lundi 6 janvier 2020

Rencontre incongrue

C'est avec la plus grande circonspection que je poste avec retard ces photographies envoyées par notre envoyé spécial Claude P.  En effet, la dernière fois que celui-ci nous avait posté des photos des travaux de Notre-Dame, c'était le  12 avril et vous savez ce qu'il advint le 15...
A posteriori, je dois avouer que je n'étais (et ne suis) pas très fier de mon titre: "La démolition de Notre-Dame a commencé"...

Toujours est-il que notre envoyé spécial, sans doute ému par la candeur des grues, a recommencé; je le suis dans sa démarche courageuse, nous verrons bien s'il a un don de prémonition...






Merci à Claude P pour ces photos !


Propreté rue de Clignancourt ?

Après huit semaines de prières, le miracle de Noël a bien eu lieu rue de Clignancourt.
Les barrières oubliées entourant une poubelle oubliée, tout ça c'est du passé !


D'un coup de balai magique, la rue a donc retrouvé son éclat !


Youpi, me direz-vous !
Certes, certes, youpi... Quoi que...


Cette photo prise quelques instants après le "nettoyage" montre l'état de "propreté" souhaité par la ville de Paris.
C'est repoussant ? Sale ? Ni fait ni à faire ? Vous avez raison.
Mais c'est le standard de propreté de la mairie.
Je n'aimerais pas voir l'état de leur domicile !
Nos édiles sont des porcs.


Rue de Clignancourt, Paris XVIII°.

Villa Hardy

Dix ans !
Cela faisait dix ans qu'à chacun de mes passages rue des Pyrénées, je faisais le détour par la rue Stendhal en espérant voir s'ouvrir la porte mystérieuse...


Car au pied d'un immeuble plutôt passe-partout, une plaque m’intriguait: Villa Hardy, voie privée...


Oh, j'avais bien tenté de jeter un oeil par-dessus la grille (pas facile)... On n'apercevait qu'une sorte de couloir tout en longueur...


On observera au passage que la façade a vu disparaître une boutique selon la méthode du "pas vu pas pris"... mais une constante tellement parisienne: la poubelle !


Et puis un beau jour (ou était-ce une nuit...), alors que je n'espérais plus rien de la vie... Oui, enfin j'avais choppé la crève, c'était la semaine dernière,  je passais dans mon ancien quartier encore une fois, LA rencontre, un sourire, quelques mots et j'avais la permission d'entrer ! Mille mercis à mon bienfaiteur.


Nous entrons dans un corridor indépendant de l'immeuble qui, après être passé sous deux bâtiments, débouche sur la campagne !


La partie droite n'est qu'un long mur:


Difficile, à moins d'utiliser Faux-taux-choppe, d'oublier les monstruosités bétonneuses qui nous encerclent...


Imaginez la même photo prise en été, quand les glycines pendouillent et que la vigne vierge glandouille (désolé, pas d'autre mot sous la main).



Hélas, c'est déjà le bout du chemin...


Attention, le danger nous guette !



Nous revenons sur nos pas; la grande ville est tout là-bas...




Le nom de cette villa, si l'on en croit le site de la ville de Paris, aurait été choisi en 1930 par les habitants-riverains du passage.
Certains sites affirment que c'était pour honorer un poète et auteur dramatique français, Alexandre Hardy (1570-1632)... Moi je veux bien...
Mais connaissant la sociologie de ces passages au début du XX° siècle, je vois mal les habitants choisir un dramaturge du XVII° siècle ! Honnêtement, vous le connaissiez, vous, cet Alexandre Hardy ? Moi pas en tous cas.
Non, je pense, n'en déplaise à mes confrères, que dans ce cas comme dans de nombreux autres, on a choisi le nom d'un propriétaire, et pis c'est tout ! 


Elle va me manquer cette porte, pendant les dix ans qui viennent !


Villa Hardy, 44 rue Stendhal, Paris XX°.

Le Nègre joyeux banni par la mairie de Paris. (2)

Je reproduis ci-dessous un article paru dans Paris-Bise-Art le 29 mai 2019.
Cet article est, hélas, toujours d'actualité.
Une pétition a été lancée, que je vous encourage à signer: Clic !


Quand la bêtise vient à la rescousse de l'inculture, on est sûr que l'obscurantisme avance...

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Voici ce que le journal Le Parisien titrait ce matin:


La polémique ? L'ancienne enseigne serait apologétique de l'esclavage et du racisme.
Voyons d'abord ce que nous montrait l'excellentissime site Commerces Immarcescibles en septembre 2009:
Rappelons que cette enseigne était celle d'un marchand de café.



Que voyait-on sur cette enseigne ?

Deux personnes partageant une collation.

La femme est vêtue d'une robe élégante et d'une coiffe comme on en portait au XVIII° siècle.
Elle tient dans ses mains un plateau sur lequel on voit une cafetière en argent et des pâtisseries. Sur la table, deux tasses à café.

L'homme - tout sourire - tient à la main une carafe (le pousse-café ?).
Sa tenue vestimentaire - culotte, bas blancs, souliers de cuir - indique une position sociale élevée.


Toutes les interprétations ont été faites de ce tableau.
Certains ont cru voir une servante apportant le café à son maître; dans ce cas pourquoi deux tasses ?
D'autres ont vu un esclave au service de sa maîtresse. Un esclave en culottes et bas blancs qui prend le café avec sa maîtresse, je n'ai vu ça que chez lady Chatterley !
Toutes les hypothèses sont possibles, sauf une: il ne peut en aucun cas s'agir d'un esclave !

Et bien c'est précisément cette stupidité que certains esprits chagrins ont retenue pour réclamer la disparition de cette enseigne ! 

Cette enseigne avait déjà eu à souffrir de la bêtise humaine (jets de peinture, jets de pierres); elle devait être restaurée par la ville de Paris qui s'était engagée à la raccrocher au même endroit.
Il n'en sera donc rien, l'hôtel de ville ayant changé d'avis en se rangeant au côté de ceux qui ne supportent pas de voir deux êtres humains boire le café ensemble...

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Pour rappel, le lien vers la pétition: Clic !

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jeudi 2 janvier 2020

Selfie du jour.

Une photo vaut mieux qu'un long discours, dit-on.
Et bien, voici mon selfie du jour !