lundi 2 mars 2020

Jeu d'hiver - Mars 2020 (1)

Est-ce un chameau ou un dromadaire ? Vous savez, mais ce n'était pas la question !
Dites-moi plutôt où j'ai pris cette photo.


Bonne chance à tous !


Des batraciens dans le canal !

Je prends grand soin de ne pas me mêler de la campagne électorale qui s'annonce, mais il faut parfois se faire violence et je crois pouvoir dire sans me tromper que j'ai trouvé la solution aux problèmes des parisiens. 
Je ne connais pas cette candidate, je ne veux pas savoir qui elle soutiendrait pour le poste de maire de Paris, mais je pense qu'elle ne peut que gagner avec de telles promesses:


Bon, d'accord, je plains les riverains du canal Saint-Martin qui, lors des périodes de rut, devront fermer leurs fenêtres pour échapper aux coassements des bestioles... En voici un extrait:


Encore une fois, bravo madame Cordebard pour votre initiative qui convaincra - j'en suis sûr - les parisiens de voter pour vous et j'ose le dire: avec des élus tels que vous, notre ville qui était au bord du gouffre, va faire un grand pas en avant !

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Place Gambetta

Le 25 janvier 1905, le métropolitain arrivait place Gambetta, alors terminus de la ligne 3 Villiers-Gambetta. On restructura aussitôt la place afin de rendre commodes les correspondances Métro-bus; c'était une époque où l'on se souciait des gens...



Cette place resta en l'état pendant plus d'un siècle, vivant au rythme de ses autobus, de ses terrasses de cafés et ombragée par quelques arbres.
Ce n'était pas la plus belle place de Paris, mais une certaine harmonie s'en dégageait.




En 1992, une fontaine fut installée au centre de la place. On doit sa réalisation à l'architecte Alfred Gindre, au plasticien Jean Dismier et au maître- verrier Jean-Louis Rousselet.


Hélas, l'eau et le verre non nettoyé ne font pas bon ménage; très vite, les plaques de verre ont blanchi... Pour ne pas savoir ça, il faut croire que les décideurs ne font pas souvent la vaisselle !



Mais le dernier malheur en date de notre pauvre place est venu d'une municipalité ne sachant plus que faire pour enlaidir Paris: des sortes de barrières en bois en forme d'excroissances ont été plantées dans le bitume, donnant une impression de travaux en cours incompréhensible...


On y a posé un de ces affreux nouveaux kiosques à journaux qui reste fermé mais qui n'est là que pour montrer à tous ses panneaux lumineux de publicités...


Côté circulation, la rue des Gatines, qui absorbait une grande partie du trafic vers le centre de Paris, est désormais obstruée pour permettre le stationnement des voitures de police...


La mairie n'ayant pas réussi à supprimer les entrées de métro, elle les a plus ou moins masquées derrière des vélos et des pots de fleurs.



Ah, excusez-moi, j'ai cru que c'était un pot de fleur, c'est en fait un cendrier-poubelle végétalisé !


Chose curieuse pour l'ancien habitant du quartier que je suis: il n'y a plus d'autobus sur la place !
Tous les arrêts (passage ou terminus) ont été rejetés à la périphérie de la place, ce qui oblige les personnes âgées ou les PMR à crapahuter autour de la mairie...
Ce n'est pas la première fois que je l'observe, mais il semble que dans la folie de "reconstruction" de la mairie, les piétons, les personnes âgées, les PMR, ainsi que tous les autres sont complètement ignorés par nos édiles. 
La priorité est clairement donnée aux moyens de transports individuels (à 2 ou 4 roues) au détriment des transports en commun; si ça, ce n'est pas du changement !


Pour aller chercher son autobus, il vous faudra désormais longer la mairie du XX° par la rue Belgrand. Vous admirerez au passage cette fontaine Wallace rouge en face du cinéma.


Vous constaterez comme moi l'absence de grilles d'arbres...



Les services municipaux ont tout de même pensé aux aveugles: ils leur ont installé une bande podotactile de guidage... qui ne va nulle part ! Les farceurs !


C'est derrière la mairie, rue du Japon, que les arrêts de bus ont pris place.


On y trouve aussi les uniques places de stationnement, mais elles sont réservées aux gens qui travaillent... Non, je plaisante, elles sont réservées aux employés de la mairie ! 


Place Gambetta, Paris XX°.

vendredi 28 février 2020

Pavillon Vendôme

Quand Marc S. organise un dîner, il se met en quête d'un endroit original. Je crois qu'il l'a trouvé au numéro 7 place Vendôme, ancienne banque suédoise puis française, aujourd'hui fleuron de la société Potel et Chabot. 



Cette ancienne salle des coffres offre un espace original où, si l'on n'est pas claustrophobe, on éprouve un net sentiment de sécurité !






Merci à Marc pour ces photos.


7 place Vendôme, Paris I°.

Collège Saint-Sulpice

Dans un quartier où les immeubles moches sont rares, il a fallu que je pointe mon groin vers cette entrée cochère sans intérêt...
Quand on pense que le sculpteur Falguière a habité à cet endroit...


J'étais dans le passage menant à un lycée-collège privé.


C'est ce bâtiment à tourelle qui me fit approcher:



et j'avoue - ou devrais-je dire je confesse ? - que cette grande inscription m'a amusé !



68 rue d'Assas, Paris VI°.


mercredi 26 février 2020

L'auberge de jeunesse disparue

J'étais depuis longtemps intrigué par cette adresse où récemment encore, on trouvait une auberge de jeunesse, et où la Base Mérimée parlait de vestiges de l'enceinte de Philippe-Auguste...
Le problème voyez-vous, c'est que lorsque je me suis décidé à visiter cet endroit, la porte était close et toute activité avait disparu...


L'auberge de jeunesse, on en trouve trace sur le ouaibe, ça avait l'air plutôt sympa...


Après moult passages sans succès, j'appris que des travaux devaient avoir lieu; il me fallait donc redoubler de vigilance. Mon fougueux destrier était arrivé à connaître le chemin par cœur !
Et puis un beau matin, la porte ouverte !
Ruons-y nous (ou ruons-nous y, je ne sais jamais).


Au rez-de-chaussée, une première grande salle sous verrière où nous reconnaissons les images de l'auberge de jeunesse. Ce doit être une ancienne cour couverte.



Plus loin, toujours au rez-de-chaussée, une deuxième grande salle sous une verrière d'un autre type:



Cette pièce devait être le réfectoire car d'autres pièces techniques l'entourent (cuisine, toilettes, etc...).


Rien dans les étages ne subsiste du passé. Tout est cloison, placo, etc...



La seule belle pièce survivante est cet escalier qui a surement connu des jours meilleurs...


Et mon enceinte de Philippe-Auguste, elle est où ?
Nulle part à l'évidence. Cependant, si l'on observe soigneusement la vue aérienne ci-dessous, on voit les deux cours figurées par une étoile orange et nos bâtiments qui viennent buter sur l'empreinte d'une tour de l'enceinte bien connue par ailleurs (Clic !) et figurée ici par une flèche verte. Celle-ci est visible de la rue du Louvre, mais elle est incluse dans la parcelle cadastrale du 20 rue Jean-Jacques Rousseau, cqfd.



20 rue Jean-Jacques Rousseau, Paris I°.