lundi 23 septembre 2013

Hôtel de Mercy-Argenteau - Fondation Mozilla

Quand, à une extrémité des grands boulevards, on massacre sans vergogne une place haussmannienne pour en faire une dalle, on trouve à l'autre extrémité (boulevard Montmartre) une rénovation exemplaire qui permet d'allier dans un même lieu la modernité et le respect de l'histoire.

L'Hôtel de Mercy-Argenteau fut construit en 1778 par l'architecte Firmin Perlin pour le banquier Laborde qui le revendra au comte Florimond de Mercy-Argenteau, ambassadeur d'Autriche à Paris.

La surélévation de trois niveaux fait ressembler l'hôtel à un banal immeuble, mais si, sur la photo ci-dessous, vous enlevez les trois niveaux supérieurs, vous aurez une vision du bâtiment initial.


Les pièces de réception classées Monument Historique se trouvent au premier étage... Montons !


Vous connaissez tous la fondation Mozilla, célèbre entre autres pour son navigateur Firefox; et bien vous êtes dans leurs nouveaux bureaux parisiens !




La salle des fêtes est attribuée à Charles Garnier. Là aussi, le soin apporté à la rénovation laisse pantois...





Regardez ce "plafond de verre"; il est comme neuf, c'est un chef-d'oeuvre.



Ouvert lors des Journées du Patrimoine, cet hôtel n'a pas vocation à recevoir des cohortes de visiteurs... A moins de se rendre à la Fondation Mozilla pour une bonne raison...

16 boulevard Montmartre, Paris IX°.

vendredi 20 septembre 2013

D'Alexandre Dumas aux meubles Roche Bobois, Le Grand Théâtre Parisien.

Nous sommes à l'emplacement du Grand Théâtre Parisien fondé par Alexandre Dumas en 1865. A l'époque, les sifflets des locomotives à vapeur de la gare de Lyon toute proche couvraient la voix des acteurs... Après une existence en dents de scie, le théâtre fermera après la guerre de 1870 pour être transformé en Café-Concert et s'appellera le "Nouveau Théâtre". Le dernier nom sous lequel cet endroit sera connu est le "Théâtre des Folies de Lyon", après 1900.


Tombé en déshérence, notre théâtre sera racheté en 1950 par Jacques Roche qui en fera le premier magasin Roche Bobois.
Si vous souhaitez connaître l'histoire de cette marque ---> Clic !


Soixante ans plus tard, Nicolas Roche, petit fils du fondateur et architecte de formation, verra le potentiel de cet espace et le fera revivre.



Il ne manque plus que le rideau rouge...




Comme souvent, c'est à Jacques Hillairet et son Dictionnaire Historique des rue de Paris que je dois les détails historiographiques de cet article.

Roche Bobois, 18 rue de Lyon, Paris XII°.

mercredi 18 septembre 2013

Ancien Mont de Piété - Angle rue de Rennes & boulevard Raspail

Nous sommes tous passés devant ce fier immeuble à l'angle du boulevard Raspail et de la rue de Rennes. Mais savez-vous que jusqu'en 1984, c'était le Mont-de-Piété qui occupait les lieux ?
D'ailleurs, si l'on regarde le fronton d'angle, on déchiffre encore l'ancienne dénomination.



En 1886, le Mont-de-Piété s'installe à la place de l'ancien Hôtel de La Guiche. De celui-ci, ne subsistent que quelques façades sur cour ainsi que la porte.

 
 Je ne saurais trop vous recommander de lire l'article fort bien documenté sur le Mont de Piété paru sur l'excellent "Piéton de Paris" ---> Clic !


Aujourd'hui, ces bâtiments abritent une bibliothèque, un restaurant pour personnes âgées, et différentes associations; c'est le Centre André Malraux.




Donnant sur la rue du Regard, la porte de l'ancien Hôtel de La Guiche.



112 rue de Rennes & 78 boulevard Raspail, Paris VI°.

mardi 17 septembre 2013

Où il est question de métallurgie, de Mairie de Paris, d'inculture et de poêle à frire...

Addendum correctif

Lors de ma rencontre avec l'oeuvre d'art "Les poings d'eau" (-> Clic !), j'avais écrit que celle-ci avait été "Réalisée en fonte d'acier et en fonte d'aluminium..."
Je dois avouer que je m'étais contenté de recopier in extenso la plaque apposée (et signée) par la Mairie de Paris au pied de la fontaine, persuadé que parmi les 50 858 employés de l'Hôtel-de-Ville, quelqu'un saurait utiliser un dictionnaire...


Pas du tout ! Il a fallu qu'un de nos lecteurs - Matthieu R. que je remercie - me fasse observer que ni la fonte d'acier, ni la fonte d'aluminium n'existaient. Ces vocables ne sont utilisés que par des camelots vendant des poêles à frire sur les marchés !

Je vous prie donc d'accepter mes excuses pour cette erreur métallurgique bien involontaire... 

lundi 16 septembre 2013

Le bunker du ministère des Anciens Combattants - Abbaye de Penthemont

Les bâtiments actuels de l'abbaye de Penthemont ont été construits au XVIII° siècle par l'architecte de la Couronne Pierre Contant d'Ivry. 
Saisie comme bien national à la Révolution, l'abbaye deviendra caserne sous Napoléon.
En 1844, l'église sera séparée du reste des bâtiments et sera attribuée au culte protestant.


Ce n'est qu'en 1915 que la caserne sera transformée pour devenir le ministère des Pensions, puis des Anciens Combattants.


Sous la cour centrale, un bunker a été creusé à la fin des années trente... descendons !



Le bunker est en bon état; il a été utilisé récemment pour un tournage de télévision ("Détruisez Paris", France 3).



Tout est en place


Les vélos qui servaient à assurer la ventilation en cas de panne






Malheureusement, il y a peu de chances que vous puissiez visiter ce témoignage du passé, car le ministère des anciens combattants est à vendre !
Excusez-moi, mais je ne connais pas le prix... 

37 rue de Bellechasse, Paris VII°.

vendredi 13 septembre 2013

Loix et actes de l'Autorité Publique (6)

Juste à gauche de l'entrée de l'église Saint-Louis-en-l'île, regardez bien le mur... cette plaque noire en ardoise est encore une de celles apposées à la Révolution pour informer le peuple.



Je signale à ceux qui seraient surpris de voir le mot LOIX écrit avec un X qu'il s'agit de la graphie en vigueur au XVIII° siècle.


Rappel: Pour voir l'ensemble des envois consacrés à ces plaques, cliquez sur le libellé "Loix et Actes" ci-dessous.

19 rue Saint-Louis-en-l'île, Paris IV°.