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lundi 9 novembre 2015

Passage des Deux-pavillons : un détournement impuni !

Ouverte en 1820, cette petite voie privée était destinée à faciliter l'accès aux jardins du Palais Royal.
Initialement rectiligne, elle débouchait rue des Petits-champs, dans l'axe de la galerie Colbert vers laquelle les promeneurs se dirigeaient naturellement.


Il faut savoir que la galerie Colbert était en concurrence avec la galerie Vivienne, établie à vingt-cinq mètres à peine. Le propriétaire de cette dernière, un certain Monsieur Marchoux, acheta le passage des deux pavillons et le détourna de son tracé initial afin qu'il aboutisse face à sa galerie !


Aujourd'hui encore, le passage fait un coude et achemine ses chalands vers la galerie Vivienne.




Si vous comparez les deux galeries voisines  de nos jours, vous constaterez qu'autant le galerie Vivienne est animée et commerçante, autant le galerie Colbert affiche un sérieux qui confine à la froideur... Le détournement de Monsieur Marchoux est donc réussi !


Dans le restaurant Le pain quotidien, on distingue encore la première entrée du passage, en forme d'arche :


L'entrée "détournée" à gauche :
   

Je n'aurais pas pu écrire cet article sans un ouvrage précieux : Secrets & curiosités des monuments de Paris, de Dominique Lesbros, paru aux éditions Parigramme.

Passage des Deux-pavillons, relie la rue de Beaujolais à la rue des Petits champs, Paris I°.

4 commentaires:

charly pierre a dit…

Merci de nous faire profiter de ces secrets

Anonyme a dit…


Marchoux ! Marchoux !
Qu'un sang impur
Abreuve les piétons.
Otto.

charly pierre a dit…

j'en connais un à qui sa parodie de la Marseillaise a valu dans un premier temps des ennuis avec les militaires , j'ai nommé Gainsbarre
par la suite ses rapports avec les légionnaires se sont améliorés lors de la fête de Camerone

Anonyme a dit…


Sa Marseillaise n'était pas mauvaise du tout. Très différente, par son rythme. C'était une interprétation.Ce ne fut jamais une faute, encore moins une insulte. Il a fallu que se trouvent là des nostalgiques à bérets rouges passés dans la Réserve, du style Algérie Française, anciens combattants ou pas, pour le conspuer et Gainsbarre s'est seulement dégonflé. Je dis que c'est dommage. Il a eu affaire à des connards, plus patriotes que lui, que nous tous (qu'ils prétendent...ça se mesure, ça ?) et il s'est platement incliné.
Otto.