jeudi 6 mai 2010

Place de la Concorde - Bastion de l'enceinte des Fossés jaunes

C'est en grande pompe que fut posée en 1566 la première pierre du bastion n° 1 de l'enceinte des Fossés jaunes. Le Roi Charles IX était en effet accompagné de sa mère Catherine de Médicis qui voyait, par ses travaux, la protection de son Palais des Tuileries mieux assurée. Le bastion partait de la Porte de la Conférence et se dirigeait vers la Porte Saint-Honoré.














Si vous regardez le long mur de soutènement du jardin des Tuileries, vous retrouvez en partie notre bastion














Sous le cordon, la partie de gros blocs moins régulière que la partie supérieure, c'est lui !



















Place de la Concorde, Paris I°.

mercredi 5 mai 2010

Porte Montmartre - Enceinte de Philippe Auguste

La Porte Montmartre, oui, mais laquelle ?
Savez-vous qu'il y eut cinq portes portant le nom de la fameuse colline: la première - que nous voyons ici - sur l'enceinte de Philippe Auguste (1190 - 1210), la deuxième sur l'enceinte de Charles V (1356 - 1358), la troisième sur l'enceinte des Fossés jaunes (1635), la barrière de Montmartre sur l'enceinte des fermiers généraux (1785 - 1790), et enfin la cinquième que nous connaissons encore aujourd'hui sur les boulevards des maréchaux et qui avait été construite en 1840 sur l'enceinte fortifiée de Thiers.


Derrière l'église St-Eustache, au niveau de la rue du Jour (qui suivait la muraille), cette plaque nous rappelle que la ville du moyen-âge était toute petite !



30 rue Montmartre Paris I°.

mardi 4 mai 2010

Le mur des Je t'aime

Ce mur est situé dans le petit square Jehan Rictus, sur la place des Abbesses à Montmartre. Il représente les mots "Je t'aime" dans (presque) toutes les langues et dans bien des alphabets.
A noter qu'une fois par an, le maire du XVIII° organise devant ce mur une cérémonie des "Non demandes en mariage", selon la chanson de Georges Brassens ("J'ai l'honneur de / ne pas te demander / ta main / ne gravons pas nos noms / au bas d'un parchemin"). C'est bien dans l'esprit de Montmartre !
A cette occasion, les couples (homme-femme, homme-homme, femme-femme) font devant Monsieur le Maire le serment de ne pas se demander leur main.


Plus d'info et une vidéo: http://www.lesjetaime.com/index.html








Place des Abbesses, Paris XVIII°.

lundi 3 mai 2010

Vitrail au métro Jaurès

Ce vitrail septuple a été réalisé par Jacques-Antoine Ducatez à l'occasion du bicentenaire de la Révolution Française. Il symbolise la prise de la Bastille, le 14 Juillet 1789.










Station Jaurès, ligne 2, Paris XIX°.

dimanche 2 mai 2010

Le Fer-à-cheval de Juvisy


Hors Paris

On le sait peu mais Juvisy a possédé jusqu'à la nuit du 18 au 19 avril 1944 (bombardement de la gare) un splendide château qui abritait la mairie; Après la guerre, son parc sera loti par tranches successives. Rien ne subsiste du bâtiment mais la toponymie nous donne des indices: rue du Miroir (d'eau), avenue de la Terrasse, boulevard de la cascade ou parc des grottes. Et puis il y a ce rescapé: le Fer-à-cheval, ancienne terrasse du parc qui surmontait une pièce d'eau, aujourd'hui espace impressionnant au milieu d'une zone résidentielle.
D'abord une allée majestueuse...
















Puis l'espace...









Chacune de ces niches était garnie d'une statue.








Parc des grottes, Juvisy (Essonne).

samedi 1 mai 2010

Le gnomon de saint-Sulpice

L'église saint-Sulpice - une des plus vastes de Paris - recèle en son sein un élément rare (mais pas unique): un gnomon du XVIII° siècle. Cet instrument de mesure astronomique permet de mesurer la hauteur du soleil, et donc de déterminer les soltices qui eux-même fixent les dates de certaines fêtes chrétiennes mobiles (Pâques).



































Un rayon de soleil concentré par une lentille vient frapper un obélisque de marbre blanc prolongé par une ligne de laiton incrustée dans le sol.






















Les mesures extrêmes déterminent les solstices.






















Sur la base de l'obélisque, certains paragraphes ont été martelés; là encore, aucun mystère, ce sont simplement des écrits jugés trop favorables à la monarchie qui furent effacés pendant la révolution française. Eh oui, que voulez-vous, Dan Brown est un romancier, pas un historien !


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Place Saint-Sulpice, Paris VI°.