lundi 23 mai 2016

Hangar Y - Meudon

Hors Paris

Envie de connaître l'histoire des ballons à hydrogène ou à air chaud ? Clic !
Vous verrez que, des frères Montgolfier à la création du premier corps d'aérostiers au monde (installé dans le château-Vieux de Meudon), les français ont été des précurseurs dans ces drôles de machines volantes.
En 1870, lors du siège de Paris, le ministre de l'Intérieur Léon Gambetta put échapper au blocus et rejoindre l'armée de la Loire grâce à un ballon. Sept ans plus tard, l'armée décida de créer l'Etablissement Aérostatique militaire dans le parc de Chalais-Meudon.
De nombreux ballons captifs (pour l'observation) y seront réalisés, mais c'est surtout ici que le dirigeable "La France" verra le jour et réussira en 1884 le premier vol mondial en circuit fermé.
En 1879, un immense hangar sera construit à Meudon à partir d'éléments  métalliques provenant de la "galerie annexe des machines" de l'Exposition universelle de 1878, installée au Champ de Mars ; ce sera le hangar Y.




Délaissé après guerre, les hangars de Meudon serviront à héberger les collections du musée de l'air et des transports. 
En 1964, Marc Chagall utilisa le Hangar Y pour assembler le nouveau plafond  de l’Opéra Garnier.

Photo IZIS © IZIS-MANUEL BIDERMANAS

En 1982, le Hangar Y est classé monument historique.

En 2002, on y assemble le dirigeable piloté Voliris 900


C'est aussi dans le Hangar Y que Jean-Pierre Jeunet a tourné des scènes de son film «Un long dimanche de fiançailles», le hangar étant alors transformé en hôpital de guerre du 1er au 4 décembre 2003.

En 2009, le ministre de la culture Frédéric Mitterrand octroie 1 251000 € au titre du plan de relance afin de restaurer la nef centrale (à l'exception des planchers).


Hélas, ce chantier ne sera pas poursuivi par ses successeurs.



Si la façade a bonne allure, on ne peut pas en dire autant des côtés...



Entrons !


70 mètres de long, 20 mètres de haut... Il y a de la place !



Témoignages du passé : ici un taquet pour attacher des câbles, là une manivelle... L'électricité a connu le 110 volts !


Des arrivées de gaz...


Au-dessus de la porte d'entrée, un discret hommage au colonel Charles Renard :


Quel avenir pour ce lieu chargé d'histoire ?
Une association se bat pour la sauvegarde du hangar Y et d'autres sites : Clic !
Pourquoi ne pas en faire une annexe du musée de l'air consacrée à l'aérostation ?



Habituellement fermé, ce lieu se visite parfois grâce à Hauts de Seine tourisme.

Carrefour des trois bornes, avenue de Trivaux, Meudon (Hauts de Seine).



vendredi 20 mai 2016

Construction en état de siège

Au coin de la rue Guy Môquet et de la rue du capitaine Lagache, le bar Le Mistral sort sa terrasse dès les premiers rayons de soleil.


Mais regardez plutôt l'immeuble, au-dessus de la plaque de rue...


On y voit que cet immeuble a été édifié pendant la guerre franco-prussienne et le siège de Paris.


Mais l'architecte n'y apposa son nom qu'un an plus tard !


Un grand merci à Denis de Montmartre, docteur es Épinettes à qui rien n'échappe !

Angle rue Guy Môquet et rue du capitaine Lagache, Paris XVII°.

mercredi 18 mai 2016

Monument des Droits de l'homme

Lorsqu'on se rend au Champ de Mars, c'est la plupart du temps pour voir la tour Eiffel. Il est vrai que celle-ci fait de l'ombre à tout ce qui l'entoure...
Promenez-vous par exemple dans l'allée Adrienne Lecouvreur... Vous croiserez bientôt l'avenue Charles Risler au milieu de laquelle se dresse un curieux monument. 
Commandé par la mairie de Paris pour le bicentenaire de la Révolution française, ce monument des Droits de l'homme est l'oeuvre d'Ivan Theimer.
Jacques Chirac, alors maire de Paris, confiera à son ami Michel Baroin - Grand maître du Grand orient de France - la supervision de ce travail. C'est sans doute ce qui explique la forte influence maçonnique qui se dégage de chaque détail de cette œuvre complexe.



L'aspect général est celui d'un tombeau; mais celui-ci est-il égyptien ou hébraïque ?


Précédé de deux pylônes en bronze, le monument est entouré de personnages et d'objets du même métal qui méritent notre attention:



Je vous laisse déchiffrer...


N'est-il pas mignon ce petit bonhomme avec son drôle de chapeau ?


Ne soulevez pas le couvercle, il y a un serpent !


Inscriptions symboliques et personnages divers à la base des pylônes :



Si je ne dis pas de bêtise, ce sont les tables de la loi :
Correction : Merci au lecteur qui m'a corrigé ! Il s'agit de la Déclaration des droits de l'homme, ce qui prouve que je suis parfaitement capable de dire des bêtises !


Où mène cette porte ?


Attardez-vous sur les détails innombrables qui parsèment les quatre côtés du monument



Il y a même un cadran solaire ! (et des pigeons, grrr... )


On déplorera, hélas, l'état d'abandon du monument. Aucun entretien. Des plaques vertes indiquent une moisissure due à l'humidité.
Mais peut-être est-ce cela la végétalisation de Paris...


  Avenue Charles Risler (côté rue de Belgrade), Paris VII°.

mardi 17 mai 2016

Pierre à bois rue Dupetit-Thouars

À deux pas de la mairie du III°, la rue Dupetit-Thouars n'offre a priori rien d'exceptionnel au visiteur.
Mais les pépites du patrimoine sont comme les truffes, elles se cachent à la vue des passants...
Alors faites comme moi, le groin au ras du sol, cherchez !
Poussez par exemple la porte du numéro douze...


Nous sommes dans une cour élégante de belles dimensions


L'avantage d'avoir le groin au ras du sol : on voit des choses !


Malgré une rénovation récente, le sol de cette cour a conservé son ancienne pierre à bois (certains disent pierre à fendre).



Je me demande si je ne vais pas rédiger un annuaire des pierres à bois de Paris...


12 rue Dupetit-Thouars, Paris III°.
    

vendredi 13 mai 2016

Passage Boudin

À deux pas du réservoir de Ménilmontant, le passage Boudin se cache en espérant que les bétonneurs parisiens continueront à l'ignorer. Son nom ne vient ni du peintre normand, ni de la préparation charcutière, il vient du nom d'un ancien propriétaire.


 Il relie la rue de la justice à la rue Alphonse Penaud


Un artiste :


Chut ! écoutez le silence.








Au milieu du passage, un élargissement de la chaussée forme une sorte de placette circulaire :


Vous êtes sûrs qu'on est à Paris ?





On a envie de remercier ces gens qui ont placé ça et là des objets rien que pour notre plaisir



Passage Boudin, Paris XX°.