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lundi 18 juin 2018

Un escalier rue Christine

Lorsque Marc S. se promène rue Christine, il n'oublie jamais de glisser un œil dans une jolie cour, au cas où...
Au numéro 5, bingo !



Vous ai-je dit que j'aimais les escaliers ?




Merci Marc pour ces photos !

5 rue Christine, Paris VI°.

Que deviennent les grilles d'arbres ?

On comprend mal la raison qui pousse la mairie de Paris à retirer les grilles d'arbres de nos trottoirs. Cet élément si parisien du petit patrimoine identifiait à coup sûr une photo comme étant parisienne, tout comme les boîtes à lettres, les feux rouges ou les bancs publics.
Et bien figurez-vous que Paris-Bise-Art a peut-être trouvé la réponse !

Nous nous trouvons devant le numéro 151 rue du faubourg poissonnière, où la ville de Paris avait racheté un immeuble doublé d'un garage afin d'en faire des logements.
Le chantier terminé, nous constatons que le porche en bois a été remplacé par des grilles, sans doute pour donner à l'ensemble un petit côté carcéral...


J'aimerais bien connaître le prix auquel ce porche a été vendu et surtout qui a empoché le produit de la vente...


On critique le façadisme, mais ça nous épargne au moins les cubes pur béton et autres angles aigus...


Oubliée l'entrée haussmannienne, on se croirait à Fleury-Mérogis ! C'est gai !


Mais que vois-je dans la courette ?



Vous ne rêvez pas ! Ces quelques étiques brins d'herbes ont été planté au milieu de grilles d'arbres en fonte... Mais il n'y a pas d'arbre !


Je n'envie pas la personne qui aura la charge de nettoyer tout ça...


Dons, je résume:
Dans les rues, on enlève les grilles d'arbres pour créer des bacs de boue ou des décharges, cependant qu'on achète des grilles d'arbres neuves pour décorer une cour privée où il n'y a pas d'arbre...
Vous avez dit Kafka ? 


J'avais bien parlé d'architecture carcérale, non ?


151 rue du faubourg poissonnière, Paris IX°.

Le jardin des jeunes pouces (3)

Il y a un an, nous assistions au massacre du jardin des "jeunes pouces" par la mairie de Paris dûment assistée par les forces de l'ordre.
Voir les deux articles à ce propos: Clic !
Un an après, repassant par là, j'ai voulu voir pourquoi cette décision liberticide avait été prise... voici les photos:


Un cadenas condamne toujours la porte; la végétation envahit tout:


Même le vieux puits disparaît dans les feuillages; survivra-t-il ?


Donc, si nous résumons: deux ans de privation de jouissance pour les habitants qui entretenaient ce terrain... Pour satisfaire l'ego surdimensionné de madame Hidalgo qui ne supporte pas qu'on lui résiste.

7 passage de la Folie Regnault, Paris XI°.

La rue parisienne 39-40

Nouveauté pour cet opus de notre grand feuilleton "La rue parisienne": madame Hidalgo a dit que la propreté était sa priorité, ce qui prouve une belle constance puisqu'elle nous dit la même chose depuis quatre ans...
Mais il n'y a pas que la communication dans la vie, il y a aussi la réalité ! Et la réalité, la voici:

Comme toujours, la végétalisation des pieds d'arbres est un vrai succès:


Une pensée pour les rats à qui la ville aménage des petits coins tranquilles:


Si un jour, ce mur est propre, j'épouse madame Hidalgo! 


Nous aurons déjà le lit pour la nuit de noce:


et même une canne pour nos vieux jours !


Un jour sous la pluie, un jour sous le soleil, les ordures restent !
Demain, j'arrête la bière...



vendredi 15 juin 2018

Osmose: des animaux à l'université

Plus fort que Parcoursup, Paris-Bise-Art vous emmène à l'université !

C'est en effet à l'université de Paris1 Panthéon-Sorbonne que Sophie Verger expose ses sculptures en bronze ou en grès. Vous y verrez de grosses bêtes (ours, girafes, éléphants, etc...) dans des postures surréalistes ou bizarroïdes, mais toujours amusantes.
Outre l'intérêt de cette exposition, vous vous doutez bien que la possibilité d'une visite dans un lieu habituellement fermé au public m'a titillé...
C'est donc dans la cour d'honneur que commence notre visite. Je me suis efforcé de ne pas photographier les étudiants.







Saluez s'il vous plait Jacques Cujas au pied de ce bel escalier:


Nous voici à présent dans la galerie Soufflot basse:



Nous suivons ces drôles de bêtes et montons au premier étage:



C'est dans la galerie Soufflot haute que sont exposées la plupart des œuvres.



Avouez qu'ils sont mignons !


Pour descendre, nous empruntons l'escalier d'honneur surplombé par cette curieuse peinture franco-belge...


La voûte sommitale de cet escalier est étrange:


Le travail du fer rend cet escalier unique !


Pour comprendre cette photo ratée, je suis en bas et je regarde vers le haut !
Vous ai-je dit que j'aimais les escaliers ?


Alors, il n'est pas beau mon escalier ?



Entrée gratuite.

Du lundi au samedi de 8h à 20h.

Attention: Eu égard au plan Vigipirate et aux désordres estudiantins, les vigiles contrôlant l'entrée de l'université ne sont pas toujours au courant de l'existence de l'exposition. Ils ont pour consigne de n'autoriser que les étudiants et les professeurs. En cas de difficulté à l'entrée, ne renoncez pas et faites appeler le service "communication" de l'université.

L'exposition se termine le 29 juin 2018.

12 place du Panthéon, Paris V°.

mercredi 13 juin 2018

Passage des Gravilliers

Cette ancienne voie privée ouverte en 1829 nous plonge dans le Paris des artisans et des ateliers. Il relie la rue Chapon (N°10) et la rue des Gravilliers (n°19).



On n'y trouve plus d'atelier de mécanique bien sûr, mais le décor est resté




Il suffirait de presque rien pour redonner vie à ce passage




On appréciera à leur juste valeur les efforts déployés par la municipalité pour maintenir ce passage propre...



Relie le 10 rue Chapon et le 19 rue des Gravilliers, Paris III°.

***

ADDENDUM

J'ajoute la photographie suivante qui nous montre cette même extrémité du passage doté d'une "décoration" différente.
C'est notre lectrice Faustine qui nous l'envoie; comme elle, je la trouve moins moche (ou plus belle) que la mienne !
Merci Faustine !


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