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Chacune de ces photographies représente un objet, un lieu ou un site accessible ou visible gratuitement et sans bris de clôture.

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Dans certains cas exceptionnels et/ou méconnus, les visites payantes seront clairement mentionnées.

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Je ne m'interdis pas de passer le périphérique pourvu que ça en vaille la peine.

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samedi 25 avril 2015

Les Catacombes. Histoire du Paris souterrain - Gilles Thomas

Publicité gratuite et éhontée !


Paris, 1782. Pour la première fois, un opuscule anonyme mis en vente dans les magasins de nouveautés stipule que l’on va créer à Paris des « Catacombes ». L’adoption de ce mot pour désigner les sous-sols de la capitale se révèle vite un choix d’une efficacité redoutable. C’est jouer de la confusion entre carrières souterraines et ossuaire, un objet de fascination pour le public, c’est aussi marquer fermement, par ce nom évoquant la mort, l’opposition entre cette ville sous la cité et la Ville-lumière.


Depuis, cette confusion a toujours été plus ou moins savamment entretenue, notamment dans la littérature, et c’est probablement la raison pour laquelle la fascination pour les catacombes est aujourd’hui plus vive que jamais.


Avec ses Promenades littéraires dans les catacombes, Gilles Thomas nous invite en fait à une double flânerie : une randonnée dans les galeries établies au niveau des anciennes carrières souterraines de la Ville de Paris, mais également une déambulation dans la littérature du XIXe siècle à nos jours. Au cours de cette traversée parisienne via cette « littérature du sous-sol », on va croiser entre autres, Balzac, Alexandre Dumas, Gérard de Nerval, Victor Hugo, Emile Zola, George Sand, etc. Ce Paris souterrain a aussi fortement inspiré des écrivains de romans policiers comme Eugène Sue, Gaston Leroux, Pierre Souvestre et Marcel Allain (les coauteurs de Fantômas), mais aussi Georges Simenon (sous un pseudonyme), ou plus récemment les auteurs de thrillers que sont Maxime Chattam, Henri Loevenbruck, Franck Thilliez, ainsi que de très nombreux autres romanciers dont deux récemment récompensés par le prix du quai des Orfèvres. La littérature jeunesse n’est pas en reste non plus.



Au travers cette littérature d’une grande richesse dont la source n’est pas près de se tarir (plus de 250 romans français découverts sur le sujet écrits en exactement deux siècles – de 1815 à nos jours – plus une cinquantaine en langue anglaise), Gilles Thomas nous fait également découvrir le microcosme des « cataphiles », dont la sociologie est décryptée à la lecture d’environ 50 mémoires universitaires. Mais il nous présente aussi des personnages hauts en couleur comme Charles-Axel Guillaumot, l’homme qui a consacré sa vie à sauver Paris, Philibert Aspairt qui a disparu et est mort sous terre, ou encore le Commandant Jean-Claude Saratte, le premier « cataflic » de France. Il nous raconte enfin, avec force anecdotes et détails, l’histoire passionnante et méconnue de ces galeries qui serpentent sous nos pas.

Les Catacombes. Histoire du Paris souterrain
« Promenades littéraires dans les catacombes »
Gilles Thomas
(édition Le Passage / diffusion Le Seuil)

vendredi 24 avril 2015

Fontaine Trogneux

C'est le roi Louis XV qui chargea Jean Beausire de construire cinq fontaines pour alimenter en eau le faubourg Saint-Antoine alors en plein essor. Il n'en reste que deux aujourd'hui, dont cette fontaine Trogneux. Son nom viendrait d'un brasseur alors installé à proximité.



Installée à un coin de rues, en alignement des immeubles voisins, notre fontaine a encore fière allure : elle a été rénovée en 2008.


Phénomène de plus en plus rare à Paris : de l'eau coule !


La façade principale présente une ornementation marine



Un détail intéressant se trouve à  environ trois mètres du sol : les lettres C.V. gravées dans la pierre. Elles me rappellent furieusement les marques de bornage des anciens fiefs parisiens ( Clic ! ), mais je n'ai pas trouvé à quoi correspondaient celles-ci.
Je fais donc une fois de plus appel à votre sagacité ; rappelons que le lectorat de Paris-Bise-Art figure parmi les plus cultivés de la blogosphère ! 



Angle de la rue du faubourg Saint-Antoine et de la rue de Charonne, Paris XI°.

mercredi 22 avril 2015

Marius, le rémouleur en taxi

Rue Caulaincourt, une silhouette familière pour l'ex-londonien que je suis :




Un détail cependant me fait penser que ce black cab n'est pas tout à fait ordinaire...


Approchons-nous ; un bruit métallique provient de l'intérieur...


Laissez-moi vous présenter Marius le "rémouleur vintage" !



Plus d'info. sur son site : Clic !


Je ne peux pas terminer cet article sans avoir une pensée amicale pour le prédécesseur de Marius qui arpentait les rues au son de sa cloche. Nous l'avions vu en 2009 et 2011 : Clic 1 et Clic 2 .

lundi 20 avril 2015

Passage Charlemagne

Le mot "passage" au-dessus d'une grille ; il n'en faut pas plus pour susciter ma curiosité !
Nous sommes au 119 rue Saint-Antoine.



Le digicode gentil nous permet de pénétrer dans une cour dont le seul intérêt est la vue sur l'église Saint Paul-Saint Louis...


... Mais très vite nous nous heurtons à une grille fermée à travers laquelle on voit d'autres cours...


... Demi-tour, nous ressortons pour contourner l'obstacle !


Nous voilà devant l'entrée du 16 rue Charlemagne, où rien n'indique la présence de notre passage.
En semaine, le digicode n'est pas totalement incompréhensif... Nous entrons.



Une première cour de belles dimensions mais sans grand caractère


un passage nous tend les bras...


qui nous amène dans une autre cour...



Où jadis on fabriquait des chaussures...


Et nous revoici devant notre grille de tout à l'heure, mais de l'autre côté !


Deux choses à savoir :
La partie du passage donnant sur la rue saint-Antoine est une voie publique, celle ouvrant rue Charlemagne est privée, ce qui explique la grille.
Jusqu'en 1908, on pouvait voir au milieu du passage les restes de l'hôtel du Prévost ( ou Hôtel des Marmousets ou hôtel Hugues Aubriot ), comme le montre cette photo d'Eugène Atget :


119 rue Saint-Antoine et 16 rue Charlemagne, Paris IV°.

samedi 18 avril 2015

Le Bois Dormoy

Le feuilleton du bois Dormoy continue. Menacé de mort par la mairie de Paris et par les bétonneurs, ce petit poumon vert autogéré se bat de toutes ses forces.


Nous en avions déjà parlé ici : Clic !



Madame Hidalgo, le bois Dormoy vous offre ces tulipes tout juste écloses. A vous de décider si l'année prochaine, nous pourrons vous en offrir à nouveau... ou si vous préférez les bétonneurs.


2 bis cité de la Chapelle, Paris XVIII°.

vendredi 17 avril 2015

Allée Maintenon

On sait que, bien avant qu'elle devienne Madame de Maintenon, la veuve Scarron élevait avec amour les enfants que Louis XIV avait eu avec Madame de Montespan. On sait que le roi rendit moult visites à la dame dans sa maison du village de Vaugirard ( aujourd'hui monastère de la Visitation, 110 rue de Vaugirard ). On sait enfin que c'est ici que naquit l'inclination royale qui allait la faire devenir Madame de Maintenon.
Que reste-t-il de cette royale idylle ? Une allée !


Depuis longtemps, cette discrète plaque indiquant "Allée Maintenon" m'intriguait; il ne me fallut que quatre ans de patience pour un jour trouver un résident assez aimable pour m'accueillir !



Rien de sensationnel, juste un petit cul-de-sac bien caché et plein de charme.


Marchons sur la pointe des pieds...




Ces bâtiments appartenant au monastère voisin mériteraient un petit peu d'entretien...



Allée Maintenon, 114 bis rue de Vaugirard, Paris VI°.

mercredi 15 avril 2015

Magasins de décors de l'Opéra de Paris

On passe devant sans les voir, et pourtant c'est une oeuvre de Charles Garnier ! Les magasins de décors de l'Opéra de Paris sont même l'unique réalisation industrielle du célèbre architecte.
Ils ont été bâtis en 1895, après le catastrophique incendie des anciens entrepôts de la rue Richier en 1894.


Nous sommes sur d'anciens terrains militaires ; lors de la construction, l'enceinte de Thiers est toujours en place.


C'est ici que sont conçus tous les décors de l'Opéra :



Minutieusement stockés comme un énorme puzzle, les décors attendent la prochaine représentation



des représentations parfois lointaines...



La grande nef centrale a les même dimensions que la scène de l'opéra :


Les décors y sont montés "grandeur nature"


Et c'est aussi sur cette scène que l'on répète les spectacles


Sur cette photographie, on distingue l'inclinaison du plancher de la scène, comme dans la réalité ( 5% ).


Avant de partir, observez les semi-remorques qui transportent les éléments de décors vers l'Opéra : elle sont beaucoup plus étroites que des camions ordinaires...


La raison en est qu'une fois arrivées à l'Opéra, les remorques sont placées dans ce monte-charge qui les emporte trois étages plus haut, au niveau de la scène.

photo dansomanie.net
 32 boulevard Berthier, Paris XVII°.

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