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mercredi 27 février 2019

Dentelles d'éternité

Vous souvient-il des "Confidents" de Michel Goulet installés il y a trois ans dans le jardin du Palais royal ?
Et bien figurez-vous que cet authentique amoureux de Paris a récidivé pour notre plus grand bonheur !
Ce ne sont pas moins de dix-huit bancs-poèmes qui viennent d'être installés dans les allées du jardin. Mais comme le Palais royal est géré par le Centre des monuments nationaux (CMN), nous avons échappé au mobilier urbain hidalguien à base de palettes et de bouts de bois; les bancs sont d'un style bien parisien - avec une assise en fonte cependant - et chaque dossier porte un vers à son revers. Regardez:





Le surcoût de ces bancs (10 000 €) a été payé par le gouvernement québécois...
Mille mercis à nos cousins d'outre-flaque !



Au cas fort improbable où vous auriez oublié le nom de l'auteur, rassurez-vous, une plaque vous rafraîchira la mémoire !


Jardin du Palais royal, Paris I°.



Paris entre deux guerres (2)

Voici à nouveau des images extraites de très bon documentaire de France 2 "La France de l'entre-deux-guerres" (Clic !). 

Voici la rue de Belleville à son point culminant...


et le métro Télégraphe récemment inauguré (28 avril 1935).


La foule à Belleville un dimanche:


Les hauts de Belleville: 


Descendons vers les fortifications.
L'enceinte de Thiers devenue inutile est désaffectée; sa destruction s'étalera de 1919 à 1929. Sur sa trace, elle donnera à Paris la chance de pouvoir construire le boulevard périphérique.


Au-delà des "fortifs", se trouvait "la zone". Ce non vient du terme militaire "zone non ædificandi" (zone non constructible) qui définissait un espace laissé libre de 250 mètres devant les murailles.


On évalue à plus de trente mille le nombre d'habitants de ce bidonville géant.


Les mots "zone" et "zonard" viennent de là.


Intra muros mais de peu, la rue de l’Évangile avec un petit autobus à un agent (très rare à l'époque). 


En plein centre à présent, devant les halles de Baltard.
Réunis sur la même photo, une voiture des quatre saisons, un chalet de nécessité et une benne à ordure !


Ne croyez pas que nos aïeuls n'avaient pas de sentiment! La prostitution avait pignon sur rue dans les petites rues du centre...


L'église de la Madeleine n'avait pas encore fait connaissance avec le mobilier urbain hidalguien...


mardi 26 février 2019

Jeu d'hiver - Février 2019 (4) - La réponse

Entre ceux qui trouvent dans les dix minutes et ceux qui se plaignent que ce ne soit pas assez difficile, avouez que mon job est difficile !
Bien sûr, nous étions dans les très agréables jardins de l'hôpital Sainte-Anne où je rencontre fréquemment un certains nombres de lecteurs...


Bravo à tous les participants !


lundi 25 février 2019

Jeu d'hiver - Février 2019 (4)

Où suis-je ?


Bonne chance à tous !


Léonard aux Beaux-arts

Ainsi donc il serait possible d'admirer une œuvre de Léonard de Vinci sans se croire dans la RER aux heures d'affluence ?
En route donc vers l'école des Beaux-arts où l'on peut voir une exposition intitulée "Léonard de Vinci et la Renaissance italienne". 


C'est toujours un plaisir que d'entrer dans ce majestueux bâtiment, quand l'immense verrière joue avec le soleil....




La salle où se tient l'exposition n'est pas plus grande qu'une classe et dix personnes suffisent à la remplir:


L'avantage est qu'on est très près des dessins


Ces deux dessins sont de Raphaël:


 
Celui-ci est de Filippino Lippi:

 
Et voici le maître !
Avec cette tête de vieillard sans concession;

 
De Vinci encore, cette feuille d'études pour l'adoration des mages:


En ressortant de cette petite exposition pour spécialistes, je ne peux m'empêcher de jeter un œil à la chapelle des Petits Augustins dont la porte est ouverte !


Vous avez beau être venu vingt fois, c'est toujours un choc !



Une exposition est en cours, qui célèbre la céramique contemporaine.




L'exposition Léonard de Vinci est ouverte jusqu'au 19 avril 2019.
Entrée gratuite.

14 rue Bonaparte, Paris VI°.

Citroën Marbeuf

Avouez-le, vous êtes passés cent fois devant cet immeuble sans y prêter attention !


Il est vrai qu'il n'a rien de spécialement sexy...
Sachez cependant qu'il fut édifié en 1928-1929 par les architectes Léon-Emile Bazin et Albert Laprade.


Mais regardez-le de face:


Et oui, c'est le même !


Vous êtes devant le "magasin géant", concessionnaire Citroën des années trente à la guerre, à l'époque où les constructeurs automobiles rivalisaient d'audace.


La vitrine, haute de 19 mètres pour une longueur de 21 mètres, était conçue comme la scène d'un théâtre, et c'est la nuit, sous un éclairage étudié, que la vue était la plus spectaculaire. 


Les voitures étaient rangées comme des bijoux sur un présentoir:



Hélas en 1952, on "restructura" l'immeuble et on lui fit perdre ce qui faisait son originalité.
Pensez-y la prochaine fois que vous passerez par là !

ADDENDUM

Marc S. est entré dans cet immeuble et nous envoie cette photo de l'intérieur de l'atrium, merci à lui !



32/34 rue Marbeuf, Paris VIII°.

Hôtel Lalique (2)

Il y a presque dix ans (déjà !), Paris-Bise-Art s'était arrêté devant l'hôtel Lalique (Clic !).
Devant oui, mais nous n'étions pas entrés à l'époque.
Et bien aujourd'hui, grâce au talent de notre envoyé spécial Claude P, nous entrons dans ce qui fut à la fois le domicile, l'atelier et le magasin d'exposition de René Lalique.













Une grande entrée toute simple:



La rampe d'escalier n'est sans doute pas la plus belle que nous ayons vue, mais c'est certainement la plus originale.




Un ascenseur en Lalique, ça c'est chic !



Merci à Claude P. !

40 cours Albert I°, Paris VIII°.

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