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lundi 4 décembre 2017

Palais de Justice - Du TGI à la Cour d'appel, de l'ordre des avocats au restaurant...

Suite de notre visite "hors des sentiers battus" du Palais de Justice.

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Nous voici dans la chambre du conseil de la première chambre de la Cour d'appel. Regardez cette curiosité:
Au-dessus de la cheminée, nous voyons un buste de Louis-Napoléon Bonaparte, fils de Napoléon III et d'Eugénie, le Prince impérial. Alors en exil à Londres et souhaitant honorer le sang qui coulait dans ses veines, le jeune prince partit combattre les Zoulous en Afrique australe; il y mourut le 1° juin 1879 sous l'uniforme britannique !
Et aujourd'hui le voici surmonté des initiales RF, symbole de la république !
Le bronze est de Carpeaux fondu par Barbedienne.


Le self Harlay où déjeunent magistrats et fonctionnaires du Palais (et moi mais moins souvent !).



Le sympathique coin-bar du self Harlay:


L'escalier d'honneur de l'ordre des avocats:


Nous voici désormais dans le domaine des avocats. Ici, la bibliothèque: 



Dans le couloir d'accès à la salle inférieure, des bustes de bâtonniers nous surveillent...


La salle supérieure de la bibliothèque des avocats sert aussi de salle de réunion et de préparation aux concours d'éloquence dont celui de Berryer.





Il n'est pas beau cet escalier ?



C'est par ce couloir que nous quittons les locaux de l'ordre des avocats


 Dans l'escalier A, une main anonyme a gravé un bonnet phrygien et ces symboles maçonniques:


Nous sommes des privilégiés; grâce à notre guide, nous avons accès à la bibliothèque de la cour d'appel. En haut, le buste doré est celui de Louis XIV.




Les premiers présidents ont tous leur portrait



Toujours dans le domaine de la cour d'appel, cette trop large galerie a pour nom "Justitia"; c'est l'ancienne nef (1776) de la chapelle de la cour des Aydes (juridiction d'ancien régime).


Statue dorée "La magistrature" de Denis Puech. Elle est à l'emplacement de chœur de l'ancienne chapelle de la cour des Aydes, à l'extrémité de la galerie Justitia.


Encore des couloirs et des escaliers à parcourir...


Nous sommes revenus au Tribunal de Grande instance, dans la tour de l'horloge. Nous y étions passés au début de notre visite, mais la salle que nous allons voir était occupée.
Nous sommes là:


Cette salle dite "oratoire de la reine Blanche" a été restaurée dans le plus pur style Viollet le Duc...


C'est une salle de réunion.




Encore une fois, j'exprime ma gratitude à l'indispensable Marc S. qui, non content de nous servir de guide, m'a aidé à légender ces photographies.

Rappel: pour voir les autres articles consacrés au Palais de Justice, cliquez sur le libellé "Palais de Justice" ci-dessous.

4 boulevard du Palais, Paris I°.

lundi 24 avril 2017

Palais de Justice - D'une salle de torture à la banane

Suite de notre visite "hors des sentiers battus" du Palais de Justice de Paris.
Ces quelques repères vous aideront à vous repérer dans ce dédale.


Nous reprenons notre visite dans la cour de la sainte Chapelle.
Devant nous, au fond, un morceau de façade d'époque Henri IV dénaturée au XIX° avec des fleurs de lys; c'était l'ancienne fonderie dite de la sainte Chapelle.
Repère 1



Nous passons maintenant en zone "Police Judiciaire".
Dans la cour saint-Martin (donnant sur le quai de l'horloge), c'est sur la pointe des pieds que nous passons devant la porte du Dépôt (et de la souricière) actuellement en service.
Repère 2


Donnant sur la cour du Dépôt et toujours dans le domaine de la Police judiciaire (PJ), nous voici dans les appartements de l'Identité judiciaire (IJ), et plus précisément dans la grande salle Bertillon.
Rappelons qu'Alphonse Bertillon fut le créateur de l'anthropométrie judiciaire et le fondateur du premier laboratoire de police criminelle.
Repère 3


Les tapisseries ressemblent à du Jean Lurçat, mais en sont-ce vraiment ?


Dans le hall d'accueil de l'Identité judiciaire, un petit musée a été installé; c'est le musée Bertillon.




La salle dans laquelle nous entrons maintenant se trouve au rez-de-chaussée de la tour Bonbec
Repère 4


Cette salle circulaire servit jadis de salle de torture.


Son plafond voûté en forme de cloche lui confère une acoustique particulière, bien pratique pour recueillir des aveux !


Qui a oublié sa jambe ?


La chaise anthropométrique de Bertillon où l'on installait les suspects pour la photo.


Nous sommes toujours dans le domaine de la PJ, mais je ne vous en dirai pas plus. Sachez seulement que nous sommes dans une cour intérieure inconnue de la plupart des gens qui travaillent ici.


Oui,vous avez bien vu, c'est un palmier ! 


En plein milieu du Palais de Justice, ce n'est pas possible !  
Mais dites-moi, derrière le palmier, qu'est-ce que c'est que cet arbre aux troncs multiples ?


Mais attendez, ce ne sont pas des troncs ! C'est une herbe géante !


Levons la tête...
Mais ces feuilles... C'est...


Un bananier ! Avec sa grosse fleur unique !


Et son régime (je devrais bien en faire un) de bananes !
J'ignore si le lectorat de PBA - pourtant si cultivé - est expert en bananes, mais il me semble que ce sont des bananes plantains.


En passant, jetons un coup d’œil (autorisé) à ces véhicules de la BRI qu'il vaut mieux ne pas voir en action. La Brigade de recherche et d'intervention est communément appelée "brigade antigang".


Retour à l'intérieur; nous pénétrons dans la première chambre de la cour d'appel.Inaugurée en 1891, elle a pris la place de l'ancienne chambre des comptes (actuelle cour des comptes).
C'est dans cette chambre que les magistrats, les avocats et les greffiers prêtent serment.
Repère 6


L'extraordinaire plafond en bois à caissons rehaussés d'or comporte en son centre une toile de Léon Bonnat.


Cette toile représente la Justice éclairée par la vérité, pourchassant le crime et protégeant l'innocent, alors que tombe le masque de l'hypocrisie (sic).


Derrière le président, deux bas-reliefs en bois doré donnés par Henri II à la chambre des comptes encadrent une des deux tapisseries des Gobelins relatant l'histoire d'Esther.


Sur cette photo opposée à la précédente, on voit à gauche la seconde tapisserie. 
Sous les fenêtres à droite, les tribunes qui ont été aménagées pour le procès Pétain.



Masqué par un écran sur les précédentes photographies, un fauteuil bleu semble être en pénitence dans l'angle de la pièce; il est connu comme étant le "fauteuil de Pétain", utilisé lors du procès de l'ex-maréchal en juillet 1945.


Et bien, travailleurs, travailleuse, on vous spolie, on vous ment !
(excusez-moi, j'ai l'Arlette Laguiller qui pousse en moi)
Et pourquoi nous ment-on ?
Regardez ces photo du procès et vous verrez que le prévenu avait bénéficié d'un fauteuil semblable à ceux des magistrats, cqfd.


***

Il va sans dire que ces endroits ne sont pas tous librement accessibles. La partie du palais appartenant à la Police judiciaire notamment (et même son petit musée, hélas) est strictement contrôlée, plan Vigipirate oblige.

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Encore une fois, j'exprime ici ma gratitude à Marc S. qui, non content de nous servir de guide, m'a aidé à légender ces photographies.

  Rappel: pour voir les autres articles consacrés au Palais de Justice, cliquez sur le libellé "Palais de Justice" ci-dessous.

4 boulevard du Palais, Paris I°.