lundi 12 mai 2014

Allée pavée 17 rue du Retrait

La rue du Retrait tire son nom d'un ancien vignoble - le Ratrait - qui était cultivé là. Au numéro 17, le portail métallique n'incite pas à la visite.


Pourtant, notre lecteur fidèle et cultivé Eric F. nous signale que derrière cette porte, dans les années cinquante, Wily Ronis avait photographié une petite fille...


la voici !

Photo Willy Ronis
 Quelques décennies plus tard, revenant sur ses pas, le célèbre photographe retrouva le passage inchangé et la petite fille qui vivait toujours là (elle avait un peu changé).
Encore quelques années et nous voilà sur les même pavés et si vous regardez bien, la gouttière à gauche n'a pas été remplacée !



Des jardinets donnent à ce petit coin un cachet irremplaçable; on imagine des barbecues les soirs d'été...


La grande silhouette qui fait de l'ombre est l'ancienne chapelle Notre-Dame-Auxiliatrice qui abrite aujourd'hui le Théâtre de Ménilmontant.




Ça, c'est Paris !


17 rue du Retrait, Paris XX°.

vendredi 9 mai 2014

Jardin carré ou Jardin de l'Ecole Polytechnique

Nous sommes sur l'ancien campus de l'Ecole Polytechnique, installée ici en 1804 par Napoléon I° , et déménagée à Palaiseau en 1976.



La devise de l'école est encore là...


Un bassin et une fontaine... sans eau !


Les divers pavillons abritent aujourd'hui les services du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Nous avions déjà visité le Pavillon Boncourt --> Clic !



Perspective amusante vue du jardin: le clocher de l'église Saint-Etienne-du-Mont cherche sans y parvenir à cacher le dôme du Panthéon.


Ce jardin possède plusieurs particularités: selon les mises à jour du site de la Ville de Paris, il s'appelle Jardin Carré ou Jardin de l'Ecole Polytechnique, il n'est ouvert que le weekend, et il possède un panneau indicateur pensé par Kafka (horaires) et écrit par un enfant de cinq ans ("ouvert que le weekend")...  


Rue Descartes, Paris V°.

mercredi 7 mai 2014

Mur du jardin du Roy

On s'en souvient mal, mais jusqu'à la construction de la place Dauphine (1607), la pointe ouest de l'île de la Cité abritait le Jardin du Roy. Installé dans le prolongement du palais royal d'alors, c'était un jardin d'agrément et un verger ceint de murs jusqu'à la pointe de l'île.


Lorsqu'en 1996, on décida de construire le parking souterrain Harlay Pont Neuf, les archéologues mirent à jour une section de mur datant de cette époque.


J'avais découvert ce mur présenté sans explication dans l'entrée du parking (côté quai de l'Horloge), sans savoir ce que c'était...



C'est en lisant l'excellent livre "Paris Vestiges" de Ruth Fiori (éditions Parigramme) que j'ai enfin découvert l'origine de ces vieilles pierres (publicité gratuite).



Parking Harlay Pont Neuf, rue de Harlay, Paris I°.

mardi 6 mai 2014

Enceinte de Philippe-Auguste - La tour cachée de la rue des Rosiers (suite)

Nous connaissions déjà Eric Patry qui nous avait alerté à propos du chantier de la tour cachée de la rue des Rosiers ( Clic ! ).
Cet authentique amoureux du vieux Paris a bien voulu m'accueillir ce weekend pour me faire constater de visu l'état d'avancement des travaux.

Première constatation: La partie de la tour dont l'enduit ne devait pas être ôté au risque de déstabiliser l'ensemble s'avère être constitué de plusieurs plaques disjointes de polystyrène... qui tombent toutes seules !



Deuxième constatation: La partie "publique" de la tour a subi un enduisage grossier qui masque les blocs de pierre au lieu de les mettre en valeur...




Les deux images ci-dessous vous montrent la tour avant le"barbouillage":



D'après les résidents, il semblerait que personne ne soit vraiment en charge du chantier, ou plus exactement il semblerait que le nombre de "directeurs/trices" soit supérieur au nombre d'ouvriers et que des querelles picrocholines se règlent sur ce chantier au détriment de l'intérêt commun.
Nous sommes en présence d'un vestige du XIII° siècle qui mérite mieux que ces conflits médiocres entre la D.E.V.E., la D.R.A.C., Paris-Habitat, etc...

Il est encore temps de corriger ces errements ! Ne serait-il pas possible de ne penser qu'à l'intérêt patrimonial et historique du lieu, et de nommer un responsable digne de ce nom qui assure sur place un réel suivi professionnel des travaux ?

Futur accès au jardin: 10/12 rue des Rosiers, Paris IV°.

lundi 5 mai 2014

Musée de l'éventail

Nous sommes sans doute ici dans le plus petit musée de Paris ! La maison Hoguet dont les origines remontent à 1876 a réussi à maintenir en vie une activité que l'on croyait disparue: éventailliste.


Le musée côtoie l'atelier dans le même grand appartement et il n'est pas rare de voir Anne Hoguet travailler dans une des pièces.



Plus d'info ---> Clic !



 La salle d'exposition est extraordinaire. Sous un plafond à caissons, les meubles de rangement en noyer encadrent une cheminée monumentale. C'est le style Henri II à son apogée !



Ce salon fut créé en 1893 par Lepault et Deberghe; il aurait été exposé à l'exposition universelle de 1867.


Aujourd'hui la maison Hoguet travaille surtout avec le spectacle (cinéma, théâtre) ainsi qu'avec la haute couture.


Bien que ne voulant pas gêner Madame Hoguet dans son travail, je me suis tout de même arrangé pour témoigner de sa présence. Ici, au fond à droite, dans l'autre pièce:


Ouvert lundi, mardi, mercredi de 14h à 18h; Fermé en août.

Comme vous bien sûr, j'ai trouvé que le prix d'entrée ( 6,50 € ) était cher. En même temps, je me suis dit que c'était ma façon de contribuer à la survie de ce métier...

Musée de l’éventail, 2 boulevard de Strasbourg, Paris X°.

vendredi 2 mai 2014

La Folie Saint-James - Neuilly-sur-Seine

Vous pensiez comme beaucoup que le quartier Saint-James avait quelque-chose à voir avec les Rothschild... Pas du tout ! ( Ni avec le rhum de Martinique ! ) 
Ce nom provient du village de Sainte-Gemmes-sur-Loire, près d'Angers, qui au cours des siècles vit son nom orthographié de multiples façons: Sancta Gemma au XII° siècle, Sancta Jema au XIII°, Sainte Jame au XIV°, Sainte Jammes au XVII°, Sainte James au XVIII°, et enfin Sainte Gemmes depuis le XIX° siècle.

C'est en effet Claude Baudard * de Vaudésir, baron de Sainte-James et trésorier général de la Marine et des Colonies, qui fit construire cette maison sur le terrain dit "de la Chambre".

Le jardin - s'étendant sur 12 hectares - était agrémenté de multiples fabriques, à la mode du XVIII° siècle.
Le domaine sera peu à peu morcelé et loti au cours du XIX° siècle. La partie restante appartient aujourd'hui au département des Hauts de Seine qui procède actuellement à son aménagement ( Clic ! ).

La façade sur rue (on ne visite pas encore) :


Le jardin Art déco :


La grande plaine (La Défense en arrière-plan) :


La grotte. Lors de mon passage, les décideurs du Conseil Général étaient présents sur le site.



Le pont palladien :


Pourra-t-on un jour visiter la Folie Saint-James ?
L'intérieur est splendide au dire d'une dame qui connait les lieux et que je salue amicalement ! 




* Vous noterez que je n'ai fait aucune réflexion déplacée à propos de ce prénom viril assez peu usité de nos jours...

34 Avenue de Madrid, Neuilly-sur-Seine (Hauts de Seine).