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jeudi 24 novembre 2022

6 rue Laromiguière - objet non identifié

On savait Fati capable de nous envoyer des articles complets et passionnants; voilà qu'aujourd'hui, elle nous envoie un article qui oblige votre serviteur à réfléchir, et ça, ce n'est pas donné à tout le monde !

Le lieu: une paisible rue du cinquième arrondissement, derrière le Panthéon. 


Surmontant la porte du numéro 6, une bizarre structure a été apposée là, sans raison apparente autre que décorative... Qu'est-ce ?


Selon moi, l'objet en question est en bronze et non en bois. Il s'agirait probablement de la face avant d'une fontaine (le trou aurait été l'arrivée d'eau).


Mais Fati ne se contente pas de ça; la voilà qui entre dans l'immeuble !



Après un étroit couloir, une allée dessert trois jardinets où il doit faire bon prendre l'apéritif aux beaux jours !



Mais revenons dans le couloir d'entrée. Il est décoré de deux objets ronds, certainement en bois, qu'il est difficile d'identifier...




Mais soudain mon neurone se mit à fonctionner (si, si !): ça me rappelle quelque-chose...


Mais oui, rue de Seine, on voit encore une vieille enseigne similaire:


Elle est en meilleur état que celles de la rue Laromiguière...


Et si l'on veut une vision nette rien de tel que Paris myope:


Merci à Fati pour cette séance de réflexion, je suis épuisé (le manque d'habitude sans doute)...

6 rue Laromiguière, Paris V°.


mercredi 28 septembre 2022

Enseigne mystère rue Saint-Denis...

 Alors que je déambulais rue Saint-Denis à la recherche de certains lecteurs de Paris-Bise-Art qui, m'a-t-on dit, s'y attardent volontiers, je tombai en arrêt devant ce qui me semble être une ancienne enseigne: 


J'ai eu beau chercher dans mes grimoires, je n'ai rien trouvé.
Quelqu'un saura-t-il ?



Nous sommes à l'angle de la rue Saint-Denis et de la rue Berger.




lundi 14 juin 2021

Une pensée pour "Le Nègre joyeux"...

 Pour vous remettre en mémoire l'histoire de cette enseigne, je ne saurais trop vous conseiller de relire ce que Paris-Bise-Art écrivait l'année dernière: Clic !



Petit passage rapide la semaine dernière pour vérifier si Paris avait tenu sa promesse de replacer l'enseigne... et bien non !
Comme nous nous y attendions tous un peu, l'hôtel de ville a choisi de se ranger du côté de la lâcheté et de la bêtise... Nous ne reverrons plus le Nègre joyeux.


La petite fontaine ? À sec.


Place de la contrescarpe, Paris V°.


lundi 11 janvier 2021

Au planteur... taché !

 Les enseignes des magasins sont bien souvent le reflet d'une époque (révolue), mais on trouvera toujours des "âmes simples" pour avoir peur de leur reflet...

Des bouddhas de Bâmiyân à l'enseigne du "Nègre joyeux" de la rue Mouffetard, lorsque la bêtise s'allie à l'obscurantisme (toujours très liés), on peut craindre le pire...

Ici, toutes proportions gardées, nous constatons avec tristesse que l'enseigne de cet ancien marchand de café a été souillée. Je ne suis pas sûr qu'une telle action améliore le sort des populations africaines exploitées aujourd'hui par d'autres africains...




Merci à Wei Wang pour cette alerte !

10 rue des petits carreaux, Paris II°.


mercredi 9 décembre 2020

D11

 Après avoir été un restaurant latino-américain puis un bar à cocktails, cette boutique a pris le nom de D11... et je ne sais pas ce qui s'y passe !


Reconnaissons que si c'est un mécanisme de sécurité, il est plutôt sophistiqué.



Serait-ce un clin d'oeil au passé du passage qui fut longtemps le repaire des serruriers-chaudronniers et des ferrailleurs ? Il s'appelait alors "passage Sainte-Marie-Saint-Antoine". 



Merci à notre envoyé spécial Claude P pour ces photos !

41 passage Thiéré, Paris XI°.


lundi 20 avril 2020

Au cygne de la croix

Notre envoyé spécial Claude P s'est aventuré sur la rive gauche, dans des lieux de perdition comme la rue de la Huchette ou la rue Saint-Séverin...


Suivons-le justement rue Saint-Séverin, pas très loin de l'église éponyme.
Nous éviterons les charniers...



Et nous lèverons le nez devant cet immeuble fraîchement ravalé où la date de construction est bien visible:



Au niveau du premier étage, on peut encore voir cette vieille enseigne en forme de rébus:


La même avant le ravalement:


Certains vous diront qu'il s'agit de l'enseigne d'un relieur-imprimeur, d'autres qu'il s'agissait d'un estaminet, chacun choisira.
La seule chose dont je suis certain, c'est qu'il ne faut pas manger dans cette rue où les gargotes à touristes rivalisent de médiocrité !

13 rue Saint-Séverin, Paris V°.



lundi 6 janvier 2020

Le Nègre joyeux banni par la mairie de Paris. (2)

Je reproduis ci-dessous un article paru dans Paris-Bise-Art le 29 mai 2019.
Cet article est, hélas, toujours d'actualité.
Une pétition a été lancée, que je vous encourage à signer: Clic !


Quand la bêtise vient à la rescousse de l'inculture, on est sûr que l'obscurantisme avance...

***

Voici ce que le journal Le Parisien titrait ce matin:


La polémique ? L'ancienne enseigne serait apologétique de l'esclavage et du racisme.
Voyons d'abord ce que nous montrait l'excellentissime site Commerces Immarcescibles en septembre 2009:
Rappelons que cette enseigne était celle d'un marchand de café.



Que voyait-on sur cette enseigne ?

Deux personnes partageant une collation.

La femme est vêtue d'une robe élégante et d'une coiffe comme on en portait au XVIII° siècle.
Elle tient dans ses mains un plateau sur lequel on voit une cafetière en argent et des pâtisseries. Sur la table, deux tasses à café.

L'homme - tout sourire - tient à la main une carafe (le pousse-café ?).
Sa tenue vestimentaire - culotte, bas blancs, souliers de cuir - indique une position sociale élevée.


Toutes les interprétations ont été faites de ce tableau.
Certains ont cru voir une servante apportant le café à son maître; dans ce cas pourquoi deux tasses ?
D'autres ont vu un esclave au service de sa maîtresse. Un esclave en culottes et bas blancs qui prend le café avec sa maîtresse, je n'ai vu ça que chez lady Chatterley !
Toutes les hypothèses sont possibles, sauf une: il ne peut en aucun cas s'agir d'un esclave !

Et bien c'est précisément cette stupidité que certains esprits chagrins ont retenue pour réclamer la disparition de cette enseigne ! 

Cette enseigne avait déjà eu à souffrir de la bêtise humaine (jets de peinture, jets de pierres); elle devait être restaurée par la ville de Paris qui s'était engagée à la raccrocher au même endroit.
Il n'en sera donc rien, l'hôtel de ville ayant changé d'avis en se rangeant au côté de ceux qui ne supportent pas de voir deux êtres humains boire le café ensemble...

***

Pour rappel, le lien vers la pétition: Clic !

***


mercredi 29 mai 2019

Le Nègre joyeux banni par la mairie de Paris.

Quand la bêtise vient à la rescousse de l'inculture, on est sûr que l'obscurantisme avance...

***

Voici ce que le journal Le Parisien titrait ce matin:


La polémique ? L'ancienne enseigne serait apologétique de l'esclavage et du racisme.
Voyons d'abord ce que nous montrait l'excellentissime site Commerces Immarcescibles en septembre 2009:
Rappelons que cette enseigne était celle d'un marchand de café.



Que voyait-on sur cette enseigne ?

Deux personnes partageant une collation.

La femme est vêtue d'une robe élégante et d'une coiffe comme on en portait au XVIII° siècle.
Elle tient dans ses mains un plateau sur lequel on voit une cafetière en argent et des pâtisseries. Sur la table, deux tasses à café.

L'homme - tout sourire - tient à la main une carafe (le pousse-café ?).
Sa tenue vestimentaire - culotte, bas blancs, souliers de cuir - indique une position sociale élevée.


Toutes les interprétations ont été faites de ce tableau.
Certains ont cru voir une servante apportant le café à son maître; dans ce cas pourquoi deux tasses ?
D'autres ont vu un esclave au service de sa maîtresse. Un esclave en culottes et bas blancs qui prend le café avec sa maîtresse, je n'ai vu ça que chez lady Chatterley !
Toutes les hypothèses sont possibles, sauf une: il ne peut en aucun cas s'agir d'un esclave !

Et bien c'est précisément cette stupidité que certains esprits chagrins ont retenue pour réclamer la disparition de cette enseigne ! 

Cette enseigne avait déjà eu à souffrir de la bêtise humaine (jets de peinture, jets de pierres); elle devait être restaurée par la ville de Paris qui s'était engagée à la raccrocher au même endroit.
Il n'en sera donc rien, l'hôtel de ville ayant changé d'avis en se rangeant au côté de ceux qui ne supportent pas de voir deux êtres humains boire le café ensemble...

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14 rue Mouffetard, Paris V°.


jeudi 2 novembre 2017

Auberge du soleil d'or - Ruelle du soleil d'or

Au 226 rue de Vaugirard, se trouve une brasserie nommée "le Toucan". Elle s'appelait autrefois l'auberge du soleil d'or. C'est une enseigne représentant un soleil doré dans un disque bleu qui lui avait donné son nom.


Mais l'enseigne avait disparu depuis plusieurs années ainsi qu'en atteste cette capture d'écran prise en 2012:


Aujourd'hui, le soleil brille à nouveau sur la rue de Vaugirard, comme lorsque ce village ne faisait pas encore partie de la capitale.



Car cette auberge est ancienne: bâtie au début du XVIII° siècle, elle était une étape importante sur la route de Paris. C'était aussi un lieu de rendez-vous discret situé hors les murs et propice aux complots.
C'est ainsi qu'en 1791, des conspirateurs royalistes ourdirent ici un complot visant à exterminer les membres du club des Jacobins; mais le "complot du soleil d'or" échoua.
En 1796, ce sont les "conjurés du camp de Grenelle" qui se réunirent ici. Ils voulaient renverser le Directoire grâce aux régiments campés dans la plaine de Grenelle voisine. Là aussi, la conspiration échoua.
Voici une photo de la cour de l'auberge à la fin du XIX° siècle:


Dans les années vingt, plus trace de l'auberge; des commerces divers ont pris la place. C'est un lavoir installé dans la cour qui hérite de l'enseigne ensoleillée.



Mais regardez à droite de la façade de l'auberge; voyez-vous la grille ?


Elle ferme (hermétiquement) le débouché de la "ruelle du soleil d'or". Cette très ancienne voie du village de Vaugirard figure (trait bleu) sur cette carte du village en 1790 empruntée à l'Atlas historique de Paris:


Cette ruelle - dite aussi rue Cadot - est aujourd'hui une voie privée. S'il est aisé de voir sa trace depuis la rue de Vaugirard, il n'en est pas de même à son débouché rue Blomet:




Au 61 rue Blomet, à côté d'une grille donnant accès à un ensemble pur béton, on voit à droite une porte métallique verte derrière laquelle on devine notre ruelle...



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Addendum 4 novembre 2017:

C'est Matthieu R. (aka Super-Matthieu) qui nous signale cet intéressant article composé par Etienne Trouvers à propos de l'enseigne vue plus haut. Allez voir son blog (Clic !).

226 rue de Vaugirard, Paris XV°.