Il y a deux bonnes raisons de se rendre
rue Cavallotti, dans le XVIII° arrondissement.
Voyons aujourd'hui la première.
Cette admirable succession d'immeubles bourgeois est due au même architecte, Henri Cambon, bien connu dans le XVIII°.
La spécificité de ces immeubles réside dans les halls d'entrée, tous (ou presque) magnifiquement ornés de faïences multicolores de chez Ebel et Cazet.
 |
| capture d'écran Google maps |
Nous commençons par le numéro 3 qui - exception à la règle - est tout sombre et banal.
Le numéro 4 opte pour des chardons déjà vus rue Guénégaud (
Clic !):
Ces faïences ainsi que toutes les autres proviennent de la même maison: Ebel et Cazet.
Le numéro 5 est mon préféré:
Regardez ces couleurs !
Même le sol est beau !
Le numéro 6 reprend les chardons déjà vus plus haut:
Au numéro 7, une curiosité:
Pas de faïences mais une peinture réalisée en 1997 par "Les Gazelles", et reprenant l'oeuvre d'Henri Rivière "Les 36 vues de la tour Eiffel".
Cette grande figure du cabaret montmartrois, peintre-graveur, aquarelliste, japonisant, a vécu boulevard de Clichy d'après
sa bio. Aurait-il également vécu ici ?
J'ai rapproché l'oeuvre d'Henri Rivière de notre hall d'entrée; avouez que c'est saisissant.
Au numéro 8, nous sommes sous les glycines:
Le numéro 9 n'a pas de faïences, mais un simple miroir.
Je ne suis pas botaniste mais je me risquerai pour le numéro 10 à parler de chèvrefeuille:
Quant au numéro 11, je ne sais pas ce que c'est, mais il y a des fleurs rouges !
Voila, la rue continue mais il n'y a plus de faïences.
Quand je compare ces halls d'entrée construits à la toute fin du XIX°siècle avec les productions actuelles, je me dis que nous avons vraiment régressé...
Rue Cavallotti, Paris XVIII°.