Nouvelle visite à l'église Saint-Leu-Saint-Gilles, mais cette fois, c'est à la crypte que nous nous intéressons.
Il suffit de demander aux très gentilles dames de l'accueil ( à droite de la nef ) pour obtenir l'ouverture de cette salle située sous le maître-autel.
Un côté est occupé par un gisant du XV° siècle provenant de l'ancienne église des Chevaliers du saint-Sépulcre.
L'autre côté met en évidence une châsse dorée contenant des reliques de sainte Hélène.
Sainte Hélène était, comme chacun le sait, la mère de l'empereur romain Constantin I° qui fonda Constantinople et mit fin à la persécution des chrétiens.
Ses reliques auraient été dérobées par un moine ( un moine voleur !!! ) pour être confiées à l'abbaye saint-Pierre d'Hautvillers, près de Reims, où officiaient Dom Pérignon et Dom Ruinart ( des moines buveurs !!! ).
Après la Révolution, les reliques sont confiées à l'ordre des Chevaliers du saint-Sépulcre dont l'église capitulaire n'est autre que Saint-Leu-Saint-Gilles ! Vous suivez ?
Vous observerez que plusieurs icônes décorent la crypte, certaines portant des inscriptions en caractères cyrilliques. C'est parce que Hélène comme Constantin sont également révérés dans les religions catholique et orthodoxe. Chaque année, une messe est concélébrée ici dans les deux rites
( On fait le signe de croix dans quel sens, alors ? ).
L'église saint-Leu-saint-Gilles est désormais inscrite comme une étape incontournable pour les touristes de religion orthodoxe.
92 rue saint-Denis, Paris I°.