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vendredi 19 janvier 2018

Du Cats'cottage de Steinlen au pavillon de Bavière

Le 8 décembre 2014, Paris-Bise-Art publiait un article consacré à un bâtiment caché qui, d'après les guides unanimes, aurait été un vestige de l'Exposition universelle de 1900.
Voici cet article in extenso; nous y ajouterons quelques réflexions à la fin.

***

 Lorsque vous regardez ce tableau d'Alfredo Müller, vous vous dites Jolie maison ! Puis vous lisez ce qui est écrit sous la peinture : "Notre chère maison de la rue Caulaincourt", et vous vous dites que cette maison a dû disparaître avec les grands travaux du tournant du XX° siècle... Et bien pas du tout !


En cherchant un peu, vous trouvez que cette peinture représente le Cats'cottage, ainsi nommé parce-que son propriétaire, le peintre Théophile-Alexandre Steinlen, partageait sa vie avec une horde de chats recueillis dans le maquis voisin.


En vous rendant sur place, au 73 rue Caulaincourt, vous ne trouverez que des immeubles bourgeois bien alignés mais pas de Cats' cottage. Lorsque ces immeubles ont été édifiés - avant 1910 - ils faisaient face au maquis de Montmartre non encore bâti.



Une des fameuses "pelles" de Philippe Starck nous confirme ce que nous savions déjà... On n'avance pas.


Heureusement, la gentillesse de Delphine - la patronne du Café de la butte - nous permet de traverser sa cuisine pour découvrir le Cats'cottage à l'arrière des immeubles bordant la rue. Merci Delphine !
(Ne cherchez pas, elle vient de vendre !).


De fil en aiguille, en parlant, nous sommes invités à entrer dans l'immeuble voisin, au 73, par une dame charmante que je remercie ici chaleureusement (sinon, le digicode et la concierge sont incorruptibles).


Enfin, nous nous trouvons face au cottage ! Trop peu de recul pour faire de belles photos car la maison est complètement enchâssée dans les immeubles voisins.


Il n'en reste pas moins un certain charme, surtout quand la porte s'ouvre pour nous permettre d'entrevoir l'escalier en bois.



Alors maintenant, j'ai un problème !
Tous les sites, les guides, les livres, et jusqu'à la pelle Starck nous affirment que le Cats'cottage est la reconstruction du pavillon de la Bavière de l'exposition universelle de 1900.
Or, d'après mes recherches, il n'y avait pas de pavillon de Bavière à l'exposition universelle de 1900 !  
Alors, comme je sais que Paris-Bise-Art a le lectorat le plus cultivé du net, je fais apppel à vos neurones pour résoudre cette énigme : Cats'cottage, pavillon de Bavière, expo de 1900, qui dit vrai ???

Une weißwurst pour les trouveurs !

***

Quatre ans se sont écoulés pendant lesquels on pouvait entendre les neurones du lectorat de Paris-Bise-Art fonctionner en surrégime...
Parmi tous les commentaires reçus à propos de cette énigme, c'est Hélène qui nous a donné la solution; je la cite:
"Il ne peut pas s'agir d'une maison "transportée" en 1900, car elle était en place en 1897 (Cf. commentaire manuscrit sur la petite eau-forte d'Alfredo Müller). L'hypothèse la plus probable est qu'il s'agit bien d'un pavillon de Bavière, mais à l'exposition universelle de 1867, l'année où Louis II de Bavière a fait transporter le pavillon mauresque à Lindenhof..."

J'avoue que cette hypothèse avait ma faveur, mais je voulais obtenir d'autres éléments pour l'étayer.
Le premier élément est ce plan de l'Exposition universelle de 1867 où l'on voit que la Bavière avait bien son propre pavillon:


C'est quand j'ai découvert le site des amis d'Alfredo Müller que ma religion fut faite: Hélène avait raison !
Lisez vous-même:


Cet article est extrait du site "Les amis d'Alfredo Müller" que je remercie.



Alors, un grand bravo à Hélène pour avoir trouvé, merci à tous ceux qui ont ajouté leur pierre à l'édifice de notre réflexion (c'est beau ce que j'écris !), et merci aux amis d'Alfredo Müller !

Il ne nous reste plus qu'à attendre les modifications sur les guides et sites parisiens, je verrais même bien une correction sur la pelle Starck !

73 rue Caulaincourt, Paris XVIII°.

2 commentaires:

Le grand barde de PBA a dit…

Magnifique

marc a dit…

Je m'attendais à un commentaire plus "prolix" du Grand Barde....l'humidité ambiante sans doute

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