés (de 1977 à 1981), on prenait grand soin à respecter l'harmonie architecturale d'un quartier. Gageons qu'aujourd'hui, à la place de cette intégration élégante, nous aurions un bloc de béton agressif plein d'angles droits comme la Ville de Paris semble les affectionner...

145 rue La fayette, Paris X°.