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Res publica


Chacune de ces photographies représente un objet, un lieu ou un site accessible ou visible gratuitement et sans bris de clôture.

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Dans certains cas exceptionnels et/ou méconnus, les visites payantes seront clairement mentionnées.

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Je ne m'interdis pas de passer le périphérique pourvu que ça en vaille la peine.

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mercredi 26 novembre 2014

Ancien couvent de la Merci - Deux cadrans solaires

Depuis quatre ans, j'attendais que ces portes s'ouvrent !
Ce porche majestueux est celui de l'ancien couvent de la Merci, créé par Marie de Médicis au début du XVII° siècle et reconstruit par Pierre François Godot en 1727.


Un cartouche - aujourd'hui illisible - nous rappelle le passé de ces lieux. Notons cependant une faute : l'architecte a pour nom Godot et non Godeau !


Ce bâtiment est aujourd'hui une résidence privée divisée en appartements ; la cour sert de parking...
Mais regardez au deuxième étage ce superbe cadran solaire :


On y voit l'inquiétante représentation de la mort qui nous montre l'heure et nous guette avec sa faux. Ce cadran, qui marque les heures du matin, est invisible de la rue quand le porche est fermé.


Le second cadran solaire est visible de la rue. Il se trouve à droite du porche et indique les heures de l'après-midi.


Il est surmonté de la mention "Utere Dumlycet" qui signifie à peu près "profite tant qu'il est temps".


Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer l'escalier classé ; je ne l'ai pas photographié moi-même mais j'emprunte une photo à l'excellent blog "Vivre le Marais" (Clic !) :


45 rue des archives, Paris III°.


mardi 25 novembre 2014

Autrefois Paris... (4)

Voici le quatrième et dernier chapitre de notre flânerie dans un Paris disparu :


Agrandissez les photos au maximum en utilisant le clic droit









J'espère que vous avez aimé  ces photographies. 
Comme quoi il faut toujours entrer chez les libraires (les vrais) ; on y trouve parfois des trésors !

lundi 24 novembre 2014

Le musée des sous-stations de la R.A.T.P.

En 1988, à une époque où la Ratp avait le souci de son patrimoine, il fut décidé d'aménager un musée dans l'ancienne sous-station Daumesnil.
Il semblait logique en effet de montrer au public les progrès accomplis dans la distribution d'électricité pour un réseau de plus en plus complexe. Rappelons qu'à ses débuts, la RATP produisait sa propre électricité dans son usine de Bercy.
Les énormes machines utilisées depuis 1900 disparaissent ( la dernière en 1970 ) ; les sous-stations disséminées dans Paris deviennent inutiles.
Une plaquette avait été imprimée pour l'inauguration du musée :


Le musée n'occupe qu'une petite partie des vastes bâtiments ; il voisine avec d'autres services de la Ratp.


On reste songeur devant cet énorme tableau de bord en marbre et ses jolis cadrans





Impressionnante, cette commutatrice :


Des panneaux didactiques très bien faits vous expliquent tout !


Ça, c'est un disjoncteur haute tension :


et ça, un redresseur :



Les sous-stations étaient reliées entre elles par un réseau téléphonique très performant pour l'époque :


Dans une vitrine, une maquette nous montre une sous-station en coupe ; on voit au-dessus des commutatrices les deux étages de batteries nécessaires à la continuité du service.


A peine aménagé, la direction de la Ratp décida de ne pas ouvrir ce musée au public... C'est aujourd'hui la belle au bois dormant de la Ratp ; qui aura le courage de la réveiller ?


Vous l'avez compris, l'entrée de ce petit musée est actuellement interdite au public. La seule façon de le visiter est d'y être invité par des cadres de la Ratp. A ce propos, je tiens à remercier chaleureusement ceux qui m'ont permis de faire ce modeste reportage.

Angle du boulevard de Picpus et de la rue de Toul, Paris XII°.

vendredi 21 novembre 2014

Galerie Gagosian - Le Bourget

Hors Paris

Quelle que soit la raison pour laquelle vous n'êtes pas allé à la Fiac (trop de file d'attente, ticket à 40 € trop cher, pas le temps, etc...), vous allez pouvoir vous rattraper !
Direction aéroport du Bourget, vers les terminaux réservés aux avions privés, là où naguère des centaines d'ouvriers travaillaient dans les ateliers de mécanique et de chaudronnerie aéronautique.
Au numéro 800, la galerie Gagosian vous accueille dans un grand hangar blanc.


A part les très élégantes hôtesses, vous vous retrouvez tout seul dans cet espace impressionnant, face à un Jeff Koons qui vous toise :


Nous sommes cernés par des maxi-toiles d'Andy Warhol


Il y a quand même moins de monde qu'au Grand-palais, non ?


Au premier niveau, une mezzanine vous donne de la hauteur...


... Et vous propose d'autres Warhol :


Ici, un grand collage de Damien Hirst (2,60 m de diamètre) fait avec de vrais papillons morts


Deux gribouillis toiles de CY Twombly...


Ici, nous vérifions la pertinence du principe de Peter : j'ai largement dépassé mon seuil d'incompétence pour comprendre ça :


Oups, excusez-moi, ce sont les toilettes de la galerie... Je crois que je pensais à Marcel Duchamp !


Ici, un tableau à décommander formellement dans les zones sismiques : c'est un pilulier géant !


Last but not least, cette œuvre de Damien Hirst qui, vue de loin, ressemble à un miroir noir plein de jolis reflets, mais qui, de près, s'avère être une gigantesque tartine de mouches mortes prises dans de la résine ( 1 mètre de diamètre ).
Qui a dit beurk ?
  

Pour terminer, une œuvre d'Urs Fischer qui m'a laissé circonspect... (no pun intended !)
Il s'agit d'une sculpture en cire à taille humaine avec des mèches partout et qui se consume pendant l'exposition.
Question bête : Comment fait le galeriste pour gagner sa vie avec une oeuvre qui fond avant d'être vendue ?


Alors, bien entendu, n'espérez pas voir ces œuvres-là si vous allez au Bourget la semaine prochaine. Nous sommes dans une galerie qui, tout au long de l'année, présente des artistes différents.
Les images de cet envoi on été prises en mars 2014, ce qui prouve que je ne suis pas en avance dans le tri de mes photos !

Galerie Gagosian, 800 avenue de l'Europe, Le Bourget (Seine saint-Denis).

jeudi 20 novembre 2014

Le Bois Dormoy va mourir

Il y a vingt ans, la ville de Paris était bien contente que des habitants se prennent par la main pour nettoyer ce qui n'était encore qu'un terrain vague mal famé.


Depuis, sous l'égide d'une association labellisée "Main verte" par la mairie de Paris de l'époque, ce petit bout de nature avait grandi et bien grandi.


Entretenu par des bénévoles, il réunissait les enfants le mercredi, les familles le dimanche, bref, c'était un bel endroit plébiscité par tout un quartier.


Anne Hidalgo, le 28 mars 2014, disait au micro de France Info ; "Moi, je veux encore trente hectares nouveaux d'espaces verts dans les temps nouveaux si je suis élue maire..." ( Clic ! ).)


Mais les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent et aujourd'hui, c'est bien la signature du maire qui figure au bas du permis de construire numéro 075 118 14 V 0006 délivré le 30 octobre 2014 au profit de la société Espacil habitat de Rennes.


Donc, après avoir bétonné la place de la République en supprimant deux squares ( Clic ! ), l'hôtel de ville va faire disparaître un autre petit coin de verdure... Schizophrénie ou cynisme ? 


Certes, celui-ci est plus petit, plus discret ; il est dans un quartier populaire et hors des grands axes... On peut donc couler du béton sans crainte ! Bah voyons... 


Allez voir le blog de l'association du Bois Dormoy ---> Clic !
et
Signez s'il vous plait la pétition lancée aujourd'hui ----> Clic ! 


Et puis, pour finir, écoutez cette chanson de Jacques Dutronc et Jacques Lanzmann ; n'est-elle pas prémonitoire ?


Le Bois Dormoy, 2 bis cité de la Chapelle, Paris XVIII°.

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