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lundi 20 novembre 2017

Passage de la Boule blanche

Ce passage doit son nom à l'enseigne d'un magasin ouvrant rue Saint-Antoine. En 1700, on décida de percer une voie qui donnerait aux Mousquetaires un accès direct et rapide à leur hôtel de la rue de Charenton. L'hôtel des Mousquetaires se trouvait à l'emplacement de l'hôpital des Quinze-vingts.


La façade de la rue Saint-Antoine n'a rien d'extraordinaire...


Mais en s'approchant du porche (ouvert), on voit... une boule blanche !



Pas très long (80 m) mais typique de ce quartier qui fut jadis consacré au meuble et rempli d'artisans.


Terriblement actuel, le sexagénaire en trottinette... à quand le youpala ?


Bien caché dans son recoin, n'est-il pas mignon ce petit escalier ?


Seul, un œil de faucon l'avait vue: une queue de cochon !


Cette vieille enseigne nous prouve s'il en était besoin que bien avant que des pédants nous parlent d'économie circulaire, on savait ne rien perdre.


En face d'une jolie porte, un ancien bec de gaz:


Un passage dans le passage, qui porte le numéro 9:


Si j'en crois Jacques Hillairet, dans cette cour, en 1829, Lacenaire commit un de ses crimes. Qu'à cela ne tienne, nous entrons !


Plus de cadavre mais une charmante courette derrière les fenêtres de laquelle des gens travaillent.



Un dernier regard à notre passage


Et nous nous retrouvons rue de Charenton !


47 rue de Charenton et 50 rue du faubourg Saint-Antoine, Paris XII°.

Rambolitrain - Rambouillet

Hors Paris

Notre envoyé spécial Claude P. a décidé de nous faire visiter un endroit magique qui donnera, j'en suis sûr, des idées de balades à tous les amateurs de petits trains. En route pour Rambouillet !
En plein centre-ville, place Jeanne d'Arc, le musée se présente comme une grosse maison de ville dissimulée derrière les arbres:


Dès l'entrée, des kilomètres de vitrines qui vous présentent des trains-jouets d'avant-guerre, en tôle, à l'échelle O (1/43).


Vous serez éblouis devant le diorama représentant le dépôt d'Ambérieu au temps de la vapeur. 
Tout y est. Les nappes de fils téléphoniques, la brouette, les traces de fumée au-dessus des portes... 


Vous commencerez ensuite la visite de la grande maquette (échelle O) par une reproduction plus vraie que nature de la gare de l'est à Paris; ambiance années cinquante-soixante assurée !
Il y a même une pissotière à gauche de la gare, ça manque aujourd'hui...


Les autobus à plateforme attendent les voyageurs. Les G7 règnent en maîtres sur la station de taxi.


C'est l'animation classique d'une grande gare au temps glorieux de la vapeur.
Sur les quais, avec leurs chariots mobiles, des vendeurs de friandises, de boissons, de journaux sont au service des clients...  Autant de petits métiers disparus qui étaient pourtant bien utiles.



Gros plan sur les quais: Les porteurs (disparus) aident les voyageurs devant un homme-sandwich (disparu) tandis que les bagages enregistrés sont conduits au fourgon à bagages (disparu) par des petits chariots électriques.


Comme dans chaque grande gare, la poste dispose de ses installations; on voit à l'arrière-plan les voitures postales (disparues) prêtes au départ, cependant qu'un train auto-couchettes (disparu) se prépare à emmener ses clients vers une destination lointaine mais en sécurité.


La nuit est tombée mais l'activité ne cesse pas dans les locaux de la poste.
Savez-vous qu'on pouvait jusqu'au départ du train déposer dans une boîte à lettres prévue à cet effet son courrier urgent qui était trié dans le train et distribué à l'autre bout de la France le lendemain matin ?


Licence poétique, le Moulin rouge domine les voies de la gare de l'est !


Il faut prendre le temps de regarder tous les détails


Le poissonnier a sorti ses étals tandis qu'à droite des marchandes des quatre saisons animent la rue.
Avez-vous vu la petite voiture rouge garée devant le boulanger ? Il s'agit d'une Messerschmitt !


À gauche, un triporteur de chez Nicolas livre du vin au café tandis qu'à droite, un camion Citroën de chez Calberson attend...


On fait la fête au troisième étage !
Remarquez au rez-de-chaussée le magasin de vêtements "Au gagne-petit", une enseigne disparue. Notez aussi le mur peint portant le fameux slogan "Dubo, Dubon, Dubonnet", si populaire dans les tunnels du métro parisien.


À quelque distance de là, le dépôt Sncf, avec au premier plan la tour permettant de charger le charbon par gravité:


Le curieux portique au centre de l'image permettait de faire le plein d'eau. Au fond, la plaque tournante:



C'est jour de marché au village !
Notez à gauche la camionnette "type H" Citroën portant fièrement l'enseigne "Primistères".



L'usage du cabinet est interdit pendant l'arrêt du train en gare !


Plus d'information sur le site du musée: Clic ! 

Un grand merci à Claude P. pour ce joli reportage !

Entrée: 4,50 €

4 Place Jeanne d'Arc, Rambouillet (Yvelines).

La rue parisienne (25)

Vingt-cinquième opus de ce lamentable feuilleton qui n'est que le constat de l'échec et du mensonge d'une municipalité incapable...

Végétalisation des pieds d'arbres qu'ils disaient:


Mur végétal promis à l'avant-dernier budget participatif, cette plaisanterie populiste municipale:


Nouveau vélib: on ne nettoie plus !


Je ne sais pas comment MM. Gilles Menede, Mao Peninou et Eric Lejoindre peuvent encore se regarder dans une glace... 

vendredi 17 novembre 2017

Ça continue...

Dans Le Canard enchaîné cette semaine:


Vous avez dit incompétents ? 

Incendie à la Hune

Hier, nous avons tous vu les images impressionnantes de l'incendie qui s'est déclaré dans les locaux de la galerie-librairie La Hune.

Photo Christian C.

Mais au fait, savez-vous ce qu'on trouve derrière la porte grise ?



Ce sont les vestiges du réfectoire de l'abbaye de Saint-Germain-des-prés.
Paris-Bise-Art vous les avait montré il y a quelques années: Clic !


16 rue de l'abbaye, Paris VI°.

jeudi 16 novembre 2017

Neuvième anniversaire


Chaque année, le 16 novembre, vous avez droit à une séquence d'autosatisfaction; il n'y a aucune raison qu'il n'en soit pas ainsi cette année, alors que Paris-Bise-Art entre dans sa dixième année !

***

Pas de nouveau site pour ce millésime, les trois blogs et le compte Twitter suffisant amplement à occuper mes nuits d'insomnie.


La seule nouveauté notable, c'est le nombre croissant de lecteurs qui m'envoient leurs trouvailles. Je m'en réjouis, et même si parfois j'oublie de remercier, sachez que je vous suis grandement reconnaissant.
Merci donc à Marc, Claude, Fati, Renaud et tous ceux qui un jour, ont pris la peine de m'écrire. 

***

Les chiffres:

Paris-Bise-Art, c'est :

 De 1000 à 3000 visiteurs par jour
 Des lecteurs venant de 150 pays
  2520 articles
  17043 photographies
   266 abonnés-membres
   153 abonnés-courriel

et sur Twitter, c'est:
 10400 tweets
  798 abonnés

***

Que vous soyez actif ou pas, que vous viviez en France ou pas, que vous soyez abonné ou pas, je vous remercie de votre fidélité.

 À votre santé !


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Et maintenant, je crois que le grand barde va nous chanter une chanson !


mercredi 15 novembre 2017

Ire

Lire jusqu'au bout, relire, réfléchir... 


Honte à vous monsieur Plenel.
Encore une fois, soutien total à Charlie hebdo !

Barrière des paillassons

La barrière des paillassons faisait partie de ces "petites" barrières ouvertes dans l'enceinte des fermiers généraux pour favoriser les échanges locaux, mais qui n'ont pas laissé de trace dans l'histoire parisienne.
Son nom viendrait de la proximité d'une fabrique de... paillassons.
Elle se trouvait à l'extrémité de l'avenue de Ségur, entre la barrière de Sèvres et la barrière de l'Ecole Militaire, là où à présent le métro aérien survole le boulevard Garibaldi.


Dotée d'un simple pavillon carré dessiné par Ledoux, cette barrière ne se distinguait que par les deux colonnes qui entouraient l'entrée.



Et bien si le pavillon a été détruit, il subsiste une trace de cette barrière: les deux colonnes.
Dirigeons-nous vers l'hôtel Eiffel-Ségur, au numéro 34 du boulevard Garibaldi (côté sud).


Ce petit hôtel trois étoiles présente une décoration clinquante qui doit plaire aux touristes (?). C'est doré et argenté à souhait !
Mais regardez mieux au milieu de la photo. Cette photographie noir et blanc si "parisienne"... Les voilà nos deux colonnes !


Elles ne s'attendaient sans doute pas à finir leur carrière comme ça, mais n'est-ce pas mieux que la destruction ?
Et merci à la charmante hôtesse d'accueil pour sa gentillesse.  


34 boulevard Garibaldi, Paris XV°.

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