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lundi 26 juin 2017

Les rideaux de fer de la rue Cavallotti

Et voici la seconde bonne raison d'aller rue Cavallotti.

L'histoire commence en 1994 quand un collectif d'artistes locaux nommé "Les gazelles" décide d'égayer les rideaux de fer de la rue Cavalotti en y peignant des reproductions de tableaux célèbres (Toulouse-Lautrec, Gauguin, Braque, etc...).

Malheureusement, ces œuvres subiront la hargne destructrice des tagueurs imbéciles (pardon pour le pléonasme) qui préfèrent une ville à leur image, c'est à dire sale et moche.

Il faudra attendre 2011 pour rendre le sourire à la rue. À l'instigation du conseil de quartier, décision est prise de recouvrir les tags par de nouvelles œuvres qui représenteront des affiches célèbres liées à la vie montmartroise. Ce sont elles que nous voyons aujourd'hui.

Aujourd'hui, l'engeance tagueuse est revenue, hélas, sous le regard bienveillant d'une ville de Paris qui a depuis longtemps abandonné l'idée d'une ville propre...


Le problème, voyez-vous, c'est qu'afin de voir les œuvres peintes, il faut que les rideaux soient baissés, et donc les boutiques fermées...


Juste à temps pour deviner un "Chat noir":


Le moulin de la galette pour une boulangerie ? C'est cohérent.



Une image du merveilleux Gaumont-Palace, détruit au profit des bétonneurs de la laideur. 







En fait, les tagueurs sont des animaux. Ils gribouillent là où ils passent comme les mammifères pissent dans les coins... 



Bonne idée le rideau de fer derrière la vitrine !




Rue Cavallotti, Paris XVIII°.

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