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lundi 8 février 2016

Caserne Dupleix

image Histoires du Nord - Palais des beaux arts à Lille

Il est loin le temps où le chef gaulois Camulogène, battu par Labienus, trouva la mort en 52 avant notre ère dans la plaine de Garanella. Car ce lieu était une garenne, on y chassait le lièvre et la perdrix !
Une grosse maison y avait été construite par les religieux de l'abbaye de sainte-Geneviève, d'abord appelée "Ferme de Grenelle", puis plus pompeusement "château".


 Le château de Grenelle sera transformé en poudrerie par la Convention et malgré une explosion dramatique en 1794, on continuera cette activité jusqu'en 1820.


 C'est le second empire qui construira la caserne Dupleix ; celle-ci abritera différents corps : cavalerie, cuirassiers, dragons.


 Depuis 1945 et jusqu'à sa fermeture, la caserne Dupleix sera dévolue à l'arme du train ; elle sera vendue à la ville de Paris en 1988.


Aujourd'hui, il ne reste que les deux pavillons d'entrée :

 Ce vaste terrain est depuis lors affublé de l'élégant patronyme "ZAC Dupleix". 1200 logements y seront édifiés selon les principes actuels : des lignes droites, des angles droits, de la ferraille et surtout du béton !  


Un superbe décrottoir a été oublié ; a-t-il servi aux bottes des cuirassiers ?




Appréciez la différence : à droite, un pavillon intact où même pour une caserne, on a tenté de faire quelque-chose d'harmonieux...
 

... et à gauche, le pavillon jumeau défiguré par des gens qui se prétendent architectes alors qu'ils ne connaissent que l'angle droit.
 

Place Dupleix, Paris XV°.

jeudi 4 février 2016

Février 2016 à Paris : un deuxième musée en moins...

Vous en souvient-il, en avril dernier, nous avions visité le Phono Muséum ( Clic ! ) ?



Et bien, lisez s'il vous plait, l'article paru hier sur "20 minutes" : Clic ! et vous comprendrez...
Mais peut-être me répété-je ?

Donc, résumons-nous : l'année n'a que deux mois et nous comptons déjà deux fermetures de musées... sacrée moyenne !
Petite suggestion à l'attention de la mairie de Paris : licencions l'adjoint à la culture ainsi que ses conseillers, et avec le budget ainsi dégagé, aidons les musées !  

Janvier 2016 à Paris : un musée de moins !

Vous en souvient-il ? En mai dernier, nous avions visité le musée de l'éventail ( Clic ! ).



Et bien lisez le communiqué de Madame Hoguet, et vous comprendrez qu'au moment où l'on trouve de l'argent pour "végétaliser les pieds d'arbres", on n'en a pas pour tenir la tête hors de l'eau à ce petit bijou unique qui va donc disparaître.


On dit qu'en Afrique, quand un vieillard meurt c'est une bibliothèque qui brûle...
Et à Paris, quand un musée ferme, c'est quoi ? 

mercredi 3 février 2016

Les catacombes : Vache à lait ou poule aux œufs d'or pour la mairie de Paris ?

On le sait peu, mais les catacombes ( on devrait dire l'ossuaire ) sont un des quatorze musées de la ville de Paris ; c'est donc celle-ci qui pilote la politique tarifaire et muséale du lieu.
Les tarifs ? Voyez plutôt :
Entrée : 5 € il y a deux ans, 8 € l'année dernière, 12 € aujourd'hui. 
Audioguide : 3 € l'année dernière, 5 € aujourd'hui.
Donc, pour une visite avec audioguide, nous sommes passés de (5 + 3) 8 € à (12 + 5) 17 € en deux ans, soit une augmentation de 112,05 % !!!

Alors, vous vous dites que derrière mon mauvais esprit si prompt à critiquer, il doit bien y avoir une raison à cette augmentation monstrueuse : allongement du parcours, nouvelles pièces ouvertes au public ? 
Pas du tout, c'est l'inverse !
Regardez ce plan : les itinéraires en rouge précédemment ouverts au public sont désormais fermés et la partie mauve doit être fermée bientôt...

© www.explographies.com
Résultat, la visite qui était d'une durée moyenne de 45 minutes se voit désormais ramenée à 20 minutes.
À cause de ce nouvel itinéraire "accéléré, les visiteurs ne verront plus les sculptures de Décure, ni l'autel, ni la lampe sépulcrale.  Ils seront également privés du tombeau de Gilbert, du bain de pied des carriers ainsi que du monument commémorant les massacres dans les prisons en 1792.

Le bain de pied des carriers - image Clicsouris
  
La sculpture de Décure - image Kos
Les plus indulgents penseront que que ces mesures sont prises pour assurer un meilleur entretien du lieu ... et bien regardez le résultat de l'installation d'un nouvel éclairage fonctionnant 24 heures sur 24, je vous laisse juges :




Un dernier regard sur les grilles déjà en place, qui amputent le circuit de visite :





Alors, les catacombes, vache à lait ou poule aux œufs d'or ?

Place Denfert-Rochereau, Paris XIV°.

lundi 1 février 2016

Fondation Custodia - Hôtel Turgot

Ce bel immeuble statutaire est l'hôtel Lévis-Mirepoix, construit en 1895 par l'architecte Louis Parent sur les communs de l'hôtel Turgot. Il abrita l'institut néerlandais de 1957 à 2013.
Mais le but de notre visite est caché au fond de la cour, comme écrasé par les immeubles voisins : l'hôtel Turgot. Bâti en 1743, il passa de la famille Turgot ( oui, le plan de Paris !) aux Crillon puis aux Lévis-Mirepoix. En 1953, il fut acheté par Frits Lugt pour y installer la fondation Custodia.



Nous pénétrons dans le premier immeuble où se tiennent les expositions temporaires et accédons à la petite cour :


Et puis le guide nous ouvre la porte... directement sur un escalier monumental où sont accrochés des centaines de toiles :



C'est vertigineux ! Hélas, nous n'accéderons pas à l'étage et le temps nous manquera pour profiter de chaque oeuvre.


La grande antichambre et encore des peintures ainsi que des objets d'art




Ici le bureau du directeur avec aux murs... des tableaux !





Le grand salon :



Du grand salon, nous jetons un œil sur le petit jardin :


Encore un bureau et des tableaux !



Enfin, la grande salle à manger qui présente une belle collection de faïences ( Delft ? )... et des tableaux !
  

Notez le rafraîchissoir en marbre :


Des visites ( gratuites ) sont organisées régulièrement. Elles sont guidées et limitées en nombre de visiteurs.
La réservation est obligatoire en écrivant à : visites@fondationcustodia.fr
Vous trouverez les prochaines dates de visite sur le site de la fondation : Clic !

121 rue de Lille, Paris VII°.

vendredi 29 janvier 2016

Une cave du XIII° siècle

À l'entrée du Village Saint-Paul, vous passerez probablement devant ce restaurant bobo/bio/cru sans y prêter attention. Et pourtant, si vous poussez un peu l'investigation, vous descendrez au sous-sol où se trouve une salle privatisable qui n'est rien d'autre qu'une cave du XIII° siècle.


Plus d'info sur le site du restaurant : Clic ! (publicité gratuite)


Descendons...



Pensez que ces voûtes de pierre blonde ont été creusées deux cents ans avant que Jeanne d'Arc ne se transforme en petit soldat !



Vers les cuisines...


Des toilettes du XIII° siècle, mais la robinetterie a été refaite depuis !


Un escalier condamné sans appel


Sympa, non ?


7 rue Charlemagne, Paris IV°.

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