Res publica


Chacune de ces photographies représente un objet, un lieu ou un site accessible ou visible gratuitement et sans bris de clôture.

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Dans certains cas exceptionnels et/ou méconnus, les visites payantes seront clairement mentionnées.

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Je ne m'interdis pas de passer le périphérique pourvu que ça en vaille la peine.

vendredi 17 mai 2013

Vacherie !

Bien sûr, le terme "vacherie" pourrait évoquer une méchanceté si nous parlions grossièrement... Mais il ne saurait en être question sur un blog aussi distingué que Paris-Bise-Art !
Nous nous concentrerons donc sur l'autre acception du mot : "Dans une agglomération, lieu où l'on tire le lait des vaches et où l'on vend du lait".
Au XIX° siècle, plusieurs centaines de ces établissements irriguaient Paris en lait frais car, avant l'invention de la pasteurisation, ce liquide était intransportable.


On retrouve encore aujourd'hui des traces de ces vacheries, souvent signalées par une tête de vache sculptée dans la pierre.
Je ne saurais trop vous encourager à parfaire votre connaissance du sujet en consultant les articles de mes deux talentueux confrères, Le Piéton de Paris et Paris myope.


Nous entrons dans une suite de cours fleuries, accueillis avec bienveillance par un gardien fort aimable.


Sans doute pour nous indiquer le chemin, une seconde tête de vache...


... à demi-écornée.


Dans la troisième cour enfin, là où se trouvaient les étables, s'élève un petit bâtiment en briques muni d'une horloge et d'une cloche (l'ancêtre de la pointeuse); un cabinet d'avocats s'y est installé et les automobiles remplacent les bovidés...





Avant de sortir, un dernier point !
Regardez où vous mettez les pieds...


Ce sont encore des pavés en bois !


15-17 rue de la Présentation, Paris XI°.

mercredi 15 mai 2013

Ruelle Sourdis

Si vous vous promenez rue Pastourelle, vous remarquerez face à la rue de Beauce une grille - parfois ouverte - donnant accès à une étroite ruelle. Des immeubles en encorbellement, de vieux pavés...


Mais plutôt que de paraphraser Jacques Hillairet (*), citons-le:

"Cette voie privée, ouverte en 1626, n'a guère changé: elle possède encore son caniveau axial, ses bornes refuges pour piétons et quelques maisons en encorbellement. Elle doit son nom au voisinage de l'ex-hôtel de Sourdis situé rue Charlot.Elle résulte d'une servitude imposée, en 1626, à un propriétaire pour séparer ses terrains des maisons situées en bordure de la rue du Grand-Chantier (des Archives) à laquelle elle est parallèle sur sa plus grande longueur."

* in Dictionnaire historique des rues de Paris. Ed de Minuit.


Hélas, un hideux bâtiment d'après-guerre coupe notre ruelle... Demi-tour !


A droite, ces mur entouraient jadis les jardins des hôtels particuliers de la rue Charlot (voir plan en bas de page).



Une grille complaisamment ouverte nous permet d'entrevoir des jardins de belle allure...



Pour voir l'autre extrémité de la ruelle Sourdis, il nous faut faire le tour du pâté de maisons.
Rue Charlot, dans un renfoncement, cette grille discrète - toujours fermée - est l'aboutissement de notre sentier !




Voici une juxtaposition du plan de Turgot (1739) et d'une capture d'écran Google maps. On voit clairement sur l'ancien plan les jardins des hôtels particuliers évoqué plus haut.


Ruelle Sourdis, 15 rue Pastourelle et 3 rue Charlot, Paris III°.

lundi 13 mai 2013

Bains Russes

Au 8 de l'avenue des Gobelins, on trouvait jadis un établissement de "Bains Turco-romains" comme l'atteste cette publicité parue en 1884 dans le journal "Lutèce":


On y trouvait deux grandes salles de sudation, des douches en jets, en pluie, en cercle et en colonne (sic) ainsi que des bains de siège à eau courante, chaude ou froide ! Les bains de vapeur s'y prenaient en "étuve commune"... Ah la belle époque !


Mais au début du XX° siècle, seule la mention "Bains Russes" est visible.


Inutile d'essayer de forcer la porte, rien ne subsiste à l'intérieur, hélas...   

8 avenue des Gobelins, Paris V°.

mercredi 8 mai 2013

Tête sculptée villa des Charmilles

L'été dernier, nous avions déjà visité ce charmant petit passage niché au fond du XV° arrondissement:


Il y a cependant quelque-chose que nous ne pouvions pas voir derrière les feuilles des arbres...


Approchons-nous... C'est bien une grosse tête sculptée qui nous regarde !



J'en ignore l'auteur; peut-être habite-t-il toujours ici... Si quelqu'un a des informations, merci d'avance !


Villa des Charmilles, 56 rue de Castagnary, Paris XV°.

lundi 6 mai 2013

Aqueduc gallo-romain

Légèrement en surplomb de l'avenue Reille, au coin de l'avenue de la Sibelle, se trouve un petit square triangulaire plutôt insignifiant.


En regardant mieux, on voit des sortes de cylindres sortant du sol... Qu'est-ce ? Des tabourets pour nains de jardin ? Des bittes d'amarrage ensablées ?



Un indice devrait nous mettre sur la voie: une louve romaine allaitant deux bébés...



Ces quatre bornes alignées signalent le passage en sous-sol de l'aqueduc gallo-romain déjà vu (---> Clic !).


mercredi 1 mai 2013

Le boulet de la Bastille

Regardez le bel immeuble qui abrite le Café Français, au n°3 place de la Bastille: haussmannien et bourgeois, il recèle plusieurs détails intéressants.


Rapprochons-nous du premier niveau; nous voyons d'abord une large plaque en marbre montrant l'emplacement de la vieille forteresse en superposition avec la voirie actuelle.



A gauche, cette autre plaque en marbre noir, hommage des étudiants de 1880 à leurs aînés.


Mais le plus amusant est à voir sur la partie semi-circulaire qui fait l'angle...


Une trace de boulet de canon, "souvenir du 14 juillet 1789"...


... et la date d'achèvement de la construction de l'immeuble: 26 mai 1871, soit 80 ans après l'arrivée du boulet !!! 


3 place de la Bastille, Paris IV°.

lundi 29 avril 2013

La Maison d'éducation de la Légion d'honneur - Saint-Denis (3)

Hors Paris

Suite et fin de notre visite à la Maison d'éducation de la Légion d'honneur, ancienne abbaye royale de Saint-Denis.

Le réfectoire des élèves fut jadis celui des moines. Il est dans l'état où Napoléon le vit lors de sa venue le 6 août 1811. 
Une plaque nous rappelle cette visite impériale.




Si le domaine de l'école a été amputé de sept hectares pour réaliser un jardin public (le parc de la Légion d'honneur), il reste encore de vastes espaces:



Cette partie des jardins recouvre de nouvelles salles de classes reliées entre elles par des patios invisibles en surface:



Un Bayard en bronze de trois mètres, dû à Aristide Croizy, protège l'école !



En plus des journées du patrimoine (septembre), des visites sont régulièrement organisées par l'Office de Tourisme de Saint-Denis (---> Clic !) au prix de 6,00 €.

Maison d'éducation de la Légion d'honneur,
5 rue Légion d'Honneur, Saint-Denis (Seine Saint-Denis).

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