lundi 7 août 2017

Château de Vaux-le-Vicomte (4)

Hors Paris

Suite de notre visite.

Pénétrons à présent dans l'antichambre d'Hercule.


Sur les deux tables ovales, deux bronzes du XVII° d'après Jean de Bologne: Hercule terrassant Acheloos, et Hercule vainqueur de Nessus.
Au-dessus de la cheminée, Agar chassée par Abraham, par Lazzaro Baldi.


Un plafond à couper le souffle: Triomphe d'Hercule attendu sur l'Olympe, par Charles Le Brun.



Le grand salon est l'espace emblématique de Vaux-le-Vicomte.
Sa forme ovale était une novation pour l'époque. Ses dimensions étaient (sont) impressionnantes: 19 mètres de long et 14 mètres de large, mais surtout 18 mètres de haut, soit la hauteur d'un immeuble de six étages.


L'ensemble du décor est l'œuvre de Le Brun. 


Les seize termes supportant la corniche figurent les signes du zodiaque et les quatre saisons.


La fresque pensée pour le plafond est malheureusement restée à l'état de projet. Il était prévu une représentation du "Palais du Soleil" dont Apollon/Fouquet aurait été le centre.


L'actuel ciel où plane un aigle n'a été peint qu'au XIX° siècle. Il est l'oeuvre de Charles Séchan.


Au XVII° siècle, il n'y avait ni portes ni fenêtres dans le grand salon, ce qui en faisait un espace traversant donnant sur les jardins, fort agréable à la belle saison, mais cause de nombreux désagréments au cœur de l'hiver. On imagine les courants d'air !


Nous entrons maintenant dans la chambre du roi protégée du soleil matinal par ses volets fermés. À gauche, réduction en bronze de la statue équestre de Louis XIV de la place Vendôme (Girardon).


À gauche de la cheminée, portrait équestre de Louis XIV par Houasse.



Au centre du plafond, "Le temps enlevant au ciel la vérité", par Charles Le Brun.





Il suffit d'un volet ouvert pour découvrir les détails...



L'antichambre du roi n'est pas mal non plus...
Exceptionnel bureau en ébène par Boulle.


Le corps de bibliothèques a été mis en place par le duc de Praslin.


Le décor du plafond, inspiré par Charles Le Brun, combine des sujets en trompe l’œil et des décorations en stuc peint ou doré.
Le sujet central n'a été exécuté qu'au XIX° siècle, ayant été laissé vacant lors de l'arrestation de Fouquet.



Nous terminerons provisoirement par le cabinet du roi, avec deux meubles exceptionnels:



Le plafond n'est pas terminé. Il est tel que Fouquet le vit pour la dernière fois lors de son arrestation.


à suivre...

 Château de Vaux-le-Vicomte, Maincy (Seine et Marne)

L'agonie des catacombes

Relisez ce que nous écrivions ici en février 2016, il y a dix-huit mois: Clic !

Nous nous faisions l'écho de l'inquiétude des spécialistes après la pose d'un nouvel éclairage dans les catacombes de Paris.
Oh certes, cet éclairage répondait certainement aux meilleures normes de la sainte écologie, mais les premiers résultats étaient alarmants: à proximité des nouveaux luminaires, les ossements se couvraient peu à peu d'une sorte de mousse verdâtre...



Et bien, devinez ce qu'a fait la ville de Paris pour remédier à ce désastre annoncé ! 

Rien !

Voici de nouvelles photographies récentes des ossements; on voit que la mousse verte s'étend irrémédiablement.




ON ATTEND QUOI ?

vendredi 4 août 2017

Jeu de l'été - Juillet 2017 (21) - suite

Petit rappel:

Après moult conjectures, vous avez découvert la localisation de notre énigme: 2 rue des Juges-consuls, dans le IV°.

Reste maintenant à savoir le pourquoi d'une telle sculpture sur le linteau d'un immeuble que rien ne distingue. Habitant illustre, organisme étranger, lien avec un pays ou une famille ?

Pour tout vous dire, je ne connais pas la réponse; c'est pourquoi je ne peux pas répondre aux suppositions. Il me faut du sérieux, de l'argumenté, des preuves... Mais je suis confiant puisque je m'adresse au lectorat le plus cultivé du ouaibe !




Château de Vaux-le-Vicomte (3)

Hors Paris

Suite de notre visite

Dans les grands châteaux, on s'extasie à juste titre sur les grandes pièces, surtout si comme à Vaux, elles sont magnifiquement meublées, mais ce que je trouve aussi passionnant ce sont les corridors, les passages et autres escaliers dérobés.
Regardez ce passage qui nous mène vers la galerie Sommier:


Une discrète fenêtre nous autorise une vue plongeante sur l'impressionnant grand salon:



Ici à droite, une porte grise nous entraîne vers... un hôpital !


Un hôpital à Vaux-le-Vicomte ?
En 1914, le Service de santé, conscient que les établissements de l'Assistance publique seront insuffisants en cas de prolongation des combats, appelle à la création d'hôpitaux privés.
Madame Sommier, dont le mari est mobilisé, se considère elle aussi mobilisée et décide de créer à Vaux un hôpital auxiliaire remarquablement équipé. C'est elle aussi qui constitue l'équipe soignante.
Les premiers blessés seront admis le 7 octobre 1914.
Au total, 1123 blessés seront soignés dans ce qui était l'hôpital auxiliaire n°23. 




Revenons vers la galerie Sommier


Vous ai-je dit que j'aimais les escaliers ?


On va plutôt prendre celui-ci: 


Entrons dans la grande chambre carrée.
Les deux tables ovales en marbre et bois sculpté n'ont jamais quitté le château; elles sont les seuls vestiges de l'ameublement de Nicolas Fouquet.
Au-dessus de la cheminée, un portrait de Nicolas Fouquet attribué à Le Brun.



Détail du plafond:


Aux murs, les cinq tapisseries nous racontent "l'histoire de Diane", d'après des cartons de Toussaint Dubreuil.


Dans cette galerie dite "de l'architecture", des illustrations... d'architecture !


Nous passons à présent dans la chambre des muses.



Les plafonds sont de Charles Le Brun et représentent les muses




À côté de la chambre des muses, une petite pièce plus intime: le cabinet des jeux.
Créé par Charles Le Brun et restauré en 2015 par l'atelier d'Ariel Bertrand, le décor est d'une élégance rare.


On se perdra dans les grotesques, les amours et les bouquets; d'aucuns y verront même des symboles...


Au plafond, "le sommeil", de Charles Le Brun.


à suivre...

Château de Vaux-le-Vicomte, Maincy (Seine et Marne)