.

.

lundi 26 septembre 2016

100 Paris en un

de Dominique Lesbros
Éditions Parigramme

Une encyclopédie de poche !
C'est le mot qui vient à l'esprit lorsqu'on feuillette ce nouvel opus de Dominique Lesbros. L'auteur a choisi cent titres qui sont autant d'entrées dans la ville capitale. Que vous soyez un érudit ou un amateur, que vous soyez parigot ou syldave, vous trouverez chaussure à votre pied. 
La subjectivité assumée et la profonde connaissance de Paris donnent un ouvrage où l'on ne s'ennuie jamais. 
On bondit du Paris des repères au Paris indien, du Paris bluff au Paris des enseignes, avec pour chaque thème une double page d'explications et comme toujours chez Parigramme une iconographie foisonnante.
Gardez ce livre à portée de main et dès que vous aurez cinq minutes, vous apprendrez quelque-chose !


  
Retrouvez ce livre dans la rubrique Bibliographie, en bas de la colonne de droite du blog, comme tous les ouvrages cités sur Paris-Bise-Art.

Le pavillon du Butard

Hors Paris

Après le pavillon de la Muette, voici le pavillon du Butard... Encore !
Oui, mais c'est l'État français qui est responsable du calendrier. L'ONF, qui avait jusqu'alors la charge de ce pavillon de chasse construit par Ange-Jacques Gabriel, souhaite s'en séparer.

On lira avec intérêt l'historique du pavillon sur le site des "Amis du Butard": Clic !

Réglez vos GPS sur La Celle-Saint-Cloud et suivez mon fougueux destrier, c'est à dix minutes.

À deux pas des habitations, dans la partie étroite de la forêt de Fausses Reposes, une grande clairière nous laisse voir le pavillon:


Toute la sobriété classique d' Ange-Jacques Gabriel est là, devant nous.
Notez le fronton; on y parle de chasse !


Les photos précédentes vous montrent un pavillon ensoleillé mais solitaire.
Il suffit d'ouvrir les portes - Journées du patrimoine - pour que la foule accoure:


Sur le perron, une paire de décrottoirs majuscules !


Dallage noir et blanc, boiseries, cheminée, l'entrée est sobre:



Un petit boudoir tout rose en toile de Jouy:


Tiens, un escalier !
Grimpons.


Les pièces du premier étage - basses de plafond - font penser à la présence probable de gardiens naguère...



Nous redescendons vers le rez-de-chaussée


et même au-delà car de nouvelles marches nous appellent


Vaste sous-sol très sain


et le plus beau ! Cet énorme pilier rond soutient à lui seul le grand salon circulaire




Le grand salon, le voila:


Boiseries, lustre, parquet, cheminée, tout est là. 


Ici lors des journées du patrimoine, les visiteurs écoutent religieusement l'histoire (et le devenir) du pavillon du Butard


Le côté opposé à l'entrée surplombe la forêt



La "patte" de Gabriel


Quel avenir pour le pavillon du Butard ?
Un groupe de passionnés habitant les environs a décidé de se prendre en main pour assurer le futur du lieu. Les amis du Butard ont formé un projet cohérent que vous trouverez sur leur site ( Clic !).
N'hésitez pas à les soutenir, ils ont besoin de bonnes volontés !


Ah, j'oubliais, la maison du gardien est à vendre si ça vous intéresse !


Pavillon du Butard, Chemin du Butard, La Celle-Saint-Cloud (Yvelines).

samedi 24 septembre 2016

Vouloir bosser à Paris ? Il faut être fou !

Bon, résumons-nous: voie sur berge rive gauche fermée, voie sur berge rive droite fermée, Technoparade... Tout le centre de Paris est bloqué. Vous n'avez qu'à contourner ! Heu... pas par le périphérique, il est bloqué, tout comme les maréchaux... Passez par l'A86, il n'est qu'à moitié bloqué !


vendredi 23 septembre 2016

La place de la Concorde sans la grande roue

Il y a quelques jours, je me réjouissais (un peu vite) d'assister au démontage du manège forain qui enlaidissait la perspective des Champs-Elysées (Clic !).
Hélas, j'avais parlé trop vite ! À peine les camions de monsieur Campion étaient-ils partis que d'autres arrivaient...
Alors aujourd'hui, étant coincé dans l'accès au souterrain depuis vingt minutes, j'ai voulu passer par la place de la Concorde et en profiter pour photographier cette magnifique perspective que le monde entier nous envie... En direction de l'Étoile, ça va:


Mais en direction des Tuileries... comment dire... y a comme un défaut:


On se rattrape en admirant les superbes hôtels jumeaux d'Ange-Jacques Gabriel...


Au milieu de tout ça, les touristes se débrouillent pour trouver leur chemin au milieu du chantier...


Nouveauté tellement "Aicolo-ludique": les traîne-couillons stationnant sur la piste cyclable:


Devant ce spectacle lamentable, que faut-il faire ?

Baisser les bras ?
Pleurer ?
Se mettre en colère ?
Foutre le feu à l'hôtel de ville ?

Borne d'appel pompiers - rue Blanche

Arrêtons-nous devant la majestueuse caserne de la rue Blanche où la vigne n'est pas encore vendangée:


C'est au fond de la cour à droite que se dresse une des dernières bornes d'appel-pompiers de Paris:



D'autres bornes d'appel en cliquant sur le libellé "Pompiers" ci-dessous


Merci aux sapeurs-pompiers de Paris qui m'ont permis de faire ces photographies !

26 rue Blanche, Paris IX°.

La place de l'Alma cadenassée

Sur la place de l'Alma, les touristes s'obstinent à déposer des fleurs au pied de la flamme de la liberté, croyant que ce monument a été érigé en souvenir de Lady Di...


Mais ce ne serait rien si des métastases de l'engeance cadenassière n'étaient apparues...


Les poteaux ploient, la ville s'en fout...


Place de l'Alma, Paris VIII°.

À poil !

Dès lundi, sur proposition du groupe écologiste, le conseil de Paris va délibérer d'une expérimentation du naturisme à Paris...
Vous ne me croyez pas ?
La preuve:



mercredi 21 septembre 2016

La sauvegarde de l'art français

Il était une fois un célèbre ornemaniste* nommé Michel-Victor Cruchet qui, en 1853, racheta et fit réaménager l'immeuble que nous visitons aujourd'hui au 22 rue de Douai.
Il installa ses ateliers dans la cour, ainsi qu'un magasin d'exposition (en français show-room) au rez-de-chaussée. Le show-room, nous le connaissons déjà: PBA vous y avait convié pour une soirée coquine en 2013 (Clic !), c'est le café Carmen.
Michel-Victor Cruchet fit aménager dans les étages plusieurs appartements de rapport qui abritèrent des locataires prestigieux: Georges Bizet, la famille Halévy ou Eugène Delacroix, mais il se réserva l'étage noble, le premier au-dessus de l'entresol comme on disait alors.

*Décorateur-designer-architecte d'intérieur


Les parties communes de l'immeuble étaient une exposition permanente des réalisations "maison".



Un porche d'immeuble digne d'un hôtel particulier.
Le grand vitrail - aujourd'hui occulté - laissait voir le magasin d'exposition adjacent, aujourd'hui le Café Carmen.


Nous montons au premier au-dessus de l'entresol; l'appartement de Michel-Victor Cruchet est "dans son jus". Si l'on oublie les écrans d'ordinateurs, nous sommes revenus sous le second empire. 



Rien à voir avec un loft ! Des kilomètres de couloirs distribuent ce vaste appartement biscornu:


Le bureau directorial de l'association "Sauvegarde de l'art français" est installé dans l'ancien salon.


Des toiles peintes encadrées de boiseries ornent les angles de la pièce



Le plafond est orné de moulures et de rinceaux d'apparence bien classique. Mais ce n'est pas du staff, ces décors ont été exécutés selon la technique du carton-pierre, en vogue à l'époque.


Dans la salle à manger adjacente, une surprise nous attend...


Au plafond, dans un cadre circulaire, cette magnifique peinture.
Il s'agit d'une oeuvre de Simon Vouet, Aurore enlevant Céphale.
Cette œuvre n'a été authentifiée que récemment par Pierre Rosenberg.  


Mais contrairement à ce que la forme de l'encadrement pourrait nous laisser penser, il ne s'agit pas d'un tondo. Si vous regardez bien cette photographie, vous verrez la forme rectangulaire initiale de la toile; celle-ci a été "agrandie" pour remplir le cadre.


Nous continuons notre déambulation dans cet appartement qui, rappelons-le, est aujourd'hui un lieu de travail.


Chaque détail montre ce dont était capable l'entreprise



La bibliothèque sert aujourd'hui de salle de réunion




Ce plafond lui aussi est exécuté selon la technique du carton-pierre


Alors, bien sûr, on voudrait pouvoir admirer plus souvent de telles merveilles, mais comme je l'ai dit, ces locaux sont le siège d'une association: La sauvegarde de l'art français.


Cette année pour la première fois, des visites étaient permises lors des journées du patrimoine. Souhaitons que cette expérience soit renouvelée et, pourquoi pas, étendue.


Je ne saurais trop vous recommander de visiter le site de cette association qui œuvre utilement pour le patrimoine français: Clic !


22 rue de Douai, Paris IX°.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...