En mai dernier, Anne Hidalgo rendait publique sa feuille de route 2014 - 2020 dans laquelle elle chargeait Bruno Julliard de mener « une réflexion autour du phénomène des cadenas d'amour, afin de proposer des alternatives à la fois artistiques, solidaires et écologiques ».
Sept mois après, profitons d'un froid soleil d'automne pour vérifier sur place où en est la réflexion municipale !
Nous commençons par la passerelle Solférino :
Le pont des arts :
A droite un vendeur de cadenas
Je ne sais pas ce qui est le plus moche, les cadenas ou le contreplaqué tagué.
En bas à gauche,la gangrène a gagné tous les réverbères du pont.
Ici à gauche, un vendeur qui n'a pas l'air d'avoir chaud :
Ici, cet autre vendeur nous prouve qu'il sait écrire l'anglais :
Savez-vous que ce site est classé au patrimoine mondial de l'Unesco ?
Sur cette photo, vous voyez :
- Entourés de rouge, d'honnêtes commerçants
- Entourés de vert, leur marchandise
- Entourés de bleu, des cyclistes s'amusant à faire peur aux touristes
- Sous la flèche jaune, un parisien un peu ulcéré... et qui n'est que l'ombre de lui-même.
Ce commerce doit être rentable pour installer à chaque extrémité du pont un guetteur ! ( pour avertir de l'hypothétique survenue des gardiens de la paix ).
Troisième étape de notre périple, le pont de l'archevêché, près de Notre-Dame :
Vers l'amont :
Vers l'aval :
Ici, les commerçants pratiquent la vente "à la sauvette", tel ce monsieur en anorak bleu :
Bon, je sais ce que vous allez dire : "Comment, en sept mois, ils n'ont rien fait !"
C'est parce-que vous êtes de mauvais esprits !
Relisez donc les instructions données par le maire de Paris à son adjoint Bruno Julliard : Il faut mener une réflexion, pas une action !
et ça fait sept mois qu'il réfléchit...