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Res publica


Chacune de ces photographies représente un objet, un lieu ou un site accessible ou visible gratuitement et sans bris de clôture.

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Dans certains cas exceptionnels et/ou méconnus, les visites payantes seront clairement mentionnées.

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Je ne m'interdis pas de passer le périphérique pourvu que ça en vaille la peine.

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vendredi 18 avril 2014

Hôtel de Châlons-Luxembourg

Châlons-Luxembourg, le nom de cet hôtel particulier, fait immanquablement penser à la famille des Montmorency... et bien ça n'a rien à voir !
Cet hôtel construit au début du XVII° siècle, fut acquis en 1608 par le conseiller d'état Antoine Le Fèvre de la Boderie qui y gravera son monogramme.
Le nom de Châlons provient d'une famille de commerçants rouennais qui, en 1625, loua l'hôtel.
Le nom de Luxembourg vient de Marie Amelot, épouse séparée de Charles de Béon de Luxembourg du Massez qui devint propriétaire en 1659. C'est elle qui fit construire l'affreux bâtiment sur rue pour y loger les communs; heureusement, le porche fut conservé.



Avant la construction du bâtiment sur rue, nous étions dans un classique hôtel "entre cour et jardin". Passé le premier bâtiment, une première cour est décorée d'une fontaine.



La magnifique façade est animée par cinq fenêtres. Nous verrons que l'architecte, pour compenser la forme très légèrement trapézoïdale du terrain, ornera la façade sur jardin de six fenêtres.


Le perron à double rampe:


Après avoir abrité la Commission du Vieux-Paris, l'hôtel hébergea en 2012 le collectif "AClefeu" et son "ministère de la crise des banlieues"... qui a laissé derrière lui un intérieur en triste état...


A l'arrière, le jardin qui a surement connu des jours meilleurs...



La façade sur jardin (avec ses six fenêtres):


Les fenêtres présentent encore le monogramme d'Antoine Le Fèvre de la Boderie.


La Ville de Paris, propriétaire des lieux, n'a plus les moyens d'assurer l'entretien de cet hôtel; elle a donc décidé de le vendre au plus offrant ( Clic ! ). 
Pourquoi ne pas faire une offre ?


Cet hôtel a parfois été ouvert à la visite lors des journées du Patrimoine. C'est l'association Paris Historique qui en assurait le commentaire. Compte tenu de la vente annoncée, j'ignore si la visite sera encore possible dans le futur.

26 rue Geoffroy-l'Angevin, Paris IV°.

jeudi 17 avril 2014

Le Panthéon emballé par Christo ?

Une nouvelle silhouette domine Paris; Qu'est-ce ?

Le Panthéon emballé par Christo ?
Un suppositoire géant ?
Un détournement de la fusée Ariane ?
Une grosse cocotte-minute ?
Un projet ludique de la Mairie de Paris ?



Place du Panthéon, Paris V°.


mercredi 16 avril 2014

Institut Balassi - Institut Hongrois

Nous avions déjà salué la petite dame un peu seule sur son banc ( --> Clic ! ).
Profitant d'une exposition de photographies, nous visitons aujourd'hui le "Collegium Hungaricum", autrement dit l'Institut Balassi (On peut également dire l'Institut Hongrois !).


Dès l'entrée, un grand espace d'exposition nous accueille.


Peu de monde en semaine, tant mieux, on est plus tranquille !



L'exposition se poursuit au premier étage où se trouve ce bel espace sous verrière, qui peut aussi servir de salle de spectacle.




Plus d'info ---> Clic !


92 rue Bonaparte, Paris VI°.

lundi 14 avril 2014

Un cadran solaire, une statue, un jardin touffu, etc...

Le 46 rue du faubourg du Temple n'a rien d'extraordinaire à première vue...


Poussons tout de même la porte; après le premier bâtiment, nous traversons une première courette puis une petit passage et là...


Nous sommes à la campagne !



Des jardinets, des fleurs, des oiseaux...



Il y a même une dame toute nue !




Une étonnante maison à colombages nous regarde



En revenant sur nos pas, nous découvrons la façade sur jardin de cette étonnante construction à l'allure semi-aristocratique. Était-ce la demeure de quelqu'un d'important ? Était-ce un couvent ? Rien dans mes grimoires ne me permet d'avoir un avis... Jacques Hillairet n'en parle pas. Si vous avez une information, je suis preneur !



46 rue du faubourg du Temple, Paris XI°.

vendredi 11 avril 2014

Librairie "La Galcante" et Hôtel de Trudon

Dans l'axe de la rue Bailleul, au n° 52 rue de l'arbre sec, se trouve un bel hôtel du XVIII° siècle ayant appartenu à Jacques-François Trudon, "chandellier et cirier royal".


Le porche est ouvert, nous pénétrons dans la cour restée "dans son jus".


Au fond, la librairie "La Galcante" nous accueille.

Cet aimable capharnaüm est beaucoup plus rangé qu'il n'y paraît. Vous pourrez y trouver le journal de votre naissance ou d'anciens magazines, vous pourrez y consulter le banc d'essai de la Simca 1000 ou voir Brigitte Bardot en bikini sur la Croisette... et j'en passe !




L'arrière-boutique (accessible) est surmontée d'une verrière.


Au début du XX° siècle, ces locaux étaient occupés par l'Oeuvre de Notre-Dame de Bon-Secours pour la protection des jeunes filles; notre verrière surmontait alors une petite chapelle.


En prime, avant de partir, regardez par terre dans la cour: une pierre à bois, encore une !


Un merci tout particulier au personnel pour son accueil et sa gentillesse !


52 rue de l'arbre sec, Paris I°.

mercredi 9 avril 2014

La salle des huit colonnes de l'aérogare du Bourget

Hors Paris

Le 15 novembre 1937, le Président de la République Albert Lebrun inaugurait l'aérogare du Bourget.
Oeuvre de l'architecte Georges Labro, emblématique du style Art-déco, ce long bâtiment devait être prêt pour le début de l'Exposition Universelle (25 mai). Des retards en cascades ne permirent une inauguration que quinze jours avant la fin de l'Expo (25 novembre).


Au centre de l'aérogare, la Salle des Huit colonnes était la porte d'entrée (et de sortie) de la France, point de passage obligé des voyageurs comme des visiteurs.


Une première étape de la rénovation de l'aérogare (classée MH) vient d'être achevée et l'on peut revoir cette salle dans toute sa majesté.


Restauration scrupuleuse:


Le guichet... Vos passeports s'il vous plaît !



Depuis l'attribution du bâtiment au Musée de l'Air, ce magnifique volume avait été complètement dénaturé par la pose d'un faux-plafond.

Ministère de la Culture - base Mémoire


Un mécénat privé de la société Bell & Ross a permis la reconstruction de l'horloge monumentale, pièce maîtresse de cette salle.



La construction de l'aérogare du Bourget fut contemporaine de celle du paquebot Normandie... C'est peut-être la raison de la présence de ces cordages en fer forgé d'inspiration marine.


Anecdote: Depuis la restauration de la salle des huit colonnes, la luminosité est telle que le Musée de l'Air ne peut plus y exposer ses vieux coucous. Le soleil endommagerait les colles, bois et résines dont étaient constitués les avions... Ces somptueux travaux se traduisent donc par une diminution de la surface d'exposition ! Vous avez dit Kafka ?

L'accès à l'ancienne aérogare se fait uniquement par l'entrée du Musée de l'Air et de l'Espace, à gauche du bâtiment. L'entrée en est gratuite.

Aérogare du Bourget, RN2.

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