lundi 1 juin 2020

Ligne de Sceaux - Gare du Luxembourg

La ligne de Sceaux fut ouverte en 1846 entre les gares de Paris Denfert-Rochereau et Sceaux (Robinson) puis Saint-Rémy-lès-Chevreuse et Limours.
Propriété de la Compagnie de Paris à Sceaux de 1846 à 1857, puis du P.O. (Paris-Orléans) jusqu'en 1929, enfin de la CMP (Compagnie du Métropolitain Parisien) jusqu'à la création de la RATP en mars 1948.
En 1890, il fut décidé de porter le terminus parisien de la ligne de Denfert-Rochereau à Luxembourg au moyen d'un tunnel. 

Si les voies de la ligne de Sceaux étaient axées sur le boulevard Saint-Michel, la gare du Luxembourg fut installée en pied de l'immeuble qui faisait l'angle avec la rue Gay-Lussac.




Rappelons que la traction vapeur entraînait des contraintes comme des passages en tranchée ouverte (Port-Royal) ou des systèmes de ventilation haute et basse pour l'évacuation des fumées. 


On voit sur ce dessin en coupe la station et ses systèmes de ventilation haute (en rouge) et basse (en bleu) permettant de garantir aux voyageurs une atmosphère respirable.




Dès 1929, le plan Langevin (ministre d'alors) envisageait la création de liaisons entre les gares parisiennes, et la ligne de Sceaux en faisait partie.
Hélas, le projet du ministre Langevin ne verra le jour que quarante ans plus tard sous le nom de RER... Mais le premier effet de ce plan fut l'électrification de la ligne de Sceaux en courant continu 1500 volts par caténaire, ce qui en fit une ligne moderne et efficace.


À partir de 1937, les robustes Z23000, dont le petit nom était "rames Z", assurèrent la totalité d'un trafic qui allait croissant, et ce jusqu'en 1987, soit une carrière de cinquante ans !



La ligne de Sceaux, elle, figurait en noir sur les plans de métro et il est vrai qu'on pouvait l'utiliser à l'intérieur de Paris moyennant un simple ticket de métro. 


Et notre gare du Luxembourg dans tout ça ?
Elle vécut ces années sans grand changement, si ce n'est un lifting de sa façade...



Vous noterez le M jaune de Métro; le RER n'était pas encore inventé !


Puis vint le temps des travaux...


La honte: finir en gare terminus à une seule voie !


Aujourd'hui, plus de gare du Luxembourg, mais une simple station sur la ligne B du RER. Quant à l'immeuble en pointe qui abrita la gare, il ne reste plus de trace de son passé ferroviaire...


Je tiens à remercier Gaston Jacobs et son livre incontournable "La ligne de Sceaux" paru aux éditions de La vie du rail.


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Les halles avant Baltard.

Nous connaissons tous les halles de Baltard détruites au début des années soixante-dix et remplacées par le marché de Rungis; mais avant Baltard, comment alimentait-on Paris ?
C'est d'abord Napoléon I° qui lança l'idée de nouvelles halles centrales au cœur de la capitale ainsi qu'un réseau de marchés couverts dans tous les quartiers. Hélas, l'empereur n'eut pas le temps de concrétiser ce projet et ce fut son neveu Napoléon III qui chargea Victor Baltard du projet.

Donc, avant Baltard, une centralisation des fournisseurs de denrées s'était déjà mise en place. 
C'est d'abord Louis VI qui, en 1137, décide la création d'un marché de plein air au lieu-dit "les Champaux" (qui laissera "petits champs").
Philippe-Auguste transfère aux Champaux la foire de Saint-Lazare en 1181, et deux ans plus tard il ajoute deux halles pour les drapiers et une pour les bouchers. D'autres bâtiments seront construits tout au long du XIII° siècle; c'est de cette époque que les noms de rues nous rappellent leur vocation (rue de la ferronnerie, de la poterie, de la fromagerie, de la tonnellerie, de la lingerie).
Ce n'est qu'en 1818 qu'est construit le "marché des prouvaires", ensemble de halles en bois destinés au marché de la viande. D'autres bâtiments semblables seront adjoints pour le poisson et pour le beurre.
Ces halles de bois seront remplacées par les halles de Baltard à partir de 1854.


Sur ce plan de Jacoubet (1836), on voit les différents halles et leurs destinations.


Ce tableau de Giuseppe Canella peint en 1828 rend fidèlement l'ambiance des "halles d'avant":


Ces photos des halles de bois devant l'église Saint-Eustache date de 1852 ou 53, soit un ou deux ans avant leur destruction.




Après la fermeture et le vidage du cimetière des Innocents (1786), on installa à sa place le marché des innocents qui disparut en 1856.



Puis vint Baltard, mais ceci est une autre histoire...

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vendredi 29 mai 2020

Chapelle des Petits Augustins - Ecole des Beaux-arts.

Vestige bien vivant de l'ancien couvent des Petits Augustins, la chapelle date du début du XVII° siècle. Elle abrite nombre de copies et des pièces ayant appartenu à l’éphémère musée des monuments français. Visite...







Sur le côté droit de la nef, un petit espace octogonal: c'est l'ancienne chapelle des louanges, bâtie pour le château de la reine Margot (disparu).







Mais oui, c'est bien "le jugement dernier" de Michel Ange, comme à la chapelle Sixtine !


  
Le moulage en plâtre du "Colleone" de Verrocchio:












Voir les autres articles consacrés à l'Ecole des Beaux-arts: Clic !

Compte tenu des mesures de sécurité, il est moins facile aujourd'hui de pénétrer dans l'école des Beaux-arts, mais ce n'est pas impossible !

 14 rue Bonaparte, Paris VI°.