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mardi 12 janvier 2010

Galerie Véro-Dodat

On dit que c'est la reine des galeries parisiennes mais sait-on que cet exemple de spéculation immobilière si courante sous la Restauration a vu le jour en 1826 grâce à un charcutier, Monsieur Véro qui, aidé par le financier Dodat, construisit cet ensemble.























Le succès fut immédiat car la galerie jouxtait un très important terminus de diligences, d'où un grand nombre de chalands. La disparition des messageries en 1880 - causée par la survenue du chemin-de-fer - annonça le déclin...

















La galerie fut
rénovée en 1980 et 1997. Tous les détails méritent votre attention, comme ces plafonds peints...




























































Des grilles d'aération en forme de lyre !































Relie la rue Jean-Jacques Rousseau à la rue du Bouloi, dans le premier arrondissement.

vendredi 21 juin 2019

Rue du Bouloi

"Le nom de cette rue vient sans doute d'un ancien jeu de boules", nous dit Jacques Hillairet.
Et c'est là que Claude P, notre envoyé spécial a décidé de nous emmener.



L'adresse la plus célèbre de cette rue est le numéro 2 où se trouve l'entrée de la galerie Véro-Dodat. Paris-Bise-Art y avait fait une visite en 2010: Clic ! 



C'est tout de même plus beau qu'un centre commercial, non ?



La dernière rénovation date de 1997; du beau travail:







Dites-moi, cher Claude P, que dois-je penser du choix du plat du jour ?


Moins connu mais plus intrigant, le numéro 22 nous offre une énorme ouverture... Qu'est-ce ?



Nous sommes dans la cour des Fermes, bâtie à l'emplacement du passage de l'hôtel des fermes, le tout sera détruit en 1889 pour rebâtir l'année suivante les immeubles actuels.




Le quartier en général et la rue du Bouloi en particulier abritaient de nombreux hôtels (au sens d'hôtels meublés), car dans la cour de la ferme se trouvaient plusieurs terminus de messageries dont les diligences reliaient Paris à tous les coins de France. Le pic de cette activité eut lieu pendant la première moitié du XIX° siècle; l'arrivée du chemin de fer eut raison des diligences.


L'autre extrémité de la cour des fermes donne sur la rue du Louvre par un double porche gardé par deux atlantes:

capture d'écran Google maps

Rue du Bouloi, Paris I°.

lundi 18 novembre 2019

Deux cours toutes simples

Quand on parle du 19 rue Jean-Jacques Rousseau, tout le monde regarde vers la gauche, vers l'entrée de la galerie Véro-Dodat... Tout le monde, sauf Paris-Bise-Art !


Car ce bel immeuble a deux portes, et celle de droite est fort belle:



La large entrée cochère est rarement ouverte, le digicode est rétif... Mais comme nous sommes les plus gentils, nous sommes invités à entrer !



Dans l'entrée, deux statues nous regardent...



Nous sommes dans une grande cour; au fond, une statue est posée sur un piédestal qui fut sans doute un abreuvoir.




Au centre de la cour, une pierre à bois.



Au fond de la cour à droite, surprise, un passage s'ouvre:


Ce passage ouvre sur une seconde cour similaire à la première mais plus petite.




Il y a comme une couture dans le sol pavé de la cour. C'est élégant, mais c'est la preuve qu'il ne s'agit pas du pavage original. En effet, il n'était pas d'usage de placer la pierre à bois en plein milieu d'une cour mais plutôt dans un coin. 


Réjouissons-nous quand même que lors de cette rénovation du pavage, les deux pierres à bois de cet immeuble n'aient pas fini à la benne !


Par ici la sortie !


19 rue Jean-Jacques Rousseau, Paris I°.