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Res publica


Chacune de ces photographies représente un objet, un lieu ou un site accessible ou visible gratuitement et sans bris de clôture.

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Dans certains cas exceptionnels et/ou méconnus, les visites payantes seront clairement mentionnées.

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Je ne m'interdis pas de passer le périphérique pourvu que ça en vaille la peine.

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vendredi 24 octobre 2014

La cloche de Sceaux - L'obus Marie-Rose

Le parc de Montsouris recèle décidément bien des mystères !
Observez ce tampon au milieu d'une pelouse jouxtant les voies du RER B. Serait-ce une plaque d'égout ?



 Jetons un œil...


Si vous étiez accompagnés et si vous en aviez l'autorisation, voici ce que vous verriez :
 
Photo Rémy Teppaz
  Un cylindre surmonté d'une coupole ( en forme d'obus ) d'une hauteur de 16 mètres ( cinq étages ) et de neuf mètres de diamètre. Un pilier central est relié par des arches qui équilibrent les forces.

Photo Rémy Teppaz
Photo Rémy Teppaz
 Cette "cloche" est assise sur la voûte du tunnel ferroviaire de la Petite ceinture comme le montre ce plan de coupe :
 

Sur cette ancienne carte, notre cloche est indiquée avec précision (croix rouge dans un cercle), à proximité immédiate de la ligne de Sceaux.
 

Sur cette photographie prise en 1864, on voit le début des travaux de percement du tunnel de Montrouge. Cette photo est prise là où se trouve notre cloche.
Observez que les voies de la ligne de Sceaux sont au niveau du sol. Ce n'est qu'entre 1928 et 1932 que d'importants travaux furent entrepris pour supprimer les passages à niveau de la ligne de Sceaux ; la partie de ligne traversant le parc de Montsouris fut abaissée et un tunnel de 520 mètres de long fut construit sous la Cité universitaire.
 
Bibliothèque historique de la ville de Paris
Notes :
 - Cloche de Sceaux : dénomination purement SNCF relative à l'infrastructure de la Petite ceinture. Tire son nom du croisement avec la "ligne de Sceaux".
 - Obus Marie-Rose : dénomination donnée à ce "gouffre" par les cataphiles.
 - La ligne de Sceaux est l'ancienne appellation du RER B sud
 -  Le tunnel de Montrouge deviendra le tunnel de Montsouris après l'ouverture du parc ( 1878 ).
 

jeudi 23 octobre 2014

Une cour, place des Vosges

Lorsqu'en 1605, Henri IV décida de remplacer l'ancien marché aux chevaux par une place prestigieuse, il convoqua les meilleurs : Androuet, le Vau, Le Brun, Mignard.
Mais seuls les pavillons donnant sur la place furent normés : matériaux, hauteur, ouvertures, etc... Ce qui se passait dans l'arrière-cour était laissé à l'initiative de chaque propriétaire.
Poussons la porte ( Merci madame ! ) du numéro 24 par exemple.


 Loin des classiques hôtels particuliers, nous voici dans une cour typique du Paris pré-haussmannien, qui pourrait se situer n'importe où :


D'anciens ateliers au rez-de-chaussée, un grand arbre au milieu...
 

 ... et un vieux puits dans un coin.


 Oups, les habitants ont une drôle de tête !


 Dommage que vous ne puissiez pas entendre le bruit des oiseaux !


24 place des Vosges, Paris III°.

mercredi 22 octobre 2014

Louis Hébert, premier colon en Nouvelle-France

Avouez que vous ne l'aviez pas remarquée ! Cette discrète plaque sur un vieil immeuble de la rue Saint-Honoré nous rappelle que Louis Hébert, né ici en 1575, fut le premier colon à s'installer dans ce qu'on nommait alors la Nouvelle-France.





 Si vous allez dans la vieille ville de Québec, allez faire un tour au parc Montmorency, vous y verrez ce monument à Louis Hébert :

image Wikipedia
 Car au Québec, on se souvient...
 
image Wikipedia
129 rue Saint-Honoré, Paris I°.

Des cadenas à Montmartre

L'épidémie gagne du terrain. Apparemment, tout le monde s'en moque.


A Montmartre, on ne fait rien comme tout le monde, c'est bien connu. C'est sans doute pourquoi aux cadenas habituels, on a ajouté de jolis sacs en plastique de toutes les couleurs... Bonne idée, non ?
 

Bon, ceci dit, si l'on me dit que c'est de l'art moderne, je ne dis plus rien...
  

Regardez ! On voit la tour Eiffel !
 

Image prise ce matin rue Saint-Eleuthere à Montmartre.

lundi 20 octobre 2014

Création de la rubrique "bibliographie"

Je reçois un nombre important d'e-mails  portant sur des livres que j'aurais lus, que j'aurais dû lire ou que je devrais lire... Autant dire que l'idée d'ouvrir une rubrique "bibliographie" me trottait dans la tête depuis belle lurette.
Chaque livre cité aura droit à un article dans ces colonnes, puis restera à votre disposition en bas de la colonne de droite, dans la rubrique "Bibliographie".
 
 Et si d'aventure, vous souhaitez aquérir un de ces ouvrages, évitez les méga-sites qui tuent le petit commerce et payent leurs impôts aux îles Caïmans, faites plutôt travailler les libraires !
Le site Place des libraires vous aidera à trouver le votre--> Clic !


Inutile de vous dire que la publicité faite ici à ces ouvrages est totalement désintéressée !
Mais si les éditeurs veulent m'envoyer leurs livres, ils peuvent !

Nous commençons cette rubrique par un livre exceptionnel, tant par l'étendue des recherches que par l'iconographie inédite, L'invention du vieux Paris, de Ruth Fiori.

L'invention du vieux Paris

L'INVENTION DU VIEUX PARIS

par Ruth Fiori
Editions Mardaga

Ce fort volume ( 328 pages ) est à ma connaissance le premier à envisager la naissance d'une conscience patrimoniale à Paris sous l'angle des groupes de pression qui contraignirent les pouvoirs publics à tenir compte de l'histoire des lieux.
A l'heure où un "Paris moderne" semblait vouloir faire table rase du passé, des groupes humains s'unirent - s'opposèrent parfois - et se constituèrent en associations auxquelles nous devons une bonne part de nos fleurons architecturaux.

Ruth Fiori est historienne du patrimoine. Son travail est de haute volée ; Elle a su trouver une iconographie inédite et fournie, même si parfois on aurait aimé des illustrations plus grandes.

Si vous ne le lisez pas d'une seule traite, vous piocherez à l'envi dans cet ouvrage majuscule que vous garderez pour longtemps à portée de main.


Hôtel de Salm - Le mur de la honte

Les parisiens ou les touristes qui se rendent au musée d'Orsay connaissent bien son voisin, l'hôtel de Salm ( ou Palais de la Légion d'honneur ). Celui-ci avait déjà perdu son jardin lors de la construction du quai Anatole France, voilà qu'à présent il va être dissimulé derrière un mur !
Regardez bien cette photographie empruntée à Wikipedia. Elle serait désormais impossible à réaliser :


 L'Ordre national de la Légion d'honneur, propriétaire des lieux, a décidé d'ériger un mur de verre, de bois et de métal.


 Côté rue de Solférino, des profilés d'aluminium et des croisillons de bois isolent le jardin de la rue :


Ça ne vous rappelle rien, ces profilés d'aluminium ? -> Clic !


 La façade donnant sur la Seine est masquée derrière une haute paroi de verre qui, à la lumière du soleil, devient translucide comme un voilage...
Et pour l'instant le verre est propre !


 La hauteur ? Ces photos ont été prises à hauteur d'homme et je mesure 1,85 mètre, faites le calcul.


 

 Le mur non terminé nous permet d'observer que l'on n'a pas mégoté sur le verre : trois épaisseurs de verre très épais ( blindé ? ) profondément ancrées dans le sol :


 Séquence persiflage : Si ces Messieurs-Dames qui décident joyeusement comment dépenser l'argent du contribuable prenaient parfois le métro, ils auraient une idée du devenir d'une telle surface...


 Au fait, pour quelle raison isoler ainsi l'hôtel de Salm ?
J'ai bien une petite idée mais elle n'est pas politiquement correcte...
Si l'on regarde cette photographie du quai Anatole France, on voit en partie haute le sempiternel embouteillage créé après la fermeture des quais bas totalement déserts. CQFD.
Je vais encore prendre une volée de bois "vert", moi !


Hôtel de Salm - Palais de la Légion d'honneur, quai Anatole France, Paris VII°.

vendredi 17 octobre 2014

L'église du Plessis-Gassot

Hors Paris

A l'heure où la ville de Paris laisse ses églises se dégrader, il existe à moins de vingt kilomètres un tout petit village (moins de cent âmes) qui fait des efforts considérables pour entretenir son patrimoine.
Ce village, découvert au hasard d'une route départementale, c'est le Plessis-Gassot, coincé entre Goussainville et Écouen, et survolé par les avions de Roissy.
Trônant au milieu de ce village rural, l'église construite au XVI° siècle par Nicolas de Saint-Michel... est fermée ! Voyant ma déconvenue, un monsieur fort aimable s'approche... Il a la clef et m'ouvre la porte ! J'apprendrai plus tard qu'il s'agit du maire.




L'église est vide ; elle vient de subir une cure de jouvence et les travaux touchent à leur fin.



Pièce maîtresse de l'église, ce choeur en bois peint de toute beauté vient d'être restauré.


Voyez comme les couleurs sont lumineuses. 



De part et d'autre du maître-autel deux autels sculptés supportent des statues polychromes.



Plusieurs pierres tombales sont visibles au sol.


Faisons un rêve : Les maires de Paris et du Plessis-Gassot échangent leur poste... Tout le patrimoine de Paris est rénové... et le Plessis-Gassot découvre Paris-plage !


Plus d'info sur le site de la mairie ---> Clic !

Si vous y passez en semaine et si l'église est fermée, adressez-vous à la mairie, c'est à 100 mètres. 

Le Plessis-Gassot (Val d'Oise).

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