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vendredi 26 avril 2019

Théâtre Déjazet - Acte 2

Quittons à présent la scène pour aller découvrir ce qu'on ne voit pas !



Même les escaliers sont beaux!



À la suite du maître des lieux, nous empruntons cet amusant "passage secret" reliant le théâtre à l'immeuble donnant sur le boulevard du temple par lequel nous sommes entrés.


Surprise, nous sommes à l'étage noble (le premier) de cet hôtel qui, rappelons-le, fut celui du comte d'Artois (futur Charles X). 


Encore une fois, c'est Jean Bouquin qui, découvrant ces pièces qu'il ne connaissait pas, décida de les réaménager (parquets, tentures, boiseries).



Ces pièces ont été utilisées pour différents tournages. Vous pouvez les louer pour fêter votre anniversaire (ou votre mariage, divorce, décès, etc...) !


Quelques belles pièces...



Dans une petite niche, le visage de Virginie Déjazet:





La visite touche à sa fin; mettez votre chapeau, on redescend !



Avant de partir, jetons un coup d’œil à cette issue de secours:


Nous nous trouvons dans un passage à ciel ouvert longeant le théâtre; la porte au fond donne sur la rue Béranger.
Mais regardez les arcades à gauche...


Vous retrouvez ces arcades sur cette élévation du Jeu de paume, avant que celui-ci ne devienne un théâtre:


Pour bien comprendre la disposition des lieux, élevons-nous!
Sur cette vue aérienne, vous voyez que le théâtre est encastré dans les autres immeubles.
L'entrée du public (flèche verte) se fait par l'immeuble du boulevard du Temple au premier étage duquel se trouvent les appartements du comte d'Artois.
Le passage/sortie de secours est surligné en bleu; Il donne sur un autre immeuble situé au numéro 14 rue Béranger (photo ci-dessous).



Visitez le site du théâtre: Clic !

Cette visite exceptionnelle a été rendue possible grâce à l'association Culture et Patrimoine.

Je ne peux pas terminer cet article sans remercier chaleureusement Jean Bouquin qui n'a pas ménagé sa peine pour nous faire aimer son théâtre. Sa faconde, son humour, son enthousiasme sont communicatifs; il a même été applaudi !

Théâtre Déjazet, 41 boulevard du Temple, Paris III°.

mercredi 24 avril 2019

Théâtre Déjazet - Acte 1

Habillez-vous, nous allons au théâtre !


Au théâtre Déjazet, dont vous connaissez déjà l'entrée puisqu'elle a été l'objet de notre pénultième jeu.
Ce théâtre est - si l'on excepte la Comédie française - le plus vieux théâtre de Paris (1851) encore en activité.
Avant d'être un théâtre, ce lieu était un jeu de paume construit pour le comte d'Artois.
Des 52 théâtres (oui, oui, 52 !) existant le long du boulevard du crime, seul le Déjazet a survécu, car il se trouvait du bon côté du boulevard. Tous les immeubles du côté pair ont été démolis pour construire le boulevard du Temple et la place de la république (Grands travaux du 2° empire).


Impossible de parler du théâtre Déjazet sans parler de Jean Bouquin, créateur de mode et couturier des stars dans les années soixante et soixante-dix.
C'est lui en effet qui sauva du naufrage cet endroit alors qu'il devait se transformer en supermarché. C'est lui qui, sur sa cassette personnelle, rebâtit le théâtre en totalité (salle, scène, balcon, etc...).
Et, disons-le franchement, c'est lui qui est l'âme de ce théâtre aujourd'hui.


L'entrée sur le boulevard du Temple n'est pas spectaculaire: un long couloir toujours éclairé:



Nous arrivons dans la salle aux fauteuils rouges. La jauge est de 600 places.



Tous les stucs des balcons, les tentures, les peintures sont l'oeuvre et le choix de Jean Bouquin (enfin, pas lui tout seul mais il a choisi et payé de sa poche les artisans d'art). Ces travaux eurent lieu en 1976.
C'est Coluche qui fera la réouverture en 1977.


Ce théâtre figure en bonne place dans les dix plus beaux théâtres de Paris (à juste titre).
Si cette salle vous fait penser au film de Marcel Carné "Les enfants du paradis", c'est normal: certaines scènes ont été tournées ici.



Levons les yeux vers le plafond.
C'est toute l'histoire du théâtre qui nous est contée sur ces 120 mètres carrés, avec des personnages à la Daumier.





Au-dessus de l'avant-scène, nous est narré le déménagement du boulevard du crime, ce jour où les 51 théâtres expulsés quittèrent les lieux.




Il faut se perdre dans les détails, comme ce carton où l'on a écrit "trucs" !


Outre le lieu, la personne de Jean Bouquin vaut largement la visite car, en plus de l'histoire de son théâtre, il ne sera jamais avare en anecdotes ayant trait à sa vie de couturier... Et il n'a pas la langue dans sa poche. Autant vous dire que certaines actrices ont été habillées pour l'hiver... Quoi de plus normal pour un couturier !


à suivre...

41 boulevard du Temple, Parie III°.

lundi 22 août 2016

Château de Fontainebleau (12) - Le jardin de Diane

Hors Paris

Suite de notre visite du château de Fontainebleau

Le Jardin de Diane occupe l'emplacement de l'ancien jardin privé de la reine. Il était jadis entièrement fermé par l'aile des Chevreuils et l'aile de la Volière; ces deux ailes seront détruites sous Louis-Philippe et le jardin s'ouvrira alors sur la ville.


Aujourd'hui le jardin s'articule autour de la fontaine (créée par Francini en 1603) qui a donné son nom au jardin.



Le sud du jardin est dominé par l'aile de l'appartement intérieur. Une fenêtre est aveugle: celle du boudoir turc.




A l'est, l'aile des princes qui abrite la galerie de Diane.



Au-delà de l'aile des princes, cette allée file droit vers le Grand parterre en faisant le lien avec la cour des offices (à gauche).



Les parties du jardins éloignées du château ressemblent à un parc municipal. Les bellifontains en font bon usage





A l'ouest du jardin, on retrouve la tour de l'escalier dont la "porte aux cariatides égyptiennes" (XVI° siècle) constitue un témoignage de l'architecture sous François I°.


Quelqu'un peut me dire pourquoi il y a un casque là ?



Un étonnant bâtiment vitré dénote dans cet ensemble


Il s'agit de la salle de jeu de paume (étoile bleue sur le plan), encore en service de nos jours (accès par la cour d'honneur).


Savez-vous qu'il n'existe plus que trois salles de jeu de paume en activité en France ? (Fontainebleau, Paris et Pau).


La première salle de jeu de paume avait été construite sous Henri IV, mais elle a été détruite par un incendie en 1702. La salle que nous avons sous les yeux est la deuxième du château, reconstruite en 1732 et restaurée en 1812.


Vous profiterez d'être près du centre-ville pour aller vous restaurer dans un des nombreux petits restaurants qui fleurissent le long des rues piétonnes... Car il vous faut prendre des forces, la visite n'est pas terminée !

à suivre...