mercredi 26 février 2020

L'auberge de jeunesse disparue

J'étais depuis longtemps intrigué par cette adresse où récemment encore, on trouvait une auberge de jeunesse, et où la Base Mérimée parlait de vestiges de l'enceinte de Philippe-Auguste...
Le problème voyez-vous, c'est que lorsque je me suis décidé à visiter cet endroit, la porte était close et toute activité avait disparu...


L'auberge de jeunesse, on en trouve trace sur le ouaibe, ça avait l'air plutôt sympa...


Après moult passages sans succès, j'appris que des travaux devaient avoir lieu; il me fallait donc redoubler de vigilance. Mon fougueux destrier était arrivé à connaître le chemin par cœur !
Et puis un beau matin, la porte ouverte !
Ruons-y nous (ou ruons-nous y, je ne sais jamais).


Au rez-de-chaussée, une première grande salle sous verrière où nous reconnaissons les images de l'auberge de jeunesse. Ce doit être une ancienne cour couverte.



Plus loin, toujours au rez-de-chaussée, une deuxième grande salle sous une verrière d'un autre type:



Cette pièce devait être le réfectoire car d'autres pièces techniques l'entourent (cuisine, toilettes, etc...).


Rien dans les étages ne subsiste du passé. Tout est cloison, placo, etc...



La seule belle pièce survivante est cet escalier qui a surement connu des jours meilleurs...


Et mon enceinte de Philippe-Auguste, elle est où ?
Nulle part à l'évidence. Cependant, si l'on observe soigneusement la vue aérienne ci-dessous, on voit les deux cours figurées par une étoile orange et nos bâtiments qui viennent buter sur l'empreinte d'une tour de l'enceinte bien connue par ailleurs (Clic !) et figurée ici par une flèche verte. Celle-ci est visible de la rue du Louvre, mais elle est incluse dans la parcelle cadastrale du 20 rue Jean-Jacques Rousseau, cqfd.



20 rue Jean-Jacques Rousseau, Paris I°.


Le bœuf sur le toit


Créé en 1922 comme cabaret au numéro 28 rue Boissy d'Anglas, Le Bœuf sur le toit n'arrive à son actuelle adresse qu'en 1941.
A cette époque où Paris était la capitale du jazz, de nombreux musiciens venant de différents cabarets avaient pris l'habitude de se retrouver ici après leur service. Le plus souvent, ils jouaient ensemble des airs de jazz; c'est de là que vient l'expression "faire un bœuf".

rue Boissy d'Anglas






Un des plus beaux cadres art déco de Paris





Jean Cocteau, grand habitué des lieux, est encore partout.




Merci à Claude P. pour ces images roboratives !

34 rue du Colisée, Paris VIII°.

Jeu d'hiver - Février 2020 (4)

Mais où ai-je bien pu voir ça ?


Bonne chance à tous !


lundi 24 février 2020

Institut protestant de théologie

Le boulevard Arago fait partie de ces voies où l'on ne va pas; on y passe.
Il faut dire que l'adresse la plus connue de ce boulevard - la prison de la santé - ne donne pas très envie de s'y arrêter...
Et pourtant, là comme partout, il y a à voir.
Regardez par exemple ce porche qui s'ouvre au coin du boulevard Arago et de la rue du faubourg Saint-Jacques, face aux jardins de l'observatoire:


Nous sommes à la porte de l'Institut protestant de théologie.


C'est tout de même plus humain que Jussieu comme faculté, non ?



Le voisinage est tranquille...


Mais allons un peu plus loin, au numéro 77, où une autre porte s'ouvre sur des jardins:  





Nous sommes toujours dans la faculté, de l'autre côté du bâtiment principal.




Ce discret bâtiment moderne abrite la bibliothèque et le fonds Ricœur: 




On rêverait de faire ses études ici !


On n'entre pas dans une faculté comme dans un moulin, heureusement.
Il vous faudra profiter d'une journée portes ouvertes où attendre les prochaines journées du patrimoine.
Plus d'informations sur le site de l'institut: https://iptheologie.fr/

77 à 83 boulevard Arago, Paris XIV°.

Ancien hôpital Saint-Vincent de Paul (2)

Rappelez-vous, en 2016, nous avions visité ce qui restait de l'ancien hôpital Saint-Vincent de Paul; à l'époque, les "Grands voisins" s'étaient installés dans les lieux avec l'accord de la mairie et avaient créé dans cet ensemble un univers... curieux. (Revoir l'article: Clic !) 

photo 2016

Aujourd'hui, la circulation étant pour la dixième fois de la semaine bloquée par une manifestation, j'ai pensé à jeter un oeil sur les lieux.


Bigre !
La cour d'honneur, qui avait gardé un peu de sa superbe, a été - comment dire - remaniée...
La végétation a disparu (mais ça, c'est une habitude à Paris).


photo 2016


Comme on le voit, il y a une vie dans cet univers décalé. Des commerces (friperie, livres et disques d'occasion, bar, etc...) sont accessibles à tous.


Mais le clou du spectacle a été pour moi cette table de ping-pong !



Voulez-vous que je vous dise ?
C'était mieux avant !

photo 2016

72-86 avenue Denfert-Rochereau, Paris XIV°.

Le corbeau sans le renard...

Si vous vous placez à l'angle de la rue Ordener et de la rue du marché Ordener, que voyez-vous ?
Rien de particulier n'est-ce pas ?


Approchez-vous donc !


Ça y est, vous le voyez le gros oiseau ?


Je dois dire que j'ai été intrigué par l'immobilité de l'animal; guettait-il une proie ?


C'est en zoomant que la réalité m'a sauté aux yeux !


Est-ce pour éloigner les pigeons ? Sans doute.
En tous cas, si vous regardez bien, il n'est pas seul !


Angle rue Ordener et rue du marché Ordener, Paris XVIII°.