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Chacune de ces photographies représente un objet, un lieu ou un site accessible ou visible gratuitement et sans bris de clôture.

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Dans certains cas exceptionnels et/ou méconnus, les visites payantes seront clairement mentionnées.

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Je ne m'interdis pas de passer le périphérique pourvu que ça en vaille la peine.

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lundi 20 octobre 2014

Création de la rubrique "bibliographie"

Je reçois un nombre important d'e-mails  portant sur des livres que j'aurais lus, que j'aurais dû lire ou que je devrais lire... Autant dire que l'idée d'ouvrir une rubrique "bibliographie" me trottait dans la tête depuis belle lurette.
Chaque livre cité aura droit à un article dans ces colonnes, puis restera à votre disposition en bas de la colonne de droite, dans la rubrique "Bibliographie".
 
 Et si d'aventure, vous souhaitez aquérir un de ces ouvrages, évitez les méga-sites qui tuent le petit commerce et payent leurs impôts aux îles Caïmans, faites plutôt travailler les libraires !
Le site Place des libraires vous aidera à trouver le votre--> Clic !


Inutile de vous dire que la publicité faite ici à ces ouvrages est totalement désintéressée !
Mais si les éditeurs veulent m'envoyer leurs livres, ils peuvent !

Nous commençons cette rubrique par un livre exceptionnel, tant par l'étendue des recherches que par l'iconographie inédite, L'invention du vieux Paris, de Ruth Fiori.

L'invention du vieux Paris

L'INVENTION DU VIEUX PARIS

par Ruth Fiori
Editions Mardaga

Ce fort volume ( 328 pages ) est à ma connaissance le premier à envisager la naissance d'une conscience patrimoniale à Paris sous l'angle des groupes de pression qui contraignirent les pouvoirs publics à tenir compte de l'histoire des lieux.
A l'heure où un "Paris moderne" semblait vouloir faire table rase du passé, des groupes humains s'unirent - s'opposèrent parfois - et se constituèrent en associations auxquelles nous devons une bonne part de nos fleurons architecturaux.

Ruth Fiori est historienne du patrimoine. Son travail est de haute volée ; Elle a su trouver une iconographie inédite et fournie, même si parfois on aurait aimé des illustrations plus grandes.

Si vous ne le lisez pas d'une seule traite, vous piocherez à l'envi dans cet ouvrage majuscule que vous garderez pour longtemps à portée de main.


Hôtel de Salm - Le mur de la honte

Les parisiens ou les touristes qui se rendent au musée d'Orsay connaissent bien son voisin, l'hôtel de Salm ( ou Palais de la Légion d'honneur ). Celui-ci avait déjà perdu son jardin lors de la construction du quai Anatole France, voilà qu'à présent il va être dissimulé derrière un mur !
Regardez bien cette photographie empruntée à Wikipedia. Elle serait désormais impossible à réaliser :


 L'Ordre national de la Légion d'honneur, propriétaire des lieux, a décidé d'ériger un mur de verre, de bois et de métal.


 Côté rue de Solférino, des profilés d'aluminium et des croisillons de bois isolent le jardin de la rue :


Ça ne vous rappelle rien, ces profilés d'aluminium ? -> Clic !


 La façade donnant sur la Seine est masquée derrière une haute paroi de verre qui, à la lumière du soleil, devient translucide comme un voilage...
Et pour l'instant le verre est propre !


 La hauteur ? Ces photos ont été prises à hauteur d'homme et je mesure 1,85 mètre, faites le calcul.


 

 Le mur non terminé nous permet d'observer que l'on n'a pas mégoté sur le verre : trois épaisseurs de verre très épais ( blindé ? ) profondément ancrées dans le sol :


 Séquence persiflage : Si ces Messieurs-Dames qui décident joyeusement comment dépenser l'argent du contribuable prenaient parfois le métro, ils auraient une idée du devenir d'une telle surface...


 Au fait, pour quelle raison isoler ainsi l'hôtel de Salm ?
J'ai bien une petite idée mais elle n'est pas politiquement correcte...
Si l'on regarde cette photographie du quai Anatole France, on voit en partie haute le sempiternel embouteillage créé après la fermeture des quais bas totalement déserts. CQFD.
Je vais encore prendre une volée de bois "vert", moi !


Hôtel de Salm - Palais de la Légion d'honneur, quai Anatole France, Paris VII°.

vendredi 17 octobre 2014

L'église du Plessis-Gassot

Hors Paris

A l'heure où la ville de Paris laisse ses églises se dégrader, il existe à moins de vingt kilomètres un tout petit village (moins de cent âmes) qui fait des efforts considérables pour entretenir son patrimoine.
Ce village, découvert au hasard d'une route départementale, c'est le Plessis-Gassot, coincé entre Goussainville et Écouen, et survolé par les avions de Roissy.
Trônant au milieu de ce village rural, l'église construite au XVI° siècle par Nicolas de Saint-Michel... est fermée ! Voyant ma déconvenue, un monsieur fort aimable s'approche... Il a la clef et m'ouvre la porte ! J'apprendrai plus tard qu'il s'agit du maire.




L'église est vide ; elle vient de subir une cure de jouvence et les travaux touchent à leur fin.



Pièce maîtresse de l'église, ce choeur en bois peint de toute beauté vient d'être restauré.


Voyez comme les couleurs sont lumineuses. 



De part et d'autre du maître-autel deux autels sculptés supportent des statues polychromes.



Plusieurs pierres tombales sont visibles au sol.


Faisons un rêve : Les maires de Paris et du Plessis-Gassot échangent leur poste... Tout le patrimoine de Paris est rénové... et le Plessis-Gassot découvre Paris-plage !


Plus d'info sur le site de la mairie ---> Clic !

Si vous y passez en semaine et si l'église est fermée, adressez-vous à la mairie, c'est à 100 mètres. 

Le Plessis-Gassot (Val d'Oise).

mercredi 15 octobre 2014

Le volcan du parc Montsouris

Lors de la construction du long tunnel de Montsouris ( 900 mètres ) situé sur la petite ceinture ferroviaire parisienne, on pensa qu'il était préférable de ne pas asphyxier les voyageurs avec la fumée des locomotives.
A cet effet, on creusa deux cheminées d'aérage. Constituées d'un puits latéral au tunnel d'un mètre quatre-vingt de diamètre, elles étaient reliées à la voûte par une galerie oblique (à 45°) du même diamètre.
L'une de ces deux cheminées aboutissait sous le trottoir de la rue de la Tombe-Issoire ; elle a été obturée dans l'immédiat après-guerre.
L'autre existe toujours. C'est le fameux "volcan" du parc Montsouris.

Situé à proximité de la rue Nansouty, notre volcan se cache au milieu de grands arbres :


En s'approchant, on découvre une "chose" en béton entourée d'une solide balustrade
Photo Gilles Thomas
 On imagine l'époque des trains à vapeur, quand à chaque passage d'un convoi, de puissantes volutes de fumée sortaient de cette bouche. C'est ce qui a donné le surnom de "volcan" encore en usage aujourd'hui.


 Hier béant, l'orifice est aujourd'hui protégé par une grille

Photo Gilles Thomas
  Mais en collant l'objectif contre la grille, on peut vérifier que le trou est bien là !
Il s'agit donc d'un volcan éteint !

Photo Gilles Thomas
Parc de Montsouris, Paris XIV°.

mardi 14 octobre 2014

Fed up with love locks !

Il y avait le pont des Arts et le pont de l'archevêché, il convient d'ajouter maintenant la passerelle Solferino !


Petit rappel : Vous êtes sur un site classé au patrimoine mondial par l'UNESCO.
 

 De place en place, des petits stands de vente de cadenas vous attendent...

 ... tenus par d'aimables commerçants.
 Non, je ne l'ai pas flouté car je suis sûr que, comme vous et moi, il est parfaitement en règle. D'ailleurs, si ce n'était pas le cas, les laisserait-on faire impunément ?



 Pouvez-vous me rappeler ce qu'a dit Bruno Julliard à propos de ces cadenas le 2 juillet dernier ?


Passerelle de Solferino, Paris I° et Paris VII°.

Quand une borne ancienne devient une cale pour camionette...

C'est un peu comme un compte à rebours pour une mort annoncée... cette ancienne borne déjà vue sur PBA est désormais utilisée comme cale par les ouvriers travaillant sur le chantier du cinéma Gaumont...


Gageons qu'à la fin du chantier, ils l'emporteront avec leurs déchets.
 


Rassurez-vous, les ASVP présents en nombre sur les lieux verbalisaient à tours de bras les stationnements payants non payés... Ils n'allaient pas s’interrompre pour une vieillerie !
  

Que faire ? Que dire ?
Relisons le site de la mairie de Paris, tellement plein d'humour.
 

73 avenue du général Leclerc, Paris XIV°.

lundi 13 octobre 2014

Y.M.C.A. - La première salle de basket-ball en Europe

Depuis sa construction en 1893, l'immeuble du 14 rue de Trévise abrite l'Union chrétienne des jeunes gens de Paris, plus connue sous ses initiales américaines : Y.M.C.A. ( prononcez ouaille aime scier !).
Dès l'origine, une salle de théâtre était incluse dans le bâtiment ; c'est aujourd'hui le théâtre de Trévise.


 Nous entrons dans le hall commun au théâtre et à l'auberge de jeunesse. Le guichet des réservations voisine avec une superbe cage d'escalier "dans son jus" :


 Si l'on se donne la peine de lire la grande plaque de marbre à gauche du comptoir, on verra que la présence d'une Y.M.C.A. à Paris doit beaucoup au général Lafayette !


 Mais la pépite de ce lieu est incontestablement la salle de sport !
Bâtie sur deux niveaux, cette salle de sport est exactement dans l'état de 1893.

 Au niveau bas, les agrès sont d'époque...


 ... de même que le plancher :


 Au niveau supérieur, une piste de course à pied court le long des parois. 



 Compte tenu de l’exiguïté des lieux, la piste en lattes de bois est relevée comme une piste de vélodrome.



C'est dans cette salle qu'en 1893, fut joué le premier match de basket-ball en Europe ; cette petite plaque en témoigne.

Cette salle n'est pas ouverte au public hors des opérations exceptionnelles du type Journées du patrimoine. Cependant, il n'est pas impossible que parfois, moyennant un sourire, si l'on rencontre une personne accueillante, la porte s'entrouvre...

14 rue de Trévise, Paris IX°.

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