.

.

.

.

lundi 15 février 2016

Forteresse du Mont-Valérien (3) - Le musée des transmissions

Hors Paris

Troisième et dernier chapitre de notre visite de la forteresse du Mont-Valérien.

Parvenus au sommet, nous sommes dirigés vers un élégant bâtiment dominant l'actuel mémorial et sa grande croix de Lorraine. Ce bâtiment fut construit sous Napoléon pour abriter les "Filles de la Légion d'honneur". Il sert aujourd'hui de salle d'honneur au régiment et abrite également le musée des transmissions.


 Vous l'aviez deviné, la photo précédente a été empruntée à Wikipedia, car le jour de ma visite (5 février), le ciel était un peu plus bas comme en témoigne cette vue prise de la cour d'honneur et orientée plein sud !


 La salle d'honneur tient lieu de conservatoire des traditions du régiment. Les portraits des commandants, les fanions, les décorations, etc décorent cette vaste pièce dominée par la devise du régiment.




 Quelques pas et nous nous trouvons dans le musée des transmissions



 Je serais bien en peine de vous expliquer le fonctionnement de chaque objet présenté, cependant je reconnais certains bidules que j'ai utilisé naguère, comme un téléscripteur ou certains téléphones



 Occupant toute une pièce, le spectaculaire émetteur militaire TSF de la tour Eiffel ayant fonctionné de 1914 à 1919.


 Ici j'ai indiqué d'une flèche rouge le téléphone du général de Gaulle sur  une touche duquel on peut encore lire "La boisserie".




 Une question me taraude : Lorsque dans un musée figurent plusieurs objets dont on s'est servi, est-on vieux ?



 J'espère ne pas enfreindre le "secret défense" en photographiant l'antique mécanisme du portail d'entrée ! 


La forteresse du Mont-Valérien n'ouvre ses portes qu'avec parcimonie, mais elle les ouvre et rien que pour ça, nous pouvons dire un grand merci aux militaires qui prennent soin de leur (notre) patrimoine.

Ma visite s'est inscrite dans le cadre de l'opération (commerciale) "Paris face cachée" qui a lieu une fois par an en février.
Hauts de Seine tourisme organise parfois des visites (payantes) ; il vous faudra guetter le programme sur leur site internet (Clic !).

Avenue du colonel Hubert Delestrée, Suresnes ( Hauts de Seine ).

7 commentaires:

charly pierre a dit…

y avez vous vu des TRPP 11 ou TRPP 13 ?

JPD a dit…

Tout plein !
J'en ai même vu en vente : http://surplus-radio-militaire.com/surplus-militaire-radio.php?libMateriel=TRPP13%20-%20TRPP11

Tilia a dit…

Nous voici donc à la fin de ce passionnant reportage sur des installations militaires quasiment inconnues du "grand public" car inapprochables, à moins d'y être invités (tels certains privilégiés ;-))
Depuis le premier volet j'attendais une mention des tirs au but des canons français postés au fort du Mont-Valérien pendant le siège de Paris. Ces tirs, effectués le 13 octobre 1870 contre les Prussiens installés dans le parc de Saint-Cloud, ont contribué en très grande partie à la destruction du château dont les trois ailes, suite à ces bombardements, ont entièrement brulé. Sans doute que personne n'en a parlé lors de votre visite...
En tout cas, j'ai appris pas mal de choses intéressantes et j'en profite pour remercier Anne, ses informations sur les pigeons voyageurs sont, elles aussi, des plus passionnantes.

JPD a dit…

Vous avez entièrement raison : même si cette visite m'a beaucoup intéressé, elle ne couvrait pas la totalité du Mont-Valérien. Si vous regardez une carte, vous verrez que nous n'avons parcouru qu'un quart du Mont, de l'est au sud-est et au sud.
Ceci s'explique naturellement par les activités menées ici ; durant toute la visite nous avons été très encadrés et les photographies extérieures étaient interdites, sans doute à cause des multiples antennes...
Je n'ai donc pas pu voir le fameux canon "la Valérie" qui, comme vous l'indiquez, a tiré sur Saint-Cloud... Il est toujours exposé du côté du bâtiment principal, mais dans un secteur qu'on ne visite pas !

charly pierre a dit…

Ah les TRPP 11 et 13 , vous me ramenez 37 ans en arrière lors de mon service militaire
Nous avions une version du TRPP 13 à l'intérieur de nos jeeps du temps où j'étais chef de patrouille dans un escadron d'éclairage
Malgré le fait que j'ai été éclaireur il y a 37 ans je n'ai toujours pas la lumière à tous les étages

Anonyme a dit…

Je l'ai visité lors des dernières journées du patrimoine. Attention : cela ne figurait pas sur le programme officiel, et pourtant c'était ouvert... peut-être un problème de communication.

marc a dit…

Superbe reportage, avec même une photo du canon La Valérie responsable de la destruction du château de st Cloud (et oui se sont les français les responsables en 1870). Belle photo aussi du bâtiment central avec le fronton sculpté par Cortot: la Résurrection.