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jeudi 21 septembre 2017

Attention, chutes de pierres !

Le mois dernier (Clic !), j'avais attiré votre attention sur l'enlaidissement de la place Charles Dullin par d'immondes caisses posées là comme un chien fait sa crotte...
Retour aujourd'hui sur cette place. 


C'était prévisible, les caisses ont été salopées par des "décorateurs de rue", mais comme on dit dans la Marine, "peinture sur m... égale propreté" !


Regardons le côté gauche du théâtre, le long de la rue d'Orsel:


C'est hier matin que je me suis aperçu que la corniche ceinturant le bâtiment s'était effondrée:


À vue d’œil, certains morceaux pèsent plus d'un kilo.
On imagine un bébé dans une poussette passant là au moment de la chute...



Je vous laisse réfléchir au niveau d'entretien et au soin apporté à ce théâtre inscrit MH...


Est-ce la première fois ? 
Non, en faisant le tour du théâtre, on constate de semblables manques dans la corniche; la dégradation n'est donc pas nouvelle et rien n'a été fait...


Théâtre de l'Atelier, place Charles Dullin, Paris XVIII°.

Église Saint-Germain-des-prés - Restauration du chœur

Comme beaucoup d'églises parisiennes, Saint-Germain-des-prés nécessitait un urgent lifting. Celui-ci est en court et il est possible de voir le résultat de cette restauration dans le chœur de l'église.


Nous entrons dans une église sale, sombre et triste, nous sommes à Paris.


Mais une grande bâche de protection en plastique blanc coupe la nef en deux.



Parvenus de l'autre côté, nous tombons sur le c..., heu non, nous sommes estomaqués par tant de beauté !


Toutes les couleurs du moyen-âge ont été restituées



C'est un enchantement !



Les chapiteaux des colonnes du chœur sont tous différents; admirez les détails



Les grandes peintures des tympans sont comme neuves


Si seulement nous avions à Paris une municipalité qui se préoccupe autant du patrimoine ! Imaginez Saint-Eustache et tant d'autres...




Petite bassesse de la mairie de Paris: sur le tableau expliquant les travaux, la ville a fait inscrire: " La Mairie de Paris restaure et met en valeur..." ce qui laisse croire que les travaux sont financés par la ville de Paris...
Oui mais voila, ce n'est pas vrai. La ville de Paris n'en finance que 15%. Le reste - 85% - provient de donateurs privés.
Ce n'est pas beau de mentir ! Heureusement, un des donateurs a rectifié le panneau.


3 place Saint-Germain-des-prés, Paris VI°.

mercredi 20 septembre 2017

Hôtel Singer - Hôtel des Arts et Métiers

Les français disent Sinjaire, les anglo-saxons disent Sinn'gueur. Mais si je vous parle de machines à coudre, tout le monde comprendra que j'évoque la famille de cet industriel américain, Isaac Meritt Singer, qui créa son entreprise en 1851.
Et dans cette grande famille, c'est Louis, banquier de son état et fils de Flore Singer qui nous intéresse, car nous sommes ici chez lui... Enfin presque car, depuis 1925, c'est devenu la maison des "Gadzarts" et aujourd'hui, toujours dans le giron de cette amicale des ingénieurs de l'Ecole des arts et métiers, elle s'ouvre au public.

Derrière une façade qui hélas se pare d'éclairages colorés d'un goût... discutable, se cache un délicieux hôtel particulier.


Dès l'entrée, une allégorie de la justice nous accueille, les yeux bandés. Mais pourquoi cet éclairage de fête foraine ?


Montons l'escalier d'honneur




Le saviez-vous ? Henri Guinier, avant de devenir le peintre que l'on connaît, fut contraint par son père de suivre les cours de l'école des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne. Reconnaissant, il donna à l'école cette grande toile représentant "Un pardon en Finistère". 


En différents endroits, vous verrez de curieuses clefs de grande taille. Ce sont des "clefs d'ex", travaux exécutés par chaque promotion dans l'esprit des chefs d’œuvres des compagnons.


Le premier étage - l'étage noble - s'organise autour d'un vaste atrium.
Je ne veux pas savoir le nom du décorateur, mais qu'on évoque les éclairages ou les choix chromatiques, on sent bien qu'il a suivi les cours des Arts et Métiers et non des Arts décoratifs...




Il n'en reste pas moins que l'endroit nous donne à voir de bien belles choses, comme la cheminée ou les magnifiques balustrades en fer forgé.







Ici un salon qui a échappé à l'ire du décorateur !


Dans cette salle de réunion, une tapisserie représentant "La toilette de Psyché".


Dans une vitrine, les décorations attribuées à l'école:


Caché à l'arrière de l'hôtel, un petit jardin qui doit être bien agréable aux beaux jours.


Appartenant toujours à l'association des anciens élèves - les Gadzarts - l'hôtel Singer est aujourd'hui rentabilisé par la location d'espaces et par un restaurant de bonne qualité (Sodexo prestige).
Plus d'informations sur ce site: Clic !

C'est à un Gadzart bien connu sur PBA que nous devons cette visite; un grand merci à super-Matthieu !

Hôtel Singer, 9 bis avenue d'Iéna, Paris XVI°.

mardi 19 septembre 2017

Alimentaire, mon cher Watson !

Mon médecin ordinateuropathe m'indique qu'après examens approfondis, mon alimentation est morte.
Je conteste ce diagnostic, ayant dévoré une côte de bœuf majuscule à midi.
Bref, il lui faut commander en Allemagne une alimentation neuve, ce qui va prendre environ huit jours. En attendant, il me dépanne avec un machin provisoire qui permet au bidule de fonctionner avec le truc... Vous comprenez ?
En deux mots, je suis en convalescence temporaire et il n'est pas impossible que je puisse recommencer mes envois !


vendredi 15 septembre 2017

Qui en veut à Paris-Bise-Art ?

Résumons-nous: 

La semaine dernière, on me vole mon scooter... 


Et cette semaine, mon ordinateur tombe en panne


Je me demande s'il n'y a pas quelqu'un qui m'en veut...
Mais qui ?


Non, tout de même pas... Si ?

Hôtel Salomon de Rothschild - Le cabinet de curiosités (suite et fin)

Suite et fin de notre découverte du cabinet de curiosités de l'hôtel Salomon de Rothschild.

Pour voir l'ensemble des envois consacrés à cet hôtel, cliquez sur le libellé "Hôtel Salomon de Rothschild" en bas de cet article.



Le petit bronze au centre est de Giambologna (Jehan de Bologne).


Les murs sont recouverts de cuir de Cordoue



Il faut regarder partout, même au ras du sol !




Vous pensez que ces plaques de ceintures sont en ivoire ? Que nenni, elles sont en jade blanc.



Regardez bien ce vase. Vous avez bien sûr reconnu des billes de corail dans les caractères, mais savez-vous d'où est tirée la teinte bleue ?
J'ai zoomé l'image pour que vous puissiez voir; ce sont des plumes de martin-pêcheur !




Partout il y a à voir



Le gros caillou rouge à gauche ? C'est un rubis, what else ?



Au centre, ce petit marbre blanc représente "l'orpheline alsacienne". Nous sommes en 1871 et l'Alsace vient d'être perdue par la France. L'auteur ? Auguste Rodin.



Ici à droite, un écritoire vénitien du XVII° siècle en noyer avec incrustations de nacre:



Il n'est pourtant pas grand ce cabinet de curiosités, mais je vous assure que, comme moi, vous aurez du mal à le quitter.



Un dernier mot pour dire que la guide-conférencière est attachée à l'hôtel, elle connaît donc parfaitement son sujet. Elle sait être passionnante et répondre utilement aux questions. 

Comme tout l'hôtel, le cabinet de curiosités est géré par la FNAGP (Fondation nationale des arts graphiques et plastiques).
Depuis le 1° septembre 2017, il est ouvert aux visites individuelles le premier samedi de chaque mois à 11h00 et le deuxième mercredi de chaque mois à 12h30.

Eu égard à l’exiguïté des lieux, il n'est pas possible d'accepter plus de dix personnes par visite. La réservation est donc impérative au 01 45 63 23 56 ou visite@fnagp.fr .

Prix d'entrée: 10,00 €

11 Rue Berryer, Paris VIII°.

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