mercredi 31 juillet 2019

Aguiche

Bientôt sur cet écran...


Où il est question d'aéronautique, de belles voitures et d'un escalier.

Si vous passez par l'avenue Marceau, arrêtez-vous devant le numéro 79 bis.
Vous y verrez d'abord de fort belles voitures appartenant au loueur du rez-de-chaussée.



En vous approchant, vous verrez une plaque nous rappelant la mémoire de Pierre Georges Latécoère:


En levant les yeux, nous apercevons les lambris des salons Marceau


Nous nous faufilons au milieu des Bentley et autres Ferrari pour accéder à la petite cour sans grand intérêt.



Mais mon coup de cœur va évidemment à ce splendide escalier !


Photo prise derrière une vitre, d'où le reflet.


79 bis avenue Marceau, Paris XVI°.

Le Paris des nuits d'été

Regardez ce petit film de l'INA et rêvez...




Arago cul par-dessus tête

Pour connaître l'histoire des médaillons Arago, je vous suggère la lecture du toujours très documenté blog Le piéton de Paris.
Notons sur ce gros plan les lettres N et S indiquant respectivement la direction du nord et du sud:


Lorsque la société Enedis (filiale réseau EdF) achève un chantier sur le trottoir de la rue Pigalle, on repose le médaillon Arago à sa place, bravo !


Ici un selfie de Super-Matthieu qui n'est que l'ombre de lui-même:


Le problème voyez-vous, c'est que le médaillon a été reposé n'importe comment, le nord n'est plus au nord et le sud non plus !


Intrigué par la tête de cheval visible dans l'immeuble ? Regardez là !


Merci à super-Matthieu pour cet œil de lynx !

69 rue Pigalle, Paris IX°.

dimanche 28 juillet 2019

Jardin Teilhard de Chardin

C'est le 21 octobre 2015 que Paris-Bise-Art vous faisait découvrir une section de l'enceinte de Charles V (voir article ici) :


Près de trois ans après cette découverte, les projets ont abouti; un jardin remplace heureusement la vaste esplanade vide et poussiéreuse qu'on voyait là jadis.


Conformément à l'habitude actuelle, ce qu'on appelle "jardin" est un ensemble de pelouses où l'on a planté un ou deux arbres étiques... On est bien loin d'Alphand !




Quelle est d'après vous l'espérance de vie d'un rouleau de fil de cuivre oublié sur le sol parisien ?




Louable attention: on a pensé à installer une fontaine.
Questionnement franchouillard: pourquoi avoir été chercher en Espagne (Société Santa & Cole) ce qu'on devrait être capable de faire dans l'hexagone ?
Question subsidiaire: pourquoi n'a-t-elle pas d'eau ?


Difficile de contourner le square à pied; entre les travaux, les patinettes et les vélos, méfiez-vous !


Au fond, la bibliothèque de l'Arsenal:



Le point focal de ce nouveau jardin est évidemment la section de l'enceinte de Charles V mise à jour. Celle-ci - réduite à une portion congrue - se trouve en bas d'une volée de marches: 


Quand on voit l'étendue des fouilles initiales, comment ne pas penser qu'on aurait pu mettre en valeur une plus longue partie de ces vestiges.
Ne me dites pas qu'on a privilégié les mètres carrés de pelouse au détriment du patrimoine pour pouvoir se vanter de "végétaliser" Paris ! 



Honnêtement, quand vous voyez la solide porte installée là pour éviter toute violation du site, à quoi penseriez-vous si vous aviez quinze ans ? Bien sûr à vous glisser par dessus des pierres !
On en reparle dans trois mois...



Sur le trottoir, on a perdu une grille d'arbre, remplacée par ce truc hideux en bois qui réduit la place des piétons, mais ça, on s'en fout ! 


Je signale aux passionnés des enceintes de Paris qu'ils trouveront sur Paris-Bise-Art pas moins de 73 articles consacrés à celles-ci dont 10 spécifiquement à l'enceinte de Charles V. Consultez le nuage de libellés.

Square Teilhard de Chardin, Paris IV°.

vendredi 26 juillet 2019

Paris-Bise-Art sur smartphone

Je sais que beaucoup d'entre vous regardent Paris-Bise-Art sur leur smartphone.

Sachez qu'il existe deux présentations des blogs fournis par Blogger, l'une pour ordinateur, l'autre pour mobiles. Notez que je ne suis pas maître du choix de ces présentations.
La présentation pour mobile ne vous montre que la moitié gauche du blog, la partie droite du site étant purement et simplement oubliée. Je comprends donc la frustration exprimée par certains lecteurs: "il faudrait un moteur de recherche", "il faudrait des libellés (tags)", "pourquoi n'y a-t-il pas de liens ?", etc, etc...
Tous ces éléments et bien d'autres sont affichés sur la colonne de droite de Paris-Bise-Art !
Alors, utilisateurs de smartphones, n'oubliez pas de vous connecter via un ordinateur de temps en temps ! 



***
Addendum:

Je vous retransmets ce que nous dit C.F. à ce propos, merci à lui !

"En tout cas, il y a la possibilité (version portugaise de Blogger, système Android 7 sur Huawei) de cliquer sur "Voir la version web" (Annexe 1).
Ça nous rend la version avec notamment les libellés / hashtags (Annexe 2). Ce n'est pas trop lisible, mais on peut toujours agrandir. Et ça marche!
Amicalement
M. C F (Portugal)"


mercredi 24 juillet 2019

Hôtel du Grand Veneur ou hôtel d'Ecquevilly.

Au numéro 60 de la rue de Turenne, ce porche massif annonce l'Hôtel du Grand Veneur (ou d'Ecquevilly).


D'ailleurs, c'est écrit dessus !





Curieuse destinée que celle de notre hôtel.
Construit au XVII° siècle pour le chancelier de France Louis Boucherat sur les ruines d'un précédent hôtel incendié, il passera en 1733 à la famille Hennequin d'Ecquevilly qui fournissait à la cour les capitaines de la Vénerie du roi. Nous comprenons donc mieux les décorations de l'escalier et de la façade sur jardin.
L'hôtel passera ensuite de main en main pour échoir en 1823 aux Dames franciscaines de Sainte-Elisabeth qui le dénaturèrent et vendirent à l'étranger nombre de boiseries.
En 1901, les Magasins Réunis y installent leur centrale d'achat ainsi que des entrepôts, n'hésitant pas à ajouter des constructions dans la cour comme il était d'usage dans le Marais à l'époque.
Dernier avatar: La société Jacob Delafon (robinetterie et salles de bain) s'y installe jusqu'en 2007.
L'hôtel est occupé aujourd'hui par des appartements.





Héritage (le seul) de la splendeur de l'hôtel, le grand escalier et sa rampe extraordinaire.


Vous ai-je dit que j'aimais les escaliers ?






Si vous faites le tour du pâté de maisons par la rue Villehardouin puis la rue de Hesse, vous pourrez voir au fond du square Saint-Gilles la façade sur jardin de l'hôtel du Grand veneur.



Rare à Paris, un décor consacré aux instruments aratoires:


et une grosse bête !


Merci à Claude P pour ces photos (pas toutes, hein, certaines sont de moi !).

60 rue de Turenne, Paris III°.

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