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jeudi 17 août 2017

Les fossés du Louvre

Alerté par un Louvrologue distingué (merci @Guiguiii94), je me suis rendu sur le terrain vague de la rue de l'amiral Coligny, sous la colonnade du Louvre.


Premier constat: là comme ailleurs, Paris se détruit sans bruit, tel ce balustre disparu.


Rappelons que les fossés - prévus à l'origine - n'ont été creusés qu'en 1964, par décision d'André Malraux.
Cette vue aérienne nous permet de voir distinctement les six blocs de bureaux dissimulés dans les douves:

capture d'écran Google maps

Penchons-nous donc sur ces fossés, en commençant par la partie longeant la rue de Rivoli: nous y voyons un vaste hangar où sont entreposés des blocs de pierre, des colonnes et des parpaings.


Dans la longue fosse surplombée par la colonnade, nous voyons des bureaux de chantier soigneusement empilés sur deux niveaux. Leur hauteur affleurant le niveau de la rue, on peut parfaitement ne pas les voir si l'on passe devant en voiture.


C'est du beau bureau de chantier, aux dernières normes, entièrement climatisé, avec plusieurs escaliers dont les paliers servent de fumoirs...


On y détecte même des activités culinaires...


Mais ce qui est intéressant, c'est de voir qu'en contravention à la loi, ces bâtiments ne sont pas en totalité affectés à un quelconque chantier, mais à des activités de confort comme une bibliothèque et un "espace forme"...




Un peu plus loin, une étiquette annonce le vestiaire de la société "Engie Axima", entreprise de génie climatique.



Penchons-nous enfin sur les fossés longeant les bouchons des quais: on y voit un empilement de pierres et surtout de pavés. Préparerait-on un nouveau mai 68 ?



Quand on voit la végétation qui a trouvé sa place au milieu des pavés, on se dit qu'en France, le provisoire dure longtemps !


Rue de l'amiral Coligny, Paris I°.

2 commentaires:

Miranda la souris taquine a dit…

Voyons, il ne s'agit pas de végétation mais de végétalisation ! Le tout mêlé à de l'art contemporain poétique : des sacs de pierres évoquant l'art de bâtir à travers les siècles et l'inachèvement, un symbole fort des velléités humaines.
Ne cherche pas de cartel explicatif, ça m'a semblé tellement évident que je souhaite le partager avec vous.

Ne perçois-tu donc pas l'embellissement de notre capitale grâce à ces aménagements pleins de vivr'ensemble festif ?

Bon, je retourne sur les quais, pédaler sur un vélo d'appartement... en bord de Seine. Une idée de génie de la mairie pour mieux communier avec le fleuve tout en se dépensant, l'art d'être actif tout en n'avançant pas...

JPD a dit…

Ce n'était pas la peine de descendre sur les quais bas !
On peut parfaitement être immobile sur les quais hauts, bloqué dans les bouchons municipaux !

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