mercredi 4 juillet 2018

Le merle (moqueur) de la rue Bonaparte

Quand vous passerez rue Bonaparte, arrêtez-vous devant l'immeuble portant le numéro 15 et observez le réverbère.
Il y a fort à parier que le merle que j'y ai vu la semaine dernière n'aura pas bougé !




Avouez que vous ne l'aviez pas vu !


15 rue Bonaparte, Paris VI°.

Hommage à Simone Veil

Il est partout, on ne le tient plus, Claude P, notre envoyé spécial se trouvait bien sûr aux premières loges pour vous faire vivre la cérémonie d'hommage à Simone Veil.
Ça commence au mémorial de la Shoah:




Sur ce mur, les "Justes", héros anonymes qui sauvèrent tant de vies:



Des noms de lieux définitivement indissociables de l'horreur:


Le mur des noms.



La crypte:




et le cortège officiel en route vers le Panthéon:





Comme une évidence...




lundi 2 juillet 2018

Encore un bassin en danger !

Blotti contre une aile du Grand Palais, ornement central du square Jean Perrin donnant accès aux expositions, cette "fontaine-miroir d'eau" est bien discrète. C'est sans doute pour cela que la ville de Paris souhaite  s'y attaquer.


Ce bassin de marbre blanc représente la Seine et ses affluents, dans un style art nouveau parfaitement adapté au voisinage du Grand Palais. Il est l'oeuvre de François-Raoul Larche.





Admirez le travail du sculpteur:



Et bien voici ce que la ville de Paris veut faire de ce square !
Une sorte de miroir d'eau, encore une fois sous les arbres et donc sous les feuilles...
Observez que toute trace du square a disparu... Curieux de la part de ceux qui veulent végétaliser jusqu'aux tunnels du métro...


Vous lirez avec intérêt l'excellent article paru dans La Tribune de l'art: Clic !


Doit-on s'attendre encore une fois à assister à une destruction de notre patrimoine, comme place de la République en 2013 (photo ci-dessous) ?


Square Jean Perrin, avenue du général Eisenhower, Paris VIII°.

Mémorial de l'escadrille Lafayette

Hors Paris

C'est par cette grille que nous entrons dans une parcelle du parc de Saint-Cloud appartenant à la Fondation du Mémorial de l'escadrille Lafayette.


Ce mémorial a pour but "d'honorer la mémoire de ces héros américains engagés volontaires dans l'armée française et tués en mission au champ d'honneur lors de la première guerre mondiale."


Après une grosse centaine de mètres dans la forêt, une clairière apparaît, parfaitement entretenue:



Le cheminement vers le mémorial nous fait apprécier l'envergure du monument


On me dit qu'il convient désormais d'orthographier "nénufar", ce qui n'est pas idiot puisque cette fleur et son nom nous viennent du monde arabo-persan.
Oui, bon, d'accord, mais moi j'ai l'habitude de l'ancienne graphie et en plus elle compte plus de points au scrabble !


C'est joli, non, des nénuphars ?


Nous contournons le mémorial  par sa gauche


À l'arrière, une vaste esplanade qui est en fait le toit de la crypte






Cette tête d'indien était l'emblème de l'escadrille.
C'est d'elle que provient l'énigme précédente.


Deux escaliers symétriques mènent à la crypte. Hélas, celle-ci n'est ouverte que lors des cérémonies officielles. 



Photo: The American Battle Monuments Commission


5 Boulevard Raymond Poincaré, Marnes-la-Coquette (Hauts de Seine).

samedi 30 juin 2018

Au revoir Roxane Debuisson

Une grande dame vient de nous quitter.
Roxane  Debuisson avait depuis toujours collectionné les objets parisiens jusqu'à faire de son appartement un musée et de sa vie une oeuvre d'art.  
Mécène, gastronome, érudite et femme d'esprit, Roxane adorait rire et c'est le souvenir que je veux garder d'elle. 
Les visites dans son grand appartement du boulevard Henri IV étaient toujours une joie. Bien qu'elle ne se déplaçât plus beaucoup ces derniers temps, elle était au courant de tout. Je l'entends encore vitupérer le laisser-aller du Paris d'aujourd'hui, le mépris du patrimoine, petit et grand, et la sur-densification d'une ville qu'elle aimait tant.
Elle avait découvert Paris-Bise-Art grâce à des amis communs et depuis, elle me gratifiait de ses e-mails toujours bien écrits et qui se terminaient immanquablement par "et je vous adresse mes plus parisiennes pensées".


Revoyez les quatre articles publiés sur Paris-Bise-Art: Clic !

Que va devenir la collection unique accumulée par Roxane Debuisson ?
L'évidence serait qu'elle échût au musée Carnavalet, dans une salle portant son nom.
Croisons les doigts...

Vous n'auriez pas aimé que nous fussions tristes en parlant de vous; c'est pourquoi je préfère terminer par une coupe de ce champagne que vous aimiez tant et que nous avons partagé bien souvent.

 

"et je vous adresse mes plus parisiennes pensées".