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vendredi 29 août 2025

Où l'on redécouvre une section de l'enceinte de Thiers.

 Si vous vous rendez porte de la Villette, placez-vous en face de la charmante petite gare de marchandises. Que voyez-vous ? Un long mur.



Avant le tramway, cet espace était un terminus intermédiaire du bus PC; la RATP y a d'ailleurs oublié quelques édicules...




Mais regardez bien au milieu de ce long mur: la partie blanche a été rajoutée à la partie brune, plus ancienne. 


Vous ne me croyez pas ? Regardez cette vue aérienne actuelle où notre mur est fléché en rouge:


Et ici cette vue aérienne ancienne où l'on voit nettement la silhouette d'un bastion et donc à gauche la portion conservée:


Porte de la Villette, Paris XIX°.

Si le sujet des enceintes de Paris vous intéresse, sachez que Paris-Bise-Art vous propose quelques soixante-seize articles qui leur sont consacrés, dont neuf spécifiques à l'enceinte de Thiers.

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mercredi 27 février 2019

Paris entre deux guerres (2)

Voici à nouveau des images extraites de très bon documentaire de France 2 "La France de l'entre-deux-guerres" (Clic !). 

Voici la rue de Belleville à son point culminant...


et le métro Télégraphe récemment inauguré (28 avril 1935).


La foule à Belleville un dimanche:


Les hauts de Belleville: 


Descendons vers les fortifications.
L'enceinte de Thiers devenue inutile est désaffectée; sa destruction s'étalera de 1919 à 1929. Sur sa trace, elle donnera à Paris la chance de pouvoir construire le boulevard périphérique.


Au-delà des "fortifs", se trouvait "la zone". Ce non vient du terme militaire "zone non ædificandi" (zone non constructible) qui définissait un espace laissé libre de 250 mètres devant les murailles.


On évalue à plus de trente mille le nombre d'habitants de ce bidonville géant.


Les mots "zone" et "zonard" viennent de là.


Intra muros mais de peu, la rue de l’Évangile avec un petit autobus à un agent (très rare à l'époque). 


En plein centre à présent, devant les halles de Baltard.
Réunis sur la même photo, une voiture des quatre saisons, un chalet de nécessité et une benne à ordure !


Ne croyez pas que nos aïeuls n'avaient pas de sentiment! La prostitution avait pignon sur rue dans les petites rues du centre...


L'église de la Madeleine n'avait pas encore fait connaissance avec le mobilier urbain hidalguien...


lundi 22 mai 2017

Square du cardinal Verdier (2)

C'était en 2012, j'avais photographié ce reste de pompe ou supposé tel, planté au beau milieu d'un square où personne ne va (Clic !).


Cinq ans plus tard, j'ai eu confirmation qu'il s'agissait bien d'une pompe à bras. Celle-ci faisait partie du bastion 73 de l'enceinte de Thiers.



La caserne n°11 desservait ce bastion 



La caserne n'est plus une caserne, mais elle en porte toujours le titre:



1 rue Thureau Dangin, Paris XV°.

mercredi 5 avril 2017

Enceinte de Thiers - Bastion numéro 1

Voulue par Adolphe Thiers alors ministre de la guerre, la dernière enceinte de Paris fut construite entre 1841 et 1844, avant que les communes périphériques soient absorbées par la capitale.
Déclassée en 1919, elle sera complètement détruite en 1929.
Si quelques vestiges subsistent çà et là (Clic! ), l'unique bastion encore intact est le numéro un, porte de Bercy.
PBA l'avait visité en 2009 (Clic !).

Penchons-nous maintenant sur ces petites fleurs, preuve que le printemps est bien arrivé:


Nous sommes sur le bastion n°1 qui avait naguère été destiné à être un espace vert accessible au public.



Je vous concède que l'environnement est un peu contraint, au milieu de l'échangeur de Bercy, mais la vue sur la Seine du haut du jardin est agréable. 


Huit ans et une municipalité plus tard, force est de constater que les exigences en matière de propreté ont évolué... dans le mauvais sens !
Sur la photo ci-dessous, le même mur pris en 2009 et en 2017:


Ayant appris incidemment que le bastion était ouvert, j'ai décidé d'emmener mon fougueux destrier brouter sur ses pentes 


Nous apercevons la porte ouverte au milieu d'un environnement si parisien...



Nous sommes à l'intérieur, il fait noir, je n'ai pas de lampe !
Je ne suis qu'à moitié rassuré...


Photos prises au flash


À mon grand étonnement, l'intérieur est relativement propre; il est vraisemblable que la porte n'est ouverte que depuis fort peu de temps.


Des tables et des chaises me font penser que les lieux ont servi à quelque association jusqu'à une époque récente.


Rappelons-nous que ces lieux laissés à l'abandon sont l'unique bastion survivant de l'enceinte de Thiers, classé Monument historique. Dans d'autres villes, on en aurait fait un musée ! 


Je retrouve la lumière du soleil, les tags et les ordures qui aujourd'hui caractérisent la ville de Paris; j'ai un peu honte pour ma ville... 


Regardez ce qu'a fait la ville de Lille d'un cadre comparable (citadelle Vauban)


et regardez ce que fait Paris...


117 boulevard Poniatowski, Paris XII°.

mardi 2 novembre 2010

Bastion 44 - Enceinte de Thiers

Nous avions déjà aperçu cette muraille servant d'appui à des outils et à des panneaux routiers. Il suffisait de déplacer quelques palettes et nous découvrons la pierre angulaire de ce bastion, portant encore son numéro: "bastion 44, construit en 1841-1842".







Accès par le chantier dont l'entrée se situe rue André Suarès, Paris XVII°.

mercredi 6 octobre 2010

Bastion 45 - Enceinte de Thiers

En lieu & place d'un dépôt de machines SNCF, ce nouveau quartier bâti autour d'un jardin nous permet de redécouvrir un tronçon oublié de l'enceinte de Thiers. Il s'agit du bastion n° 45, plaisamment intégré au square Claire Motte.















Jardin Claire Motte, rue Albert Roussel, Paris XVII°.