Voulue par Adolphe Thiers alors ministre de la guerre, la dernière enceinte de Paris fut construite entre 1841 et 1844, avant que les communes périphériques soient absorbées par la capitale.
Déclassée en 1919, elle sera complètement détruite en 1929.
Si quelques vestiges subsistent çà et là (
Clic! ), l'unique bastion encore intact est le numéro un, porte de Bercy.
PBA l'avait visité en 2009 (
Clic !).
Penchons-nous maintenant sur ces petites fleurs, preuve que le printemps est bien arrivé:
Nous sommes sur le bastion n°1 qui avait naguère été destiné à être un espace vert accessible au public.
Je vous concède que l'environnement est un peu contraint, au milieu de l'échangeur de Bercy, mais la vue sur la Seine du haut du jardin est agréable.
Huit ans et une municipalité plus tard, force est de constater que les exigences en matière de propreté ont évolué... dans le mauvais sens !
Sur la photo ci-dessous, le même mur pris en 2009 et en 2017:
Ayant appris incidemment que le bastion était ouvert, j'ai décidé d'emmener mon fougueux destrier brouter sur ses pentes
Nous apercevons la porte ouverte au milieu d'un environnement si parisien...
Nous sommes à l'intérieur, il fait noir, je n'ai pas de lampe !
Je ne suis qu'à moitié rassuré...
Photos prises au flash
À mon grand étonnement, l'intérieur est relativement propre; il est vraisemblable que la porte n'est ouverte que depuis fort peu de temps.
Des tables et des chaises me font penser que les lieux ont servi à quelque association jusqu'à une époque récente.
Rappelons-nous que ces lieux laissés à l'abandon sont l'unique bastion survivant de l'enceinte de Thiers, classé Monument historique. Dans d'autres villes, on en aurait fait un musée !
Je retrouve la lumière du soleil, les tags et les ordures qui aujourd'hui caractérisent la ville de Paris; j'ai un peu honte pour ma ville...
Regardez ce qu'a fait la ville de Lille d'un cadre comparable (citadelle Vauban)
et regardez ce que fait Paris...
117 boulevard Poniatowski, Paris XII°.