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dimanche 15 février 2026

Chapelle de l'hôpital Notre-Dame de Bonsecours.

Cet article était paru en 2010 sous le titre "Chapelle de l'hôpital Saint-Joseph". Mais grâce à des lecteurs attentifs que je remercie, l'erreur est corrigée !
JPD

Au beau milieu d'un hôpital sans grâce, une chapelle enserrée dans les autres bâtiments; on y accède par les couloirs de l'hôpital. Outre le calme du lieu, vous pourrez y voir une surprenante série de vitraux ainsi qu'un tableau de A.L. Dapoigny d'une folle gaîté...






















































Et un peu de joie de vivre pour terminer !










185 rue Raymond Losserand, Paris XIV°.

vendredi 17 octobre 2025

Hospice Saint-Michel - Samu social

 L'hospice Saint-Michel n'est pas dans Paris intra muros; il n'est pas en banlieue non plus... Alors où est-il ?


Il est coincé entre le boulevard périphérique et la ville de Saint-Mandé, toujours sur le territoire de Paris, mais extra muros ! 


Ce bel hôtel de style vaguement palladien a été construit par l'architecte Hippolyte Destailleur grâce au leg de Michel-Jacques Boulard, tapissier de Napoléon.


Ne vous attendez pas à Versailles, car cet endroit fut conçu dès l'abord comme un hospice qui devait pouvoir accueillir douze vieillards nécessiteux (Paris n'avait que douze arrondissements à l'époque).


Passé le hall d'entrée, deux grandes photos reproduisent deux tableaux, l'un de Charles Meynier, l'autre d'Abel de Pujol. Ces deux tableaux sont en dépôt au Louvre.



Comme il était d'usage à l'époque, une chapelle se trouve au milieu du bâtiment.



Depuis 1990, un potager profite aux pensionnaires et sert aussi à la réinsertion par le jardinage.



Cette entrée discrète mène à la crypte Boulard.



Descendons...



La légende veut que les souterrains communiquent avec les catacombes...



Dans la crypte, nous trouvons la pierre tombale de Michel-Jacques Boulard, le tapissier de Napoléon grâce à qui tout cela fut possible.


Un grand merci à Marc pour cette visite rare !

Cette adresse abrite aujourd'hui le Samu social de Paris (Clic !).

35 avenue Courteline, Paris XII°.

lundi 23 mai 2022

Jardin japonais - Aincourt

 Passionné par le Japon et séduit par les principes du Sakutei-Ki, le Docteur Hamon, directeur du centre médical de la Bucaille dans les années 70, réalise un jardin japonais pour le mieux-être des patients.

Ces aménagements ont été réalisés par les jardiniers et les ouvriers d’entretien de l’hôpital. 

Les grès aux formes curieuses ont été offerts par les cultivateurs des environs.



Aujourd’hui, le Groupement Hospitalier Intercommunal du Vexin veille avec soin à l’entretien et à la conservation de cet ensemble exceptionnel qui, avec la forêt vosgienne, n’est pas sans évoquer le jardin universaliste d’Albert Kahn à Boulogne.




Y aller le matin en semaine est un véritable enchantement; Vous êtes tout seul avec le chant des oiseaux.






Attention cependant aux bêtes sauvages ! (Des magrets, je crois)



Plus d'info sur le site.


Entrée gratuite

Rue de la Bucaille, Aincourt (Val d'Oise).

lundi 12 avril 2021

Le pavillon Gabrielle de l'hôpital Saint-Louis

Créé par Henri IV en 1605, l'hôpital Saint-Louis a conservé dans sa partie historique la formidable architecture faite de pierres et briques qui a fait dire à certains que dans sa partie centrale, c'était une place des Vosges bis qui avait été réalisée.

Mais aujourd'hui, nous nous intéresserons au Pavillon Gabrielle, ainsi nommé en hommage à Gabrielle d'Estrée, la favorite du roi. Celui-ci fut d'abord connu sous le nom de Pavillon royal, car à l'époque, toute construction d'importance se devait de pouvoir accueillir le roi.

Ce pavillon existe toujours. Situé à l'opposé de la chapelle, il délimitait le domaine de l'hôpital au sud-est. 


Devenu inutile en tant que pavillon royal, il abrita d'abord des femmes et des jeunes filles, puis finalement des hommes (dont Verlaine). Depuis 1911, il abrite les salles de garde des internes.




Les deux photos suivantes prises en 2014, attestent du bon état du bâtiment. 



Les salles de gardes étaient décorée comme il se doit dans une salle de garde...
J'ai volontairement laissé les vignettes toutes petites afin de ne pas choquer les âmes sensibles (s'il y en a); pour les autres, je me contenterai de donner le lien vers le site des internes: Clic ! (chercher les fresques).


De l'extérieur de l'hôpital et en dépit d'un environnement assez laid, notre pavillon se dressait fièrement dans l'axe de l'avenue Parmentier (vue de 2015):


Mais sur ces photos prises la semaine dernière, on voit notre pavillon maculé de gribouillis jusqu'au toit et si l'on remonte un peu le temps, on s'aperçoit que ce n'est pas de cette année.


Alors, qui tenir pour responsable ? L'APHP qui n'entretient pas ses bâtiments ? Le Ministère de la Culture qui ne vient pas souvent dans ce quartier ? La ville de Paris pour qui les tags sont de l'art contemporain ? 


Je ne connais pas d'autre endroit sur terre où des monuments du XVII° siècle sont ainsi méprisés.

1, avenue Claude-Vellefaux, Paris X°.