lundi 27 novembre 2017

La rue parisienne (26)

Vingt-six semaines que ce feuilleton vous est présenté.
Vingt-six semaines que ce petit bout de rue n'a pas été propre.
Oh, bien sûr, on enlève les encombrants de temps en temps, dix fois moins souvent que nécessaire.
Bien sûr, on a enlevé les affiches - deux fois en un an...
Bien sûr, on a enlevé les tags, c'était il y a deux ans je crois... 


Mais ce qui est rassurant, c'est que périodiquement (la dernière fois en septembre), madame Hidalgo nous assure que la propreté est sa grande priorité... Qu'est-ce que ce serait si elle s'en moquait ?


vendredi 24 novembre 2017

Galerie de minéralogie

Après une longue période de fermeture, la galerie de minéralogie a rouvert, il nous fallait donc aller y jeter un œil. 
Nous voici donc rue de Buffon, le long du Jardin des plantes, devant le long bâtiment consacré à la minéralogie.


L'ancienne entrée située dans le jardin des plantes est fermée, ah bon !


Ça ne nous empêche pas d'admirer à l'extérieur ces troncs d'arbres; ils sont pétrifiés, nous aussi ! 


Nous parvenons à la nouvelle entrée, la plus proche de la Grande Galerie de l'évolution.


Le hall d'entrée a (heureusement) conservé ses peintures murales:


Surprise, nous tournons à droite dans le hall, car seule l'extrémité ouest de l'ancienne galerie est ouverte. Les collections permanentes que nous allons visiter ne s'étendent plus que sur environ 20% du bâtiment; un gardien me dit que le reste sera consacré aux expositions temporaires.
Nous entrons dans un espace sombre où seules les vitrines et les pierres sont éclairées. C'est beau, c'est plutôt chic.




Ne me demandez pas de vous expliquer scientifiquement ce que vous voyez, j'en suis incapable, mais faites comme moi, jouissez du spectacle, c'est aussi beau que les vitrines de la place Vendôme !






Attention, chef d'œuvre ! 
Ce plateau de table est en marbre noir des Ardennes associé à une dizaine de pierres différentes.


Ainsi donc, l'or est une pierre... c'est nouveau !


Non ce ne sont pas des oursins !





Voila, nous avons tout vu... Vingt mètres à l'aller, vingt mètres au retour... Comment dire... Je ne suis pas déçu parce que c'est incontestablement beau, mais franchement pour le prix du ticket, on en voit plus au Musée de minéralogie de l'école des Mines ou au Musée de Minéralogie de l'université Pierre & Marie Curie, tous deux déjà vus sur PBA.


C'est beau le soleil d'automne !


Prix d'entrée: 6,00 €

MNHN, Galerie de minéralogie, rue de Buffon, Paris V°.

mercredi 22 novembre 2017

Les dessous de la gare du nord

En nombre de passagers, la gare du nord est la plus importante gare du monde... ou plutôt serait si le Japon n'existait pas. En effet, Les 23 premières gares sont toutes au Japon (Shinjuku Station, Tokyo = 1.260.000.000 passagers par an) ; la gare du nord se classe 24° avec "seulement"  262 millions de passagers annuels.


Construite en 1864 par l'architecte Jacques Hittorff selon le choix du baron James de Rothschild, alors patron de la Compagnie du Nord, notre gare verra de nombreux agrandissements au cours des années, à commencer par la gare-annexe édifiée en 1900:


La somptueuse façade monumentale ne sera classée Monument historique qu'en 1975. Elle expose sous formes de statues les principales villes desservies par la Compagnie du Nord.


Parmi ces villes, il est une curiosité peu vue: le sculpteur avait mal calculé la longueur du mot Valenciennes, il l'a donc tout simplement abrégé d'une curieuse manière... Que les valenciennois nous pardonnent !


Entrons !


Le long de la façade, surplombant les voies, une coursive vitrée court sur toute la longueur du hall principal:


J'adore cette vue prise d'une fenêtre de ladite coursive:


Par faveur spéciale, nous avons pu pénétrer dans cet immense couloir:


De place en place, d'antiques poêles en fonte nous rappellent qu'il n'y a pas toujours eu de chauffage central. Des bas-reliefs sont également disposés ça et là; je n'en connais pas l'origine. 



Mais le plus étonnant, ce sont les bureaux occupés aujourd'hui par le personnel de la gare. Regardez celui-ci: cheminée en marbre, grand miroir doré...


et à droite de la cheminée, cette porte ouvre sur... un cabinet de toilette !
Le lavabo est d'époque.
En fait, ces bureaux étaient des chambres mises à la disposition des directeurs de la compagnie afin qu'ils puissent se reposer... Heureuse époque !


Nous grimpons à présent sur les toits de la gare !


Le grand bâtiment que nous apercevons est l'ancien siège de la Compagnie du Nord. Nous l'avions visité en juillet dernier (Clic !).


Observez que le sommet des verrières présente une aération permanente qui était bien utile au temps de la vapeur.


Retour à l'intérieur, sur le toit des bureaux !
Je vous accorde bien volontiers qu'un petit coup de balai ne serait pas superflu.


Ce n'est pas une maquette, c'est une vraie gare !
Question: comment font les femmes de ménage pour nettoyer les colonnes ?


Je ne me lasse pas de cette vue


Nous descendons encore d'un niveau pour nous retrouver dans les souterrains de la gare. Par ici passent tous les réseaux et tous les fluides; autant vous dire que c'est hautement sécurisé.


Un vrai labyrinthe 


Et soudain, toujours dans les sous-sols, nous débouchons dans les consignes à bagages:


Mais le plus drôle se situe à côté: le dépôt des objets trouvés !
Un incroyable capharnaüm où l'on trouve de tout... 


... et même un coffre-fort !
Trop lourd pour être enlevé, pas d'accès pour une grue mobile, il est vraisemblable qu'il survivra à la gare...  



   
Cette gare est belle. Soyons vigilants car dans l'ombre des cabinets, de funestes projets sont en gestation (Clic !) 


Gare du nord, 112 rue de Dunkerque, Paris X°.

mardi 21 novembre 2017

L'énigme de la rue des cascades

Envoyée par Jean-Claude B. voici une nouvelle énigme qui, j'en suis sûr, ne résistera pas longtemps à vos neurones surentraînés ! 
Qu'est-ce que c'est que ça ?


Cette chose se trouve au 78-80 rue des cascades, dans le XX° arrondissement.