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jeudi 5 mai 2016

Grand train

Nous sommes ici au croisement d'un certain parisianisme "bobo-bio-écolo-mes-genoux" et de l'archéologie industrielle. Cet ancien dépôt SNCF sur lequel la mairie de Paris lorgne avec gourmandise afin d'y couler du béton se nommait Ground control l'année dernière. Des milliers de néo-parisiens étaient venus s'encanailler en buvant des cocktails onéreux dans un quartier populaire sous la protection de moult vigiles molossoïdes.

Pourquoi, dans ces conditions, y retourner cette année ?
Les bars (au nombre de six) sont toujours là, de même que les six restaurants qui vous proposeront un barbecue argentin, de la cuisine coréenne, des pâtisseries américaines (sans gluten of course!), des waffle-burgers, des ceviches, des hot-dogs et des pizze... Ne cherchez pas de bœuf bourguignon ou d'andouillette, nous sommes à Paris en 2016, quoi !

Non, ce qui a changé cette année - outre le nom - c'est qu'au milieu des caïpirinhas et des bières japonaises, se sont glissées quelques splendides pièces du patrimoine des chemins de fer français prêtées par le plus grand musée ferroviaire d'Europe, "La cité du train" à Mulhouse.
Suivez-moi !


Chaque recoin est exploité, le tout dans une atmosphère de brocante... Sooo chic !



Dans ce "restaurant" aux banquettes fleuries, regardez bien où vous mettez les pieds : des pavés en bois, comme dans d'autres ateliers.


Les amateurs de trains seront inévitablement frustrés car ils ne pourront pas s'approcher des matériels exposés... Dommage.


En mai 1967, la SNCF entrait dans l'ère de la grande vitesse grâce à ces élégantes BB 9200 rouge tractant le "Capitole" entre Paris et Toulouse avec des pointes à 200 km/h.


L'humour ne perd pas ses droits !




N'est-il pas beau cet autorail Decauville ?



Ne me demandez pas pourquoi on surnomma cette machine "biquette", sachez seulement qu'avant de prendre sa retraite, elle a travaillé pendant 49 ans ! 


Unique représentante de l'âge de la vapeur, cette 230 D9 dite "Ten wheel" (pourquoi sans S ?). 


Vous avez parfaitement le droit de rester insensibles à ces ateliers muets où des centaines d'ouvriers ont travaillé jour et nuit sans savoir qu'un jour, leur lieu de travail deviendrait un endroit "festif-et-ludique"... Sic transit...


Exposées à l'extérieur et inaccessibles, quelques pièces moins "historiques" :


Il y a même un tout petit TGV !


Dans la cabine de pilotage du pont transbordeur, les deux extincteurs sont toujours en location... Les factures seront-elles payées ?


Dans un coin éloigné du dépôt (merci mon zoom !), à l'écart du circuit public, ce monument aux morts est encore debout... Pour combien de temps ?


L'entrée est gratuite. Les consommations sont payantes mais non obligatoires !

Ouvert du 4 mai au 16 octobre 2016, de 11h à 23h30.

26 ter rue Ordener, Paris XVIII°.

mercredi 4 mai 2016

Pierre à bois rue de Monceau

Cet immeuble de la plaine Monceau n'a rien d'exceptionnel ; il est représentatif du quartier, cossu mais sans afféterie. 


L'accès (ouvert) à la cour nous permet de découvrir un gracieux joueur de flûte (Pan ?) posé sur un abreuvoir. 
La couverture par une verrière est de facture récente.
  

La bonne surprise se terre dans un coin : une authentique pierre à bois. Sa présence est surprenante car le pavement de la cour semble avoir été refait et cependant, la pierre a été conservée, bravo !


C'est un des limiers de PBA qui, furetant autour du parc Monceau, nous a envoyé cette trouvaille ; un grand merci donc à George K. !

29 rue de Monceau, Paris XVII°.

lundi 2 mai 2016

Fondation Taylor

Ce charmant immeuble rose se remarque inévitablement, mais a-t-on jamais eu la curiosité de s'y arrêter ?


Vous êtes dans les locaux de la Fondation Taylor
Nous entrons dans une galerie ouverte sur la rue ; l'exposition actuelle est consacrée à Albert Maignan.



Peu de monde, on est tranquille



Nous prenons l'ascenseur pour monter au cinquième étage où nous nous retrouvons sur un grand balcon surplombant un vaste atelier :


Vue plongeante sur le quartier


D'un bond élégant et gracieux, nous descendons d'un étage pour embrasser ce beau volume (vous avez le droit de préférer l'escalier).



Dans un coin, une niche... Une ancienne salle de bain ?


Le plafond en céramique est une merveille ; il représente les muses.


Du quatrième étage, l'escalier nous ramène au rez-de-chaussée où, derrière la galerie-boutique, se trouve une ancienne courette qui a été récemment fermée par une verrière.




Ce nouvel espace d'exposition est intime ; nous sommes dans une ancienne maison dont les pièces ont été conservées




Last but not least, une belle cave voûtée termine cette agréable visite.



Entrée gratuite.

Fondation Taylor, 1 rue La Bruyère, Paris IX°.

jeudi 28 avril 2016

Escalier rue Vieille du temple

Comment découvrir Paris et ses secrets ?
Notre lecteur belge Renaud G. se promenait dans le quartier du Marais quand l'envie lui vint de pousser une porte... et voici ce qu'il découvrit :



Un premier escalier :


et un deuxième :



Quel talent avaient ces artisans qui surent confectionner une telle oeuvre d'art !



Un grand merci à Renaud G. qui est un authentique amoureux de Paris !
Faites comme lui, envoyez-moi vos découvertes et elles seront (peut-être) publiées.

23 rue Vieille du temple, Paris IV°.

mercredi 27 avril 2016

Bornes anciennes à Charenton

Hors Paris

Alors que, lancé au grand galop, je regagnais Paris par l'ancienne route nationale 5, mon œil de faucon nota une présence insolite sur le trottoir... Freinant des quatre fers, je découvris ce duo de bornes anciennes :



La grosse borne en pierre indiquait une distance de trois lieues de Notre-Dame de Paris.
Cette borne a été déplacée de son emplacement original, près de la mairie.


La borne en fonte indique une distance de 6,5 km de Notre-Dame.


A l'heure où, à Paris, des bornes anciennes disparaissent (Clic !), il est rassurant de voir que dans d'autres communes, on prend soin du patrimoine...


Face au 108 rue de Paris, Charenton-le-pont (Val de Marne).

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