Hors Paris
Quand on évoque Tony Garnier, on pense à la ville de Lyon et à toutes les réalisations de l'architecte attitré d'Edouard Herriot. Mais saviez-vous qu'en région parisienne, l'apôtre de la fonctionnalité moderniste a également travaillé ? C'est le cas de l'hôtel de ville de Boulogne édifié en 1931-34 pour le compte d'André Morizet, maire de 1919 à 1942 et arrière-grand-père d'une certaine NKM.
A l'extérieur, rien de bien remarquable si ce n'est la simplicité du dessin :
A l'extérieur, rien de bien remarquable si ce n'est la simplicité du dessin :
Une grande toile d'Olivier Debré illumine l'escalier d'honneur :
C'est en pénétrant dans le grand hall que la hardiesse de la conception apparaît
La totalité des services sont regroupés autour de cette immense nef éclairée par une verrière
Des escaliers certes, mais pas de couloirs...
Quelques œuvres d'art posées ça et là, comme ces plâtres de Max Blondat :
Quelques aphorismes ancrés dans le sol. Vous noterez l'allusion au "grand architecte"... car André Morizet était franc-maçon.
Difficile pour les employés d'avoir une quelconque intimité dans un tel lieu !
C'est d'en haut - troisième niveau - que l'impression est la plus saisissante : un vrai paquebot !
26 avenue André Morizet, Boulogne-Billancourt ( Hauts de Seine ).


