lundi 4 juin 2018

INSEP

On savait déjà que le lectorat de Paris-Bise-Art était le plus cultivé du ouaibe, mais saviez-vous que les équipes de PBA subissent quotidiennement un entrainement de champion ?

Direction le bois de Vincennes, où l'Institut National du Sport - INSEP - forme les plus grands sportifs.
Nous suivons notre envoyé spécial Claude P. lors de son entrainement quotidien !



Par discrétion, nous n'entrerons pas dans les logements des sportifs.



La sculpture d'Antoine Bourdelle « Héraklès Archer » présente à l'INSEP depuis 1953 est devenue l'emblème de cette maison du sport français.



Le saviez-vous ? La redoute de la Faisanderie fut détruite afin de laisser passer l'autoroute A4.



"La discobole" (Micheline Ostermeyer) de Jacques Gestalder (1918-2004), bronze, 1949.


Une vue rapide sur le secrétariat de Paris-Bise-Art faisant ses exercices...








Cette grande halle est consacrée à l’athlétisme 



Les vélocipèdes ne sont pas oubliés !





Merci à Claude P. pour cette belle visite !

INSEP , 11 avenue du Tremblay, Paris XII°.

La méridienne de Saint-Eustache

Décidément, l'église Saint-Eustache réserve bien des surprises. On croit la connaître et puis, après un ravalement, on regarde un peu plus attentivement  et on découvre... une méridienne !


Nous avions déjà vu (Clic !) le transept sud de l'église (côté jardin des halles) et son fameux massacre dominant le grand cadran solaire.


Mais approchons-nous et visons la mi-hauteur:


Parfaitement rénovée - comme neuve - une méridienne vient compléter le cadran solaire.
Rappelons que si le cadran solaire permet de lire l'heure tout au long de la période d'ensoleillement, une méridienne est destinée à connaître le "midi vrai" de l'endroit où elle se trouve. En effet, jusqu'à l'arrivée des chemins de fer et l'unification horaire, chaque ville de France avait son heure.




vendredi 1 juin 2018

Fontaine et impasse de la poissonnerie

Bien sûr nous connaissons la place du marché Sainte-Catherine, avec ses terrasses bien agréables aux beaux jours...
Mais au fait, il est où le marché ? 


En 1767, le roi Louis XV décide de bâtir un marché couvert à la place du prieuré Sainte-Catherine-du-val-des-écoliers, délabré et transféré rue Saint-Antoine.
Le terrain est loti et aménagé; on crée les rues d'Ormesson, de Jarente, Necker et Caron. Le marché, lui se trouve sur notre place; deux halles couvertes abritaient d'un côté les boulangers, de l'autre côté les fruits et légumes.



Les bouchers se trouvaient en pieds d'immeubles entre la place et la rue Necker, tandis que les poissonniers se trouvaient également en pieds d'immeubles, mais impasse de... la poissonnerie !


Les poissonniers ayant besoin d'eau, on leur construisit une jolie fontaine qui subsiste aujourd'hui.




Miracle ! La fontaine est en eau !


Un bas-relief sur la fontaine nous montre des poissons fort dentus et au regard cruel:


Approchons-nous maintenant de l'immeuble à droite...


C'est une galerie qui occupe le rez-de-chaussée; les locaux sont vides lors de notre passage.


Mais en regardant au travers de la vitre, nous voyons ces forts piliers à l'ombre desquels jadis on vendait du poisson !


Nous sommes dans la poissonnerie !


J'ai même cru entendre Ordralphabetix !



Impasse de la poissonnerie, place du marché Sainte-Catherine, Paris IV°.

Jardin des halles - Jardin Nelson Mendela

Situons tout d'abord ce jardin. Il  prend la place des anciennes halles de Baltard que l'on voit sur cette vue aérienne de 1943:


En 1979, on inaugure le forum des halles (à droite) ainsi qu'un grand jardin:


Aujourd'hui, l'énorme canopée a recouvert le forum et le jardin n'est plus que l'ombre de lui-même:


Par une matinée ensoleillée, promenons-nous dans ce qui se nomme le jardin Nelson Mendela si l'on en croit ce panneau à peine lisible...
Ne vous méprenez pas, cette autoroute pur béton n'en est pas une; c'est un jardin !


Les quelques bouts d'herbe sont constellés de grilles métalliques et autres sorties de secours



Au contraire d'autres squares, les pelouses semblent autorisées aux chiens et à leurs déjections...


Ça et là, de gros tuyaux sortent de terre:



Le nombre de grilles rondes est invraisemblable. On a l'impression qu'à la suite d'un pari perdu, quelqu'un a cherché à en placer le maximum...




Dans cet environnement sans âme, l'église Saint-Eustache est encore plus belle !


Au bout du "jardin", le gouffre vers lequel toutes les allées convergent, comme si l'on souhaitait vous montrer le chemin...


Sous la colossale canopée, le centre commercial bas de gamme forum des halles:


mercredi 30 mai 2018

Le corbeau et la queue du renard

Profitons du mauvais temps pour aller nous promener dans les jardins du Ranelagh et dirigeons-nous vers la statue de Jean de La Fontaine.
Cette haute statue est l'œuvre du sculpteur portugais Charles Correia qui fit appel à l'entreprise italienne Mapelli pour la fonderie.  


Rappelons que cette statue remplace une première oeuvre sculptée par  Alphonse Dumilâtre, mais fondue pendant la guerre comme beaucoup de statues parisiennes. 



Cette statue plaît beaucoup aux enfants; il n'y a qu'à voir les oreilles du renard, comme elles brillent ! 




L'attitude du renard est saisissante de vérité


Seulement il y a deux jours, notre petit renard a dû subir pour la deuxième fois en deux ans une mutilation humiliante: on lui a arraché la queue !


Pour mémoire, cette photo prise en 2010, nous montre la statue dans son intégrité:


Chaussée de la Muette, Paris XVI°.