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mardi 1 novembre 2016

Usine élévatoire de Trilbardou (2)

Suite de notre visite 

Jetons un œil sur le canal d'amenée


Nous pénétrons à présent dans le cœur du système:


La roue Sagebien, du nom de l'ingénieur qui l'a conçue:


Quelques chiffres:
 - Mise en service le 19 avril 1868
 - 70 aubes fabriquées en sapin de Lorraine pour un total de 28 m2.
 - assemblage de 5000 boulons
 - axe en fer forgé de 17 tonnes, long de 11,50 mètres
 - jusqu'à 28 000 000 litres d'eau peuvent être montés par la roue par jour (28000 m3/jour) à une hauteur de 15 mètres.  



Vous trouverez à la fin de cet article une petite vidéo de cette roue en mouvement; c'est assez impressionnant.


La pièce suivante constitue la machine proprement dite. Toutes les pièces sont d'origine. Tout fonctionne comme au premier jour.


Notez l'élégance des bocaux remplis d'huile à l'extrémité de chaque bielle:



Au plafond, un pont roulant fonctionnant manuellement. Il peut soulever six tonnes.


À l'extérieur, plusieurs grosses pièces sont présentées au public; ici, un faucardeur:


Un peu à l'écart, une longue silhouette; c'est une "flûte d'Ourcq", long chaland à fond plat de trente mètres de long et de trois mètres de large. Ces dimensions leur permettaient de circuler sur le canal et de passer les écluses.
Notons que vers Paris, les chalands avalaient. Ils n'étaient halés qu'au retour et à vide. 


 Comme il leur était impossible de faire demi-tour, les flûtes étaient amphidromes (vite, à vos dictionnaires !)



Nous sortons du domaine pour traverser la route. Nous visons cet escalier tout raide


Au sommet, surprise, le canal ! Il est encore petit mais il coule déjà gaillardement (6 km/h).


Ces deux blocs de béton dissimulent l'arrivée des conduites venant de l'usine


Nous sommes à quinze mètres au-dessus de la Marne


Regardez s'il vous plait cette petite vidéo. Vous y verrez la roue en mouvement.


La ville de Paris a confié à des bénévoles la partie "touristique et historique" du canal. À Trilbardou par exemple, deux salariés suffisent pour s'occuper de la partie technique. Tous les autres sont des bénévoles de l'AFLO (Au fil de l'Ourcq), association pour la mise en valeur du patrimoine naturel, historique et culturel du canal de l'Ourcq et de ses affluents.
Allez voir leur site et vous saurez tout !
Vous pouvez même les soutenir !
Des visites sont organisées par l'AFLO (Clic !)

Usine élévatoire de Trilbardou (Seine et Marne). 



lundi 31 octobre 2016

Usine élévatoire de Trilbardou (1)

Et si nous allions à Trilbardou ?
Vous ne connaissez pas ? C'est à trente kilomètres du périphérique, à huit kilomètres de Meaux, mais c'est toujours Paris !
Oui, car nous sommes sur le canal de l'Ourcq, qui prendra le nom de canal Saint-Martin après le bassin de la Villette. Cas unique en France, le réseau de canaux parisiens est la propriété de la capitale. 
Alors, Porte de Pantin, la nationale 3 direction Meaux, c'est tout droit !

Le village de Trilbardou, comme tous les villages de France, a vu son commerce tué par la grande distribution, c'est dire qu'on y trouve peu de vie. Un petit tour en ville nous permet de voir l'église, de l'extérieur car fermée...


Ici une éolienne datant de 1886, inventée par Ernest-Sylvain Bollée


La grille d'honneur du château:


Les communs du château longent les bords de Marne



Bien assis sur sa terrasse et dominant la rivière, l'impressionnant château de Trilbardou est aujourd'hui utilisé par la ville de la Courneuve comme centre de vacances



À quelques centaines de mètres du château, nous découvrons le portail de l'usine élévatoire de Trilbardou


Nous pénétrons dans une vaste cour s'organisant autour d'un palmier (!). Un cadran solaire nous avertit que "les heures passent et nous seront comptées"... ambiance !
NB: J'ai bien observé le cadran solaire; je crois qu'il est en panne !


Une rangée d'arbres nous conduit vers un drapeau français, c'est par là que ça se passe.



Nous voici dans le petit musée tout moderne qui présente au rez-de-chaussée une exposition consacrée au canal dans la grande guerre.
Le portrait qui nous domine est celui du génial ingénieur Alphonse Sagebien



La visite commencera par la projection d'un film


Au fond du musée, une pièce vitrée bourrée d'électronique: c'est la salle de contrôle du canal


Nous grimpons à l'étage


On trouve sur la mezzanine diverses maquettes interactives


Le clou est sans conteste ce long diaporama représentant le canal de l'Ourcq, depuis sa naissance jusqu'à Paris


Regardez bien, on aperçoit la tour Eiffel tout au bout !


Sous un déluge, nous allons voir le barrage sur le bras principal de la Marne. La hauteur de retenue est réglable afin d'assurer à l'usine un débit d'eau satisfaisant.



à suivre...