À l'instar du métro Quai de la gare qui se réfère à une gare d'eau où les bateaux venaient décharger leurs marchandises, le rue du débarcadère se réfère à une station de chemin de fer établie sur la ligne d'Auteuil, première ligne urbaine de chemin de fer en France (1854).
Les trains roulant à gauche, les passagers venant de la gare Saint-Lazare débarquaient sur la partie gauche du boulevard Pereire, là où se trouve notre rue du débarcadère.
La rue du débarcadère n'a pas toujours été la rue chic qu'elle est maintenant:
Si nous faisons quelques mètres dans cette rue, une immense façade en pierre nous étonne; qu'est-ce ?
Renseignements pris, cette façade était celle d'un manège (de chevaux) où la bonne société venait apprendre à monter convenablement au tournant du XX° siècle. Ce manège et ses dépendances possédait - dit-on - un second accès avenue de la Grande armée.
Plus de chevaux aujourd'hui, à part peut-être un cheval d'arçon; nous sommes dans un club sportif (CMG sports).
Comme on le voit sur ces photos empruntées à CMG, le volume de l'ancien manège a été conservé, de même que son éclairage naturel.
Et c'est ici que la poésie des mots nous emporte: ce manège se trouvait à deux pas du fameux Luna-Park, le paradis des manèges !
Ce parc d'attraction se trouvait à l'emplacement de l'actuel Palais des congrès et de l'hôtel Hyatt Regency Paris Etoile.
Ils démontent le hideux manège forain qui enlaidissait la place de le Concorde et qui coupait la perspective des Champs-Elysées. Ce n'est pas trop tôt !
Nous venons de passer trois heures à l'intérieur du château, il est temps d'aller prendre l'air !
D'abord ce plan pour nous situer; nous nous dirigeons vers le jardin anglais.
Dans ce secteur du domaine, François I° avait fait planter des pins maritimes, arbre "exotique" à l'époque (XVI° siècle).
En 1810, c'est à l'architecte Hurtault que Napoléon confiera la tâche de réaménager cet espace en jardin romantique.
Le "Jardin anglais" s'étend au sud de l'aile Louis XV (sud de la cour d'honneur); il longe sur sa partie est l'étang des carpes.
Vous me suivez ?
De faux airs de Hyde Park, avec même une petite rivière artificielle qui serpente...
La fausse source de la fausse rivière:
La vue sur le pavillon de l'étang... On ne s'en lasse pas !
A l'extrémité sud du jardin anglais, une rencontre inattendue: le formidable manège de Sénarmont:
Regardez s'il vous plait cette vidéo du Ministère de la Défense. Vous y découvrirez un patrimoine étonnant et méconnu:
Retour vers le château (c'est au fond, là-bas).
À l'approche du château, une surprise nous attend...
Regardant le jardin anglais, la "grotte des pins" est une survivance de la galerie d'Ulysse que Louis XV fera remplacer par l'actuelle "aile Louis XV".
Construite vers 1543 pour François I°, la "grotte des pins" est le premier exemple de grotte artificielle en France. C'est le précurseur des nymphées.
Pourquoi "grotte des pins" ? Parce qu'à l'époque de son édification, elle faisait face à la plantation de pins évoquée plus haut.
Le public n'a accès qu'à l'extérieur... C'est donc sur l'internet et grâce à des photos de la RMN (Réunion des musées nationaux) que nous pouvons voir le décor intérieur et ses peintures à fresque.
Regardez bien ce manège car il est unique ! Le jardin des Plantes faisant partie du Museum National d'Histoire Naturelle, ce manège se devait d'être en adéquation avec son environnement; c'est pourquoi tous les animaux sont des animaux disparus...
Si vous regardez la petite vidéo, vous pourrez reconnaître le dodo !