mercredi 7 octobre 2020

Rassemblement place de l'hôtel de ville - Les photos

 Le temps n'était pas de la fête mais ce sont tout de même une grosse centaine de courageux qui s'étaient donné rendez-vous devant l'hôtel de ville où se tenait une séance du conseil.


Comme dans un inventaire à la Prévert, l'ensemble des préoccupations des parisiens était là: la sécurité, la saleté, les dealers de drogue, les drogués eux-mêmes et leurs errances, le harcèlement de rue, la circulation, etc, etc...



Les principaux quartiers en souffrance étaient représentés: Stalingrad, La Chapelle, Château rouge, Place des fêtes, Porte d'Aubervilliers, Rosa Parks, etc... et tout le nord-est parisien.



Quelques politiques avaient eu le courage (ou la courtoisie) de venir à la rencontre des manifestants; citons Aurélien Véron, Marie Toubiana, Rudolph Granier, Pierre Liscia, etc... Merci à eux.

Incontournable, le drame de la rue de Trévise et les manœuvres de la maire de Paris pour le taire. Hommage à ces femmes remarquables qui se battent contre la mairie de Paris, mais qui gardent la tête haute en dépit de leurs souffrances.
















Amusant, l'épisode de la fenêtre: le vacarme étant parvenu aux oreilles des puissants, on vit s'ouvrir une fenêtre de l'hôtel de ville. À l'intérieur, on reconnait Ian Brossat qui, je vous rassure, n'est pas venu vers les manifestants...



Et la fenêtre se referma...





Ambiance (mettez le son)!


Un grand coup de chapeau aux jeunes et aux moins jeunes qui ont bravé les éléments pour exprimer leur souffrance devant une mairie sourde à leurs appels.

À la prochaine fois !

***


lundi 5 octobre 2020

De Catherine de Médicis à François Pinault, de l'hôtel de Soissons à la Bourse du Commerce.

 Lorsqu'en 1572, Catherine de Médicis abandonne les Tuileries, elle s'installe dans l'hôtel d'Albret, sorte de demeure faite d'un assemblage hétéroclite de plusieurs maisons.

La reine-mère se trouvant un peu à l'étroit, fit déplacer un couvent, fermer une rue et décida de faire construire un vrai palais par l'architecte Jean Bullant. Ce sera l'hôtel de Soissons.

Amusant à savoir: le terrain étant régulièrement victime des crues de la Seine, il fut décidé d'exhausser le sol de près de cinq mètres pour mettre le palais à l'abri.


Si vous regardez bien cet extrait du plan de Turgot (1758), vous verrez la colonne de Médicis dépasser du toit à la verticale du premier S de Soissons:


La façade sur jardin de l'hôtel de Soissons:


Après la mort de Catherine de Médicis (1589), l'hôtel passa de main en main jusqu'à son rachat et sa destruction par la prévôté de Paris.

À noter: la colonne de Médicis ne fut pas vendue avec l'hôtel. Elle en est aujourd'hui le seul vestige.


La halle aux blés était un grand bâtiment circulaire composé de deux anneaux encerclant une cour centrale. D'abord laissée à l'air libre, celle-ci fut couverte par une charpente en bois avec des vitres en 1782.


Après un incendie en 1802, on reconstruisit la coupole en fonte.




Nouvel incendie en 1854 qui conduit à la fermeture définitive de la halle aux blés en 1873. Le bâtiment est alors cédé à la Chambre de Commerce qui décide de le transformer en Bourse de Commerce.


Les travaux donnèrent lieu à plusieurs photographies et même une peinture !


La structure circulaire du bâtiment fut conservée; la verrière remplacée.






L'activité boursière se développa avec les marchés à terme sur de nombreux produits (soja, colza, sucre, cacao, etc...) et perdura jusqu'en 1998. Elle est depuis lors assurée sous forme informatique par Euronext.


Pour voir l'intérieur de la Bourse de commerce avant transformations, voyez cet article de Paris-Bise-Art.



Depuis 2016 et un accord entre la mairie de Paris et l'homme d'affaires François Pinault, de vastes travaux ont été entrepris pour transformer la Bourse de commerce en lieu d'exposition de la "Collection Pinault", mais ceci est une autre histoire...


Rue de Viarmes, Paris I°.


Des Petits ménages à Corentin Celton

 Hors Paris

C'est un long bâtiment sans âme, comme un souvenir de ce que fut Issy-les-Moulineaux il y a quelques décennies... Au centre, un porche ouvert au-dessus duquel est inscrit "Maison de retraite Corentin Celton", et comme un vision de verdure... Il n'en fallait pas plus pour que j'enjoigne à mon fougueux destrier de s'arrêter en bord de chemin et de m'attendre en broutant...


Nous entrons, non sans utiliser le superbe décrottoir.


Les cartes postales sont là pour nous rappeler ce qu'était un hospice jadis:


Aujourd'hui, nous nous trouvons au milieu d'un jardin impeccablement entretenu qui se nomme "le jardin des mille roses" (je n'ai pas recompté).


Alors qu'à un jet de bière, Paris se dessèche, ici l'herbe est verte et les bassins sont en eau !



Même si le secteur hospitalier subsiste, les jardins ont été "municipalisés" et ce désormais jardin public a été rendu traversant.



Au bout de ce qui fut l'allée d'honneur de l'hôpital, se dresse la chapelle qui est désormais l'église Saint-Sauveur consacrée au culte maronite. Elle était fermée lors de mon passage.





Les galeries couvertes reliaient les différents bâtiments de l'hospice, bien dans la tradition hygiéniste du second empire.






Dans le jardin, une œuvre d'art amusante de l'artiste Ivan KOŽARIĆ représentant le poète croate Antun Gustav MATOŠ.




Vous voyez que pour échapper à un Paris aujourd'hui sinistre, on peut trouver à peu de distance des endroits bien agréables !



51 rue Guynemer ou Parvis Corentin Celton, Issy-les-Moulineaux (Hauts de Seine).


vendredi 2 octobre 2020

Villa Etienne Marey

 Au fin fond du vingtième arrondissement, équidistant du square Séverine et du métro Pelleport, une toute petite impasse se fait discrète: la villa Etienne Marey.


Personne ne parle d'elle, c'est très injuste, et Paris-Bise-Art souhaitait réparer cette injustice !


Il n'y a rien de spécial à voir, pas de grand monument, mais une certaine ambiance... fleurie:




Villa Etienne Marey, Paris XX°.


Jeu de l'automne - Septembre 2020 (2)

Sur une suggestion judicieuse de Marc S, voici un jeu un peu particulier:

seuls peuvent y répondre ceux qui ont les mots "barde" et "grand" dans leur pseudonyme.

Où ai-je pris cette photographie ?


Bonne chance !