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vendredi 16 octobre 2015

Des meubles dans le faubourg Saint-Antoine

Depuis des siècles, le faubourg Saint-Antoine a été le domaine du meuble, et ce pour deux raisons.
Tout d'abord, le bois arrivait du Morvan à Bercy ( à 500 mètres ) par flottage et était entreposé dans des chantiers sur les berges de la Seine.
Depuis Louis XI, les corps de métiers pouvaient travailler librement dans le faubourg, et en 1657, Colbert exempta ces artisans des réglementations corporatives.
On se souvient encore de cette multitude de passages, ruelles et autres cours grouillant d'activités aux noms oubliés : charpentiers de la grande ou de la petite cognée, huissiers, chassissiers, huchiers, ébénistes, etc.
Il subsiste de cette époque de nombreuses cours qui, heureusement, n'ont pas été détruites, mais où malheureusement, les lofts et autres show-rooms ont remplacé les ateliers.
Une exception au numéro 94, ce passage où l'on fabrique encore de vrais meubles en bois d'arbre, sans notice de montage absconse.
Ça sent bon le bois, nous entrons !


Dans l'entrée, de vieilles publicités apparaissent sous les coffrets lumineux ; la maison est là depuis 1874 !



Nous franchissons d'un pas alerte une première cour


C'est dans la deuxième cour que s'ouvre le magasin d'exposition. Entrez et admirez, ça change d'Ikea.
Plus de photos sur leur site : Clic !



De cette cour, un accès donne sur l'avenue Ledru-Rollin :



De la deuxième cour, on accède à une troisième cour !


Autre ambiance, plus bobo dans cette longue cour dont la sortie se trouve au 20 rue Saint-Nicolas



D’ordinaire, je floute les plaques minéralogique sauf quand un schpountz se gare comme un schpountz et m'empêche de faire une photo !
Non m'enfin quand même !


94 rue du faubourg Saint-Antoine, 85 avenue Ledru-Rollin et 20 rue Saint-Nicolas, Paris XII°.

8 commentaires:

Pierre BOYER a dit…

J'adore ces endroits....

Pierre

charly pierre a dit…

Schpountz ? ça me rappelle l'immense talent de Fernandel et je ris toujours autant quand je l'entends chanter " Félicie aussi"
le Schountz avec Smaîn n'avait pas la même saveur comme César avec Roger Hanin qui n'arrivait pas à la cheville du grand Raimu , bien qu'il assure un max dans le grand pardon et autres films D'afrique du nord
et la cerise sur le pompom sur le gateau c'est Nans le berger avec Michel Robbe autant crédible dans ce rôle que moi en archevêque
the right men at the right place comme disait Churchill ( je crois)

Anonyme a dit…


Pensez-vous, Charly, qu'au-jour-d'ojordui, on puisse chanter de nouveau "Félicie ossi" sans se faire rabrouer ?
Au fond, cette chansonnette est scandaleuse, même si Fernandel avait une façon irrésistible de la chanter.
Otto.

Anonyme a dit…


Entrez-donc dans la cour de Soubrier, 14, rue de Reuilly, en plein faubourg.
Vous devriez y retrouver des odeurs d'autrefois, même si la destinée de cette plus que centenaire entreprise l'ait changée d'orientation, mais pas de passion pour le meuble ancien ni le décor.
Otto.

JPD a dit…

Mais chérot tôt, heu non, cher Otto, il eut fallu que vous recherchassiez "Soubrier" dans la petite boîte de recherche figurant en haut de l'excellente colonne de droite et vous eussiez trouvé ceci : http://paris-bise-art.blogspot.fr/2009/10/maison-soubrier.html
Et toc !

charly pierre a dit…

un peu mon neveu qu'on pourrait chanter " le homard avait des poils aux pattes Félicie Ossi"
" le lavabo avait des fuites , Félicie Ossi"
un rappeur pourrait la reprendre avec groove actuel

charly pierre a dit…

quand on vous dit que ce blog est le meilleur blog à l'Est de la Bièvre , il est doté de pleins d'applications terribles , mais nous préférons , paresseux que nous sommes solliciter sans cesse JPD qui nous renvoie vers son lexique alphabétique ou dans la petite boîte de recherche j'ai beaucoup apprécié sur Soubrier le commentaire de son ex secrétaire plein de nostalgie

Anonyme a dit…


Non, pas de nostalgie....
Et un plutôt un fâcheux souvenir de quelques badernes bureaucratiques patentées. Racornies et méchantes. Jalouses. De quoi ? Bon Dieu. De la jeunesse ? Bref : classons les : catégories vieux cons et n'en parlons plus.
Mais quelle atmosphère dans ces vastes magasins. On était encore au XIX ème S finissant.....
Otto.