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mercredi 4 février 2026

L'hippodrome de Saint-Ouen

Rappelez-vous ce jeu où Nina avait brillé et qui vous présentait un morceau de la grille de l'ancien hippodrome de Saint-Ouen.

Remontons un peu le temps.

C'est à la fin du XIX° siècle que la Princesse de Beauvau-Craon, héritière du château de Saint-Ouen, décide de louer son vaste domaine à une société dont l'objet est la création d'un hippodrome.

Ce sera chose faite en octobre 1880.



En 1883, année record de l'hippodrome, ce ne sont pas moins de 63 réunions qui seront présentées au public. 





La première guerre mondiale sera fatale à notre hippodrome qui sera d'abord réquisitionné par l'armée, puis vendu.

 Les ouvriers d'Alsthom s'installent dans la place aussitôt.


Aujourd'hui, ce grand espace constitue le nouveau Saint-Ouen, le quartier des docks, mais la municipalité a tout de même souhaité conserver une trace du passé en nommant une des nouvelles artères "rue de l'hippodrome".

Et à la mairie, dans la salle où se réunit le conseil municipal, des toiles de Paul Gervais nous rappellent l'ancien Saint-Ouen et son hippodrome.

Le musée des Beaux arts de la ville de Paris conserve les originaux des études réalisées par Paul Gervais pour Saint-Ouen.


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lundi 7 juillet 2025

Le Musée des Pompiers

 Vous en souvient-il ?

Nous l'avions visité en février 2023.

Si vous avez envie d'y aller, dépêchez-vous !



 

lundi 12 février 2024

La halle des docks - Saint-Ouen

 Construite en 1922 par la société Thomson-Houston, la grande halle a échappé de justesse à la destruction. Finis les condensateurs, les transformateurs et les bobines, place aux pâtés en croûte, au poisson frais et aux demis de bière !


En effet, dans ce nouveau quartier des docks qui pousse à grande vitesse, la grande halle fait office de place du village.



Soyez indulgents, ça vient juste d'ouvrir et les plâtres sont encore frais !





Un vrai marché, une zone de buffets "cuisines du monde", et une zone "culture", voilà le programme. 




Après les vraies photos de Marc, je vous montre les Photoshops de la commune...





Merci à Marc qui est décidément partout !

Cours des Lavandières, Saint-Ouen (Seine Saint-Denis).


lundi 13 février 2023

Le musée des pompiers

 Ne cherchez pas, ce musée n'existe pas à Paris, mais nous allons quand même le visiter !

À un jet de bière de Paris, au 89 rue du docteur Bauer à Saint-Ouen, cette belle façade indique "Régiment de sapeurs pompiers", comme pour nous rappeler qu'à Paris, les Pompiers sont des militaires.


L'activité la plus visible de ce centre est la lutte contre les sinistres - et pas que les incendies - comme partout ailleurs. Mais ce qui n'est pas visible, c'est tout ce qui se passe dans les grands hangars cachés par la caserne. 


Il y a beaucoup de rouge, non ?


Amusant: dans la cour, ce pot à feu récupéré je ne sais plus où à la suite de son remplacement !


Nous entrons à présent dans le hangar principal.


C'est ici que des kilomètres de rayonnages conservent les archives des Pompiers de Paris, impeccablement classées.



Les costumières de l'Opéra seraient jalouses si elles voyaient les collections d'uniformes !


Des trésors !


Des dons, des dations, des legs...


Des trésors vous dis-je !


Devinez ce que sont ces choses protégées par du plastique...
Des modèles réduits de différents types de théâtres parisiens facilitant la mise en place des secours.


Ça brille !


Des trésors, vous répété-je !


Retour vers le hangar principal.
Nous commençons par les premiers outils ayant équipé les soldats du feu.
À droite, une vénérable pompe à bras tirée par des hommes.
À gauche, la première voiture-pompe hippomobile.


Le saviez-vous ?
Les premières voitures de pompiers automobiles étaient électriques !


Delage, Terrot, Delahaye, Laffly, autant de marques françaises disparues...



Regardez ce magnifique fourgon rouge et noir: il a été restauré, il est comme neuf !




Qui se souvient des camions Laffly (disparus en 1952) ?



Voilà la star incontestée des années cinquante/soixante: ce premier secours a équipé la totalité des casernes parisiennes et de très nombreuses en province. 
Le Hotchkiss PL 50 ne quittera le pavé parisien qu'en 1980.


La version grande échelle:


Après guerre, Berliet fut un très important constructeur de poids lourds et un important fournisseur des pompiers.
Ici, un  fourgon Incendie Normalisé Berliet GLA des années cinquante:


Berliet GBK échelle grande hauteur (45 mètres):


Connaissez-vous le surnom de ce petit camion Citroën ?
Belphégor !
Les anciens jeunes aurons reconnu le fameux regard qui faisait si peur aux enfants...


Une R4 ?
Bah oui, elle est mignonne, non ?


Créé à l'initiative des Pompiers de Paris, ce curieux engin permettait d'accéder à des endroits reculés et étroits. Ses quatre roues directrices lui permettaient de rouler "en crabe".



Eh oui, messieurs-dames, les deux roues motorisées rendent parfois des services à la société !


Encore une idée géniale des Pompiers, ce "drone" à roulettes !




Les Pompiers ont du talent !
Ornant un mur de la place d'armes de la caserne, ce casque est plus vrai que nature; agrandissez la photo.


Vous l'avez compris, ce musée n'est pas encore ouvert au public. J'ai eu la chance d'y pénétrer à l'occasion de l'opération "Paris face cachée". L'association qui nous a reçu fort aimablement travaille actuellement à mettre tout en œuvre pour une ouverture au public, mais nous sommes en France et fixer un délai serait déjà mentir...

Vous guetterez peut-être de bonnes nouvelles sur le site fesse-bouc des pompiers

Et un grand merci aux Pompiers de Paris et d'ailleurs !

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89 rue du docteur Bauer, Saint-Ouen (Seine Saint-Denis).